‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 44 sur 282 · Sphodros Lucas. ( Sphadros Lueasii · texte numérisé non relu

Sphodros Lucas. ( Sphadros Lueasii

Le mâle, long. 6 lignes.

D'un noir bleuâtre en dessus et en dessous , palpes qniformes let très-allongës , rouges. ( M. )

Actinopus Tarsalis ^ Perty, Delect. animal, articulât, qme in itin. per Brasilîam Spiz et Martins colliger. p. 198-199, M. $9, fîg. 6.

Nourean-Monde — Amer. mër. — Brésil.

Dans cette famille, les yeux sont plus semblables à ceux de la Mygale Aviculaire que dans la famille précédente , mais plus ép^ftés et plus disséminés ; ils sont jaunes dans le Sphodros Lucas ; les antérieurs sont un peu plus gros , les postérieurs sont trèspetits. Le corselet , pjus large et plus court que dans la famille précédente, est un peu arrondi , il est plus large dans son milieu, et la tête est extrêmement convexe. Les macboires sont fortes, en carré long ou cylindroïdes , très-divergentes , embrassait la lèvre par leur base , arrondies à leurs extrémités , assez seniblables par la forme à celles de la Mygale Aviculaire. Les palpes sont pédiformes, articulés à Vextrémité des macboires ^rès-allpngées , et ayant le troisième article plus allongé , quoique p]|]S mince que le second. Pattes fortes , allongées , propres à la course ; la quatrième paire la plus longue , et renflée ; la seconde paire es( la plus longue après la quatrième , la troisième est la plus courte.

ï^U réunissant les caractères du genre à ceux de Tespèce , et en consultant sa figure , la description que donne Perty de son Actinopus tartalis doit être ainsi conçue : « cT long. 4 lignes et demie. Onglet des mandibules fléchi longitndinalement. Palpes tresallongé de six articles, d'un brun noir, à digital brun, orale, très-échancré. Yeux , huit presque égaux ; les quatre «ntérieun sur une ligne presque droite ; les quatre postérieurs disposés par paires , très-rapprochées. Première et quatrième paire de pattes très - allongées ; la troisième la plus courte. Lèvre allongée, ovalaire. Corselet large et en ligne droite à sa partie antérieure , rétréci et arrondi à sa partie postérieure , comme dans les Al^'pcs ; plus large et plus long que Tabdomei^, qui est ovalaire arrondi. •

Si cette espèce, dans le mâle], a réellement six articles aux

G. SFHODftOS. a5l

palpes c est une anomalie pareille à celle des pattes du genre Uersilie dans les Araignées.

Spkodros Lueat, la fepieUe , long, i pouee.

Brime, le corselet courert de poils fauves, plus large dans son milieu , sternum rougeâtre ; abdomen ovale globuleux , couvert de poib fiaures ; palpes très-allongés , pédiformes ; le premier artiek lucre , le second rougeâtre , le troisième et le quatrième * don ronge plus foncé ; 1« dernier article terminé par un onglet simple et très-acéré. Faites courtes » les postérieures repflées ; la qoatrième paire la plus longue , la troisième ensuite.

PachiloseelU rufipes , Lucas , Annales de la Société entomolor gique, t. III, p. 361-462 , PI. 7 , fig. I. NooTcaii-Monde — Amer. Mér. — Brésil.

Cette espèce me paraît être la femelle du Sphodros Lucas mâle, <{ne j ai décrite dans la collection du Muséum. Cette femelle v^ m'est connne que par Tezcellente figure et la minutieuse description q[a'en a donnée M. Lucas. Mais pour les couleurs , la figure nest pas d'accord avec la deicpiption, puisqi|*ellç est représentée entièrement brune ou noire. Le corselet est plus large à sa p^ip antérieore, moins allongé et moins rétréci à sa partie postérieure que dans la fiunille des Acutilabes. Les mandibules sont trèsgrosses, et sont pourvues de chaque côté de Ipun onglets de quatre on cinq rangs de petites pointes pins ou ippins aiguSf . M. Lucas a distingué près de la pointe de leurs onglets le trou qui Uisse échapper la liqueur vénéneuse. Elles sont hérissées de poils ronges. Les pattes sont de même couleur que les palpes. L^ troisième paire est couverte d épines. Les tarses sont terminés par trois onglets aussi noi| pectines.

