Ltcoss tàkentuloÏdes singoeienne. {I^osa tarentulçides
singoriensis.) Long, 1 3 lignes.
Fanre brun , velue avec quatre lignes transversales de points blancs , et quatre bandes noires larges sur le dos. Ventre d*un noir uniforme, pattes en dessous avec des larges anneaux blancs e( noin.
Jramca singoriensisct Laxmann, novi commentarii acftdeniîa» scienliamm împer« Petropoli, 1770, in-4^, t. XIV , p. 601, n^ |3, tab. sS, lig. is. — Jranea tarcntula , en russe Misguir, Pallas, Voyage trad. de Gautier de la Peyronnie, 1. 1 , p. 337. -«> Lyeosa târentuia^ Hahn, Monographie der Arachnidep i8a>» in-4^» 3* fasc, Ub* Il , ibid. — Ljrcosa LatrcUleii^ Hahn, die Arachnideot in *•, t. I , p. 98 , PI. 24, fig. 74. — The Créât taruntuU , nom** mée Pôga par lei Grecs cypriotes , Alex. Drummond , Travfls in-fol. p. i38.
Ancien-Monde «^ Europe «-- Russie , sur les bords du fleuve $în<gora , abondant aux environs de la forteresse de Vstammenogorsk, sor les bords du Jaïk , près de Sama, vers 44® de latitude , 33** de longîtiule: et peut-^tre aussi en Chypre.
Le corselet a 5 lignes de long, l'abdomen 6 lignes.
Espèce distincte et qui n*a point les taches triangulaires près du eorselet , comme toutes celles qui se rapprochent le plus delà Tarantnle. M. Hahn a décrit cette espèce sous deux noms difilérents, la première fois comme provenant d'Italie, d'Espagne et de Portugal ; la seconde fois de la collection de M. Sturm : mais en amiOA*
288 AKAIGNÈES.
çant d'après La treille quon la troure dani la Rassie inëridionale.
Le corselet dans cette espèce est moins allongé et proportionnellement pins large que dans les espèces précédentes*
Je rapporte à cette espèce la Grande Tarentule de Chypre qn' Alezandre Dmmmond a décrite dans son Voyage (in-fol. 1754, p. 1 38 ) , et qu'il dit avoir fait dessiner sur le vivant. Ce dessin donne deux pouces de long a cette Aranéide , et l'antenr dans sa description lui en donne trois , parce qu'il compte les filets sétifères qui dans son dessin sont fort longs. L'autre espèce plus petite que l'on nomme Roba en Chypre , n'a qu'un pouce et demi de long, sans dessin sur le dos, et c'est peut-être la même , plus jeune.
7. Ltcosb TàEEHTULOÏDB ugdbiènb. (X. iartniuloidet lÀgurientit.^
LoDg. I pouce.
Abdomen en dessus d'un fauve rougeâtre , et d'un noîr velouté en dessous. Tache obscure allongée , de couleur plus foncée sur le dos proche le corselet, terminé par deux points noirs : deux traita noirs de chaque côté de la partie de l'abdomen qui touche au corselet, et presque cachra par lui. Pattes très-allongées , fortes.
Ancien-Monde — Europe — Italie.
Aux environs de Gènes , d'où elle m'a été envoyée par M. Maxîmilien Spinola. Les mandibules sont fortes et garnies de poils roux. Le corselet est rougeâtre, entouré d'une bande très-large de poils gris , qui occupe aussi tout le devant de la tête. Les pattes sont longues , et les palpes proportionnellement petits ci minces; ils sont , ainsi que les pattes, rougeâtres en dessus et en dessous, coupées par de larges tranches, alternativement noires et rongeêtres.La bouche et le sternum sont d'un noir velouté comme le ventre.
8. Ltcosb TàitENTCLoïoEs Georgicole. (fyeosa tareniuloides Gtor-
gicola.) Lon^, 14 lignes.