JJfinité de ce genre. — Les plus fortes affinités de ce genre sont avec les genres Olétères, lesMissulènes et les Mygales pûneq^es ; mais les Sphodros , par leur corselet large et épais , leurs pattes courtes et renflées, et les singularités des longueurs respectives de leurs pattes se rapprochent des Araignées par les Attes. Par lem» habitades souterraines, eM'instinct maternel des femelles t qui portent leur postérité sur leur dos , ces Aranéides qnt aussi des rapports d'affinité avec les Lycoses ou Araignées-Loups.

aSa THKRAPIiOSES.

«Il ...i ■ sssssssssssssssss:' ■ ■-, ■ ■ • -wii'— l .ma&aM

4« Genre. MISSULÈNE. {Missulena.)

Yeux y au nombre de huit , disséminés sur toute la largeur du corselet y formant un triangle dont la base est dirigée en avant et la pointe en arrière. Les deux autres yeux situés entre les précédents sur une ligne transiferse*

Lèvre allongée , s'avançant entre les mâchoires en parallélipipède étroit; distinguée du sternum par un sillon transverscd.

Mâchoires larges, grandes, rhomboïdales ^ dilatées à leur base, divergentes vers leur extrémité qui se projette en pointe arrondie.

Palpes allongés , pèdif ormes , insérés sur les c6tés des mâchoires ^ et à l'extrémité de leur dila* tation.

Pattes courtes, renflées ; les postérieures les plus longues»

AiuiriiDES.

I • MisscLiHE UMBcu. ( M. oecatoHa, ) Long, i pouee.

Corps bnin, mandibules brones et luisantes. ^' 7.)

Walckenaer, TabL des Aranéides, p. 8 , 1 .. s , fig. ii « ii et i3. ^* Eriodon. Gaérin , Iconographie du Règne animal. Monde-Maritime — Notasie on Nonrelle-Hollande.

Le corselet est très-grand , presque carré . presque ansai large k sa partie antérieure qu'à sa partie postérieure ; élargi dans son milieu , très-exhaussé à sa partie antérieure , sur laquelle sont les >euz qui en occupent toute la largeur , et sont proportionnelle-

G» MISSTJLÈNE. ^53

ment trèt^etits. L'abdomen est bran orale, il est denëché ; mais il pamt aroîr été plus long et plus large que le corselet.

Les mandibu^ ^^ wnt brunes, luisantes , courtes , grosses et renflées, point ap ies sur les cdtés extérieurs comme dans les Mygales. A Fexi ;mité de leurs tiges , et près de l'insertion des crochets « elles sont munies de trois rangs de pointes ooortes et fortes. Les pattes sont courtes et renflées, les deux paires postërienres sont plus allongées que les antérieures , et ont leur fémoral très-renflé. La quatrième et la troisième paire sont presque égales entre elles , la première surpasse notablement la seconde ai longneur, qui est la plus courte. Longueur de la quatrième et de la troisième paire , 8 lignes ; de la première • 6 ligues» et de 1â deuxième* S lignes et demie.

Jffiniiés de ce genre. Dans ce genre , les yeux intermédiaires postérienrs sont si rapprochés des yeux intermédiaires antérieurs, et si éloigna des postérieurs , qu'ils deriennent presque des yeux antérieurs , et les postérieurs latéraux restent isolés , et font la pointe dn triangle , les intermédiaires antérieurs sont sur U même ligne que les latéraux antérieiuv. Par ses pattes courtes et reuflées , par leur longneur relative , par ses mandibules armées d*nne herse , ce genre a les plus grands rapports d'affinités trec les Spfaodros , et d'un peu moins étroits avec les Olétères et les Mygales mineuses ; mais son corselet carré, le placement de tes yeux sur toute la largueur du corselet, et ses pattes le rapprochent aussi beaucoup des Érèses , et établit ainsi, par ces genres et les Attes, une transition entre la tribu des Théraphoses et odle des Araignées.

Cest peut-être de cette espèce qu'un voyageur récent a nmhi parler quand il a dit : « Plusieurs Insectes déploient une industrie étonnante. Ainsi une espèce d'Araignées particulière à Il Nouvelle-Hollande et à la Tasmanie , creuse un trou circulaire dans la terre de cinq ou six pouces de profondeur , qu'eUe ferme avec une porte ; mais cette porte est toujours ouverte quand elle se trouve au logis. Bonne leçon pour les gens du beau monde. IKantivs, parmi les espèces les plus grandes, ont des habitations de la même nature, mais sans aucune porte > parce que probablement elles se fient sur leurs forces pour se défendre contre tom les euvahisseurs.*

tf54 THÉRAFHOSES,

3ts*;

5« GiHRE. FIUSTATE. (Filistata.)

Ycul Hu nombre de huit , presque égaux entre eux, groupés et ramassés entre les mandibules , sur une élévation du corselet : trois de chaque côté, formant un triangle irrégulier dont tan^ gle plus aigu est en aidant; les deux autres yeux sont situés entre les précédents sur une ligne transi^erse.

Lèrre allongée , dilatée et pointue à son extrémité > distinguée du sternum par un sillon transuersaL

MkchaireA allongées ^ arquées^ entourant la lettre, dilatées à leur base , inclinées vert leurs éxtrémités.

Pal|)6â de longueur médiocre , insérés sur les côtés des mâchoires , et à l'extrémité de leur dila^ tationj très-rapprochés entre euXj resserrant et cachant les mandibules ; renflés et courts dans les femelles ; très-allongés dans les mdiês*

t^attes de longueur médiocre dans tes femelles , très^ allongées dans les mâles,

Arahéides se renfermant dans dés sacs de soie , sous les pierres j et en sortant pour courir après leur proie,

t. t'iLisTÂtE BicoLortt. (F. bicolor, ) Lanf. 8 lifnei.

/emelle , couleur faure-bmii uniforme , AutbuÉ d'nn rcmg« brun. Les yeux sont couleur d'ambre jaune. Le corselet est jao* nttre , entoure d'une ligne brune trè»4hie. Pattes et palpes de

G. PtllSTATE. 255

longilear ifiédioere, renflés. Mâle à cotselet et pattes Jatme pâle, dcit gris de ionris; pattes et palpes très^Uongés, à articleè cylin* driqnes et non renfla.

Walckenaer , Aranëides de France , dans la Faune française , p. 9-t t , PI. 6 , flg. I et s -S. — Filistata ieitdeea, Latreille , Gcmsidérationfl « etc. p. is. — Latreille, Cours d'entomologie , p.Sii.

Aneien-Monde. — Midi de FEurope , en Espagne , en Pl*OTence.

Dans ce genre , le corselet est très-pointu à sa partie anterienre, trés-éleyé , et les yeux qui s*y trouvent placés sont très ramassés entre eux , mais groupés comme dans les Mygales. Les intermédiaires postérieurs un peu plus reculés que les latéraux postérieurs, et les Antérieurs intermédiaires beaucoup plus reculés que les latéraux antérieurs ; ceux-ci , dans Tespèce ici décrite , sont les plus gros , et les quatre yeux postérieurs sont trèsrapprochés entre eux. Le labre ou bandeau , qui est presque nul dans les autres Théraphoses , est très-grand dans les Filistates , et recoQTre les mandibules à leur insertion. Ces mandibules sont coortes , légèrement courbées , comme soudées à leur base , et onrjes onglets très -courts on entièrement oblitérés. Les pattes sont allongées , propres à la conrse ; la première paire est la pins longue, la quatrième ensuite, la trobième est la plus courte. Les cuisses en dehors sont mouchetées de points noirs dans les deux sexes. La première paire de pattes est la plus loogu< la quatrième après , la troisième est la plus courte dans les deux sexes.

Je ne eonnais encore que cette senle espèce dans ce genre que J'ai décrit très an long , et fait figurer dans la Faune française. Latfetlle, dans Tourrage cité , dit qu'il en connaît trois espèces , deux de TEnrope méridionale , et nne de la Guadeloupe , et il ne dit rien de celle qu'il annonce, dans deux autres ouvrages, avoir reçu du Sénégal. ( Latreille, Règne animal de Cuvier, t. IV, p. 2 35 ; et nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle , t. II , p. 468. ) LatreiOe n a décrit aucune de ces espèces, il dit seulement qu'on trouve À la Guadeloupe une espèce de Filistate de moyenne taille , dont le mâle a les pattes longues et grêles ; les palpes courbes , avec les organes sexuels situés à l'extrémité du dernier article , et terminés par un crochet grêle en manière de fauciUe. Le mâle de la Filistate bicolore est remarquable par ses palpes trës<

a56 THÉRAPH08E8.

allongfb ; Thninéral et le radial trèc^ongi , cylindriques ^ le dial terminé par une on deux soies on piquants allongés ; le digital très-é(roit , n'ayant pour conjoncteur qu*nne épine allongée rouge.