D*un fauve rougeâtre uniforme, corselet avec une bande tudinale plus claire dans le milieu , abdomen avec une tach^ obscure plus foncée brunâtre , crénelée sur la partie antérieure , quatre points ronds rouges deux de chaque côté de la tacbe ,
G. LYCOSE. a8<)
dispoM sur deux lignes; ceux de la ligne antérieure plus rapprochés : deuzlignes fines latérales plus brunes au-dessus et de chaque côté de la tache , proche le corselet. Bandes transversales plus brunes , obscures , au nombre de trois à quatre à la partie postérieure. Pattes fauve clair , avec des fraits noirs nombreux qui les font paraître comme tigrées on annelées. Le ventre , le sternum les hanches sont noirs.
Ground Spider, Abbots, Georgian Spider^ PI. 9, fig. 41 , p. 7 duMSS.
Ancien-Monde — Amer. Sept. — Géorgie.
Cette grande espèce de Lycose , bien distincte de toutes celles qui précèdent a été prise par M. Abbot en Géorgie , le 10 octobre. Elle courait dans un champ. M. Abbot remarque qu'elle ne se loge pas dans les troncs d'arbres, et qu'elle n'est pas trèscommune.
g. Ltcose tabektvloÎde Pbiliselphiene. ( L^cosa iarentuloides Fhiladelphiana, ) Long. 12 lig. ^.
Corselet avec deux raies brunes , larges, et trois lignes claires; cefle du milieu terminée en devant par une tache claire, étoilée on à cinq points , dont trois antérieurs ; le tout figurant un trident. Abdomen ovoïde , plus renflé dans son milieu. Deux larges bandes brunes sur le dos , qui vont se joindre à l'anus; les côtés clairs: sur les bandes brunes, sont à la partie antérieure de l'abdomen, trois traits obscurs inclinés, comme des extrémités de chevrons disjoints, dont la pointe serait tournée vers le corselet; oitre ces traits , et dans la partie claire du milieu de l'abdomen , est une raie longitudinale fine. Quatre traits plus 'distincts, inclinés dans le sens inverse des précédents, c'est-à-dire en chevrons disjoints dont la pointe serait tournée vers l'anus, se voient for la partie postérieure des deux lignes brunes.
Journal of the Academy of the uatural sciences of Philadelphia, vol. II, february 1821, n<* 2, PI. 5, fig. x. (Cette figure n'est ainsi que dans quelques exemplaires.)
Nouveau-Monde — Amer. Sept. — Philadelphie , Géorgie.
La lèvre est courte et très-large , les mâchoires peu allongées, et leurs extrémités internes tronquées en lignes obliques et divergentes.
APTÈRES f TOME I. I9
Celle Annéide ett décrite d après une figure jointe en mémoire imprimé de Hentz , intitulé Notice concernant nne Araignée dont la toile est employée en médecine , et qu'il a nommée TegenarU Medicinaiii, quoique ce soit une Traie Glubione. Ainsi cette figure d'Araignée ne se rapporte donc pas au mémoire. Aussi a-tpon regravé sur cette même planche une autre Araignée. Nous poesé dons un exemplaire du numéro où Terreur a été commise « ee qui nous a donné connaissance de laLycose Philadelphiène,dont M. Hentz ne parle pas dans son mémoire.
Peut-être est-ce la même qu'Abbot a dessinée dans sa figure 6i • mais plus jeune , et je Tai décrite, n* aS, sons le nom de Mordax.
10, LTGoa TianfTutoïDB rssTOMKÎi. {fyeotm targmiuhidm
enearpata» )
Abdomen ovalaire. Couleur d'un Tert tendre arec des nici noires. Corselet orale peu allongé , entouré d*une bande large , verte, festonnée de noir; milieu lavé de noir; raies fines noires divergentes , qui , partant du centre , aboutissent aux angles des festons. Abdomen verdâtre avec le milieu du dos plus brun formant une figure festonnée sur les côtés, qui se termine en angle à l'anus. Côtés de l'abdomen avec trois raies transversales d'un jaune- oranger vif, bordé de noir, et les côtés de la partie noire proche l'anus bordés de même. Dans la partie antérieure est une ligne longitudinale brune qui fait suite à celle du corselet , et des raies plus fines en rond qui la traversent. Ventre avec deux bandes noires très-larges. Pattes et palpes vert tendra* annelés de noir.