Jffinitét de ce genre, — Lespalpes du mâle courbes , rapprocheraient ce genre du genre Sphodros. Les Filistates , par leun yeux et Tarticulation de leun mandibules, appartiennent éridemment anx Théraphoses; mais parle peu de proéminence de cesmandibnleSySPrtout parla forme de leur corselet qui forme une tête pointue, et non large comme dans tous les autres Théraphoses, elles s'éloignent déjà fortement de cette tribu , et se rapprochent des Araignées par les Dysdéres. Par loblitération du crochet des mandibules, ces Aranéides ont aussi de laffinité arec les Scyiodes, qui, comme les Dysdéres, n*ont que six yeux. Les Filistates ont fort embarrassé les méthodistes qui ont touIu en faire une coupe à part arec les Dysdéres ; mais les caractères de cette coupe seraient fondés sur des particularités trop peu importantes , trop peu générales. Latreille nous apprend que M. Sayigny s*était proposé d'établir la même coupe sous le nom de S^nehelit , d'après une espèce qu'il arait trouTce à Malte. Il remarque que , de même que da^b les Ûotho, les Pholcus, les mandibules chez les Filistates se prolongent en racine à leur base , et qu'elles sont réunies yers le milieu par un connectif , qui les rend peu propres à s'élerer. 11 nous semble qu'elles ne peurent alors que s'élerer toutes deux à la fois, et ne peuvent en aucune manière ni se mouYoir ni s'écarter latéralement , comme les mandibules des Araignées.

Les espèces nommées par M. Renss FUuiata aira, Sericem^ Mm-- ^mtaia , Fumeralu » Dubia » Jncerta , dans Zoologische Ifiseelleii de Muséum Senckenbergiannm* p. sos à 109, PL 14 » fig* >> 3» 4f 5,6, sont des Araignées et non des Théraphoses. Ces Aranéides n'appartiennnent pas au genre Filistate, maîsangenra Drasse.

2* TRIBU. ARAIGNKES. aS^

noBBCa

a* TRIBU.

Mandibules articulées verticalement , non proéminentes, à mouyement latéral. ^

Cakactères de la tribu. Les Araignées ont les mandibules de longueur médiocre dans les femelles ; ordinairement plus allongées et plus grêles dans les mâles : de formes cylindriques ou coniques ; quelquefois, mais très-rarement, dilatées en cueillerons à leur eztré* mité ; le plus souvent glabres ou luisantes ; d'un éclat métallique , ou couvertes de poils courts dans certains genres ; dépourvus de rftteauz ou de berses ; armées d'un onglet qui se replie latéralement dans un enfoncement , souvent denté des deux côtés , quelquefois d'un seul. Ces mandibules sont articulées verticalement, et à mouvement latéral , mais avec la faculté de se porter en avant , et dans certains genres naturellement ainsi portées , et par-là un peu proéminentes.

Les yeux des Araignées sont au nombre de buit , et quelquefois, mais plus rarement, de six; disséminés sur le devant du corselet , ou souvent sur le devant et les côtés du corselet ; quelquefois insérés sur les côtés y ou à Festrémité de tubercules élevés.

Les palpes ont peu de longueur, et sont de grosseur médiocre ; plus allongés dans les miles ; garnis de poils et de piquants comme les pattes , mais quelquefois recouverts de poils allongés et comme plumeux ; le digital est , dans les femelles, muni d'une seule grifle;

et d<ins les niàles, il se termine par une cupule arronftie eu evale et en pointe, qui contient un conjoncteur, le plus souvent pourvu de deux ou même trois conjoncteurs auxiliaires , de formes diverses , selon les genres auxquels le» e$pècps app^tiennent. Les palpes sont toujours insérés latéralement et à la base des mâchoires qifi s avancent des deux côtés de la lèvre. Ces mâchoires et'xette lèvf e présentent , par lea lignes de leurs contours , différentes figures selon les genres. Le cqrsi^let est le plifs souvent moins loirg, et mo^ large, (^\x^ labflpmen ; arrondi à sa partie postérieur^ ; rétréci k sa partie intérieure , et fondant une tête carrée; quelquefois, mais rarement, plus large que long ; plus rarement encore avec des éminences coniques, ou . arrondies , ou cylindriques sur le devant ^e la tête i repouver| d'une peau coriace ou d'un teste dur ; quelquefois glabre ou recouvert de poils courts : le plus souvent bombé daps le milieu et déprimé sur les côtés ; quelquefois aplati, ayant une fossule peu profonde dans le miliei^ de la partie postérieure.

Les pattes, au nombre de huit, sont tantôt fortes et al]oi^gées, propres à la marche; tantôt fines et longues , et peu propres à la marche ; tantôt courtes et renflées, et propres au saut; toujours diminuant de grosseur à leur extrémité ; toujours terminées par de|ix griffes peçtinées, et un ergot non pectine formant une troisième griffe qui manque d^gis plusieqr^. Ces pattes sont le plus souvent recouvertes par 4es ppils et munies de piquants ipobiles; mais dans les espèces ou le corselet est recouvert d'un test elles ^nt dépourvues de poils. Ces pattes diffèrent en longueur; les antérieures et les postérieures sont ordinairement les plus allongées. Dans la marche, elles se diri-

gçnt U plus «ouveot tu avant el en arrière ; nais dans certains geiire3 ^lle^ sont étendues latéralement. Vaibiom^n présente des formes et des couleurs très* y;»riéçs. U est le plus souvent enveloppé d'un derme oontinu , tendu et homogène ; mais quelquefois plissé en dessous comme en autant de segments , et recouvert en d^sMis d'un test dur. Les Araignées dont Jie derme est tendu nous font voir en dessus deux rangées longitudinales de très*petits points enfoncés, au nombre de quatre, six ou huit, et dans celles dont le test est dur un nombre plus considérable de spiracules arrondies , squammeuses , disposées tout autour du dos. Sa forme h plus générale est ovale ou arrondie et globuleuse, plus Icmgue que large; mais elle est souvent cylindri-^ que ou conique, ou très^élargie à sa partie postérieure ; plus rarement l'ovale est découpé ou festonné ; quelquefois l'abdomen a deui^ tubercules coniques sur la par» tie antérieure du dos , et quelquefois aux parties antérieures et postérieures qui rendent sa forme irrégulière ; enfin , lorsque son dos est recouvert d'un test dur, il projette dans difiérents sens des épines très-acérées , plus ou moins nombreuses et plus ou moins longues, et sa forme est alors tantôt allongée , tantôt plus large que longue ; découpée , et éçhancrée dans divers sens. Le ventre présente le plus souvent deux fentes branchiales ; quelques genres en ont quatre i lea parties sexuelles dans la femelle sont sonvent pourvues d'une épygine ou orgiune prévulvaire très«*aUongé. A l'extrémité de l'abdomen , près de l'aiiiui , sont six OU quatre ^ères, dont deux, quelquefois plus allongées, forment des tentacules anales. L'abdomen est tantôt formé d'un épiderme nu, tantôt recouvert de poils ; souvent orné de figures diverses sur le dos, tracées par des couleurs très*

%6o ÀRA^iaRÉES.

vives, jaunes, rou^s, vertes, et quelquefois imitant Fédat métallique de l'or, de l'argent ou du cuivre. Pourtant , le brun plus ou moins noir, et le fauve plus ou moins rouge, ou clair ou terne, sont les couleurs dominantes du plus grand nombre d'espèces. Les Araignées différent beaucoup en grandeur; il s'en trouve qui atteignent jusqu'à trois pouces de long , et d'autres qui n'ont pas une ligne.

Les Araignées ne varient pas moins dans leur industrie et leurs habitudes que dans leurs formes, et dans leurs couleurs. Un grand nombre sont fileuses 9 et attendent leur proie dans les toiles qu'elles ont filées; d autres sont chasseuses , comme les Théraphoses , et comme elles se retirent dans des trous en terre > tapissés de leurs fils ; ou elles se tiennent sur la surface de la terre, dans le creux des rochers et sur les plantes, et s'enveloppent dans des sacs de soie : il est enfin une espèce qui a la faculté de plonger sans cesse dans l'eau.

jéffinités. Nous avons indiqué les affinités des Araignées avec les Théraphoses. Les' genres Filistate , Drasse , Dysdère , Ségestrie et Tégénaire forment la liaison naturelle entre ces deux tribus d'Aranéides, et ont entre eux de nombreux rapports.

Les affinités que les divers genres d'Araignées nous présentent ont déjà été l'objet de plusieurs remarques dans les généralités relatives aux Aranéides. L'exposition des caractères de ces genres, et les faits qui les concernent , achèveront de les mieux faire connaître.

G, DISOÈRC 261

I*' GEHBE. DTSDÈRE. [Dysdera.)

Yeux , six , presque égaux entre eux , rapprochés sur le de\fant du corselet , et sur deux lignes ; les postérieurs bu nombre de quatre contigus; les deux antérieurs disjoints et écartés.

Lèvre allongée , oualaire^

Mâchoires allongées, droites, dilatées à leur base.

Pattes de longueur moyenne^ la paire antérieure plus allongée que la postérieure.

Akahéides se renfernumt dans un sac oblong , d'un tissu blanc serré , ou dans des tubes de soie^ sous les pierres ou dans les cavités des murs.

1" Famille. LES AGONES. {Agonœ.)

Feux de la ligne antérieure plus gros.

Lèvre échancrée à son extrémité.

Mâchoires divergentes et pointues à leur extrémité«

Mandibules dirigées en avant.

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