Abbot , PI. 58, fig. s86, p. t3.
Nouveau-Monde — Amer. Sept. — Géorgie.
Prise le I* octobre sur le tronc du bois de fer (iron-wood-trea)« dans la bruyère de Creek-Swamp.
Les belles couleurs claires de cette Araignée, la forme oralaire, mais un peu arrondie, de son corselet , me font douter si ce n'est pas une Dolomède; mais la position desyeoz feb qa*Abbot Tindiqua en fait une Lycoit.
G. LYCûsc. agi
ii.Ltcose tarentuloïde MADÉiuéNE. {Ljrcosa iareniuloides Ma^
deriana,) Long, i pouce, ^p
Abdomen aUongé ovoïde , fauve pâle, arec une figure longitudinale obscure , formée par deux lignes ftuëiforme : deux taches brunes plus foncées proche le vertébral. Ventre fauve : le milieu bnin pale, bordé par deux raies longitudinales fauves , qui foni ressortir deux raies brunes sur les côtés. Corselet fauve grisâtre , lavé de brun sur les côtés, très-bombé, Lèvre creusée à son extrémité. Mandibules fortes, noires. Ligne antérieure des yeux cour-> bée en avant. Iris des yeux noir. Pattes rouges, lavées de brun en dessons, mais point armées « comme les palpes : des piquants bruns.
Ancien-Monde — Afrique -— Ile de Madère.
GoUection de M. Gnérin.
Observations sur les habitudes^ et sur les effets du venin , des Lycoses tarentules et tarentuloïdes.
Dans toutes les contrées on trouve un assez grand nombre d'espèces du genre Lycose \ les dimensions de ces Aranéides sont partout ordinairement entre six ou huit lignes ; les plus grandes ont huit à neuf lignes. Mais, dans les contrées chaudes I on en rencontre toujours une ou deux espèces particulières qui , par leur grandeur , semblent s'éloigner des dimensions particulières à ce genre , et dont la morsure est» en raison de cette grandeur, plus forte et par conséquent plus redoutée. Ce sont ces grandes espèces qu'on a indistinctement désignées sous le nom de Tarentules, d'après unç espèce particulière , et assez rare, partout ailleurs que dans la Pouiile, et les environs de la' ville de Tarente. Cette espèce est devenue célèbre par les effets réels ou exagérés de son venin ; et par le grand nombre d'écrits » de traités et de dissertations auxquels elle a donné lieu (i).
(I) Noos en avons donné une liste dans notre tableaa des Ara* néidJeSy p. ii. A celte liste déjà si longae, il fiiat encore ajontet
2^2 C. 1.YCOSE.
Il était d'autant plus facile de confondre cette espèce avec les espèces de la même race, qu'elles se ressemblent toutes par le dessin dn dos de leur abdomen. Aussi, quoique les premiers observateurs eussent publié des figures qui pussent la faire facilement distinguer de celles qui s'en rapprochent le plus , Linné et Fabricius ont cru la reconnaître dans toutes les grandes Lycoses de cette race , qui ont été soumises à leurs observations. De là il est résulté que leurs descriptions s'appliquent aux Tarentules narbonnaises , hispaniques ou autres, tandis que leurs synonymies prouvent qu'ilscroyaient décrire l'Araignée si célèbre de leur temps, et dont tant d'auteui*s, avant eux, avaient parlé sous le nom d'Araignée Tarentule.
Gomme il n'y a aucun doute , d'après les rapports d'ana-
Ferrante Imperato. Mouflet, Âldrovande, Dttfoar, cités dans la synonymie de la Tarentale Apalliène, pais Serao« Delta Tarentula^ Tïaples, 1^66. — Disputatio VI, jiranea inprimis vero Tarentules, respondante Andréa Flascliio , dans fouvrage intitalé , Visputationum Zoologicarum^ ^\'ilhberg , in- 12. — Tournon , Sur le Tarentisme Com^ ment. Aead. Theodor. Palatin^ vol. V, Physique, p. 364* — Dominico Girillo, Some Account o/the mane tree, and ofthe TnrenttUta , dans \e% Philotophicel Tramactions , ^770 , p. a33-a36. — Walckeuuer , Lettre sur la Tarentule dans les Archives littéraires de Vauder* bourg.— Bradley, PI. ^4* Hg. 10 , ligure citée par Linné. — Linné cite aussi Olearius, dont le Gottorfische Kunst Kammer fut inséré en 1703 dans le recueil de l'auteur sur le duché de Schlesswig-Holstein, Francfort, in-4 — Chabrier , Société des amateurs de Lille, 4* cahier, p. 33. — Wciss on Albinus, de Tarentula mira, — Abd-AUatif, Relation de l'Egypte, traduit par M. SiWestre de Sacy, p. i8. — KU- ]^roih, Beise in den Kaukasus un nach Géorgien y t. a, p. 389. ^ Misson , f^oyage en Italie t. 3 , p. 68 , et p. 669 . John George Keysler, Travels Translated Jh>m the edit. o/the Germam, '770» London , t. 3 , p. 35. -^ Poiret , Voyage en Barbarie , t. i , p. 345. ^ Le recueil intitulé : Icônes arborum /ruUcum et herbarum exo> ticarum quarumdam a Bajo Menteelio aliisque repertis, oblong , sans date, dédiée à Boerhave par Wander A A. à la Planche 40. représente la Tarentule : c est la même ligure que celle d'Albin et de Drapper : la PI. 45 est une sorte de monstre ressemblant à une Grenouille, et sous cette ligure on a écrit Tarantula, — Draramond's Travels^ 17V1 , în.fol.p. i38.
logte , d'affinité et de ressemblance , qu'à de très - petites Tariations près , ces Aranëides n'aient toutes la même organisation et les mêmes habitudes , nous réunirons dans un seul article tout ce que nous avons à dire sur Thistoire naturelle des Tarentules.
Toutes ont , ainsi que les Lycoses en général , un corselet grand et allongé, ovalairc à sa partie postérieure, rétréci et coupé en carré vers la tête , dont le devant est vertical ou perpendiculaire : un abdomen ovale, allongé , ovoïde : des pattes très-longues , fortes, propres à la course , et la paire postérieure, ou quatiîème, plus allongée que les autres.
Les mâles sont semblables aux femelles , et ont seulement Fabdomen plus petit. Ils en différent aussi par les digitales de leurs palpes, dont la capsule, arrondie et terminée en pointe conique, contient des organes génitaux très-compliqués. Celui de la Tarentule égyptienne est décrit en ces termes par Savigny (Arachnides dTgypte, p. i44) ' * ^ bouton excitateur est beaucoup plus court que la valve , dans la concavité de laquelle il se trouve fixé. Il est elliptique, vêtu et pourvu de trois conjoncteurs exactement repliés , très-difficiles à reconnaître dans le repos : le conjoDcteui* principal est très-grand , triarticulé , large pour son épaisseur , convexe en dehors, roulé en deux ou ti*oîs tours de spire , divisé en avant , les trois derniei*s tours en trois parties inégales : le premier conjoncteur auxiliaire petit, très-dur, mince, large, irrégulièrement dentelé, prolongé en un crochet très- courbé , mais très -aigu , qui fait saillie au côté externe de la valve ; le'second auxiliaire trèspetit, demi - membraneux , oblong , et faiblement échancré. »
Les espèces de la première race de la famille des Lycoses terricoles sont très-difficiles à distinguer entre elles , excepté cependant celles de la vraie Tarentule, dont les caractères spécifiques sont très-bien résumés dans cette phrase d'un naturaliste qui avait , en réuivant , cette espèce sous les
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yeax sans qu'il s'en doutât , et qui même a écrit une dis* sertation pour prouver que ce n'était pas elle (i).
c D un gris œndré » avec des taches noires en triangles réunis entra eux sur le dos > ventre d'un jaune rougeâtre , avec une bande noire transverse, dentce sur les côtés.»
Ferrante Imperato , dont Pouvrage rare , publié à Naples après sa mort, par son fils, en 1699, ne paraît pas avoir ^té connu des naturalistes de ce siècle ni du précédent, est le premier qui ait parlé de la Tarentule ; il dit, p. 776 : < Les espèces de phalanges qu^on appelle chez nous Tarentules feont ainsi nommées, parce qu'elles sont plus communes*, et mieui^ connues sur le territoire de Tarente et dans les tavirons, que partout ailleurs. Ce sont des espèces d'Araignées, mais plus grandes que les autres. »
Ferrante en signale une espèce qui vit dans des trous 6n terre , et fait une toile façonnée pour encadrer ce trou à l'etitrée duquel elle se tient. Celle-là^ dit Ferrante , quand elle mord ne cause aucun accident, sa morsure même n'est accompagnée d'aucune douleur , « mais , il est une autre espèce que les paysans nomment Solofizziy plus venimeuse, plus grosse^ et de couleur noire; sa morsure est suivie d'un^ tumeur. Elle ne forme pas de toile , mais elle vit dans des cellules sous terre. Les accidents que sa morsure cause se renouvellent chaque année pendtint l'été , et ceux qui tes éprouv<înt ne guérissent qu'au moyen de la fktigue,'et de la sueur, produite par le violent exercice auquel ils se livrent, quand on joue de la guiiarre ; car, alors , ils se met-
(t) LéonDafoar, Annales des sciences naturelles, a^amiée, t. m, p. 101. Lycosafascii ventris, nobis.
Cinerto griiea , ahdominit dorso maculis triangularihus nigris eoatbmntii ventre oehraceo fastia in medio transversa atra lateribus uni^ tlentaïa. Dans lindi^ida du Maséam de Paris, la ]>ande noire • deax petites dents latérales , on si l'on veut ane large dent bifide. Il y a aussi à la partie sopérieure da ventre, proche le corselet, ^atr« taches noires ; les parties sexuelles forment une autre tachte r<mde at noire. L'individu da la collection de M. Guérin» mieu conservé encore , m*a offert les mêmes caractères.
lent aniaitAt à danser» et à sauter, jusqu'à ce que leurs forces aoient ëpuisëes. »
BieotAt les auteurs qui suivent ajoutent des détails plus merveilleux encore que ceux de Ferrante sur les effets de la morsure des Tarentules ou Solofizzi, et ces détails sont copiés et embellis par ceux qui les écrivent après eux. Selon eux , les tarentules ( tarentulati ) ou ceux qui sont mordus de la Tarentule I orient, soupirent, rient, dansent et font mille extravagances. Ik ne peuvent souffrir la vue du noir et du bleu , mais le rouge et le vert les réjouit. Pour les guérir on leur joue avec la guitare, le hautbois, la trompette, et le tambourin sicilien , deux sortes d*airs , la Pastorale et la Tareniola , airs qui ont été notés avec soin dans diffé* rents ouvrages. Alors les malades se mettent à danser , sont bientôt baignés de sueur et accablés de fatigue t on les met au lit , ils dorment : à leur réveil ils sont guéris , et ne se rappellent dé rien. Mais il y a des rechutes qui ont lieu pendant vingt ou trente ans de suite, et quelquefois toute la vie. C'est dans la canicule que la morsure de la Tarentule est la plus dangereuse , et celles des plaines de la Fouille sont les plus redoutées. On assure que celles des provinces d'Otrante et de Secce sont moins venimeuses. Quelques-uns ajoutent qu'il y a dans la Fouille huit espèces de Tarentules différentes en forme et en grandeur, dont la morsure est également venimeuse, et que le Scorpion y produit aussi le même effet. On dit encore que les Tarentules de Toscane ne sont pas dangereuses , et que Tespèce même de la Fouille, transportée à Rome ou dans les parties septentrionale du royaume deJVaples, ne produit qu'une légère douleur sans suite fâcheuse.
Cependant, dès cette époque même, et au milieu du dixseptième siècle , plusieurs médecins éclairés dltalie nièrent les effeU désastreux de la morsure de la Tarentule , ou du Boina ils affirmèrent, n'avoir jamais rencontré ces phénomènes dans la pratique. D'autres, tout 'en reconnaissant l'existence de Fespèce de fièvre chaude nommée tarantisme.