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se refusaient à croire que la cause ddt éti*6 attribuée à la morsure de rAraignée nommée Tarentule. Selon eux» presque tous les faits de ce genre , qu'on avait cherché à constater , concernaient des femmes dans l'âge du développement ou dans Tâge critique, ou d'un tempérament ardent , et dont les désordres nerveux provenaient de toute autre cause que de la morsure d'un insecte (i).
Ces débats médicaux dirigèrent sur Tinsecte qui les avait fait naître Tattention des naturalistes. Cependant, quoique la série de leurs observations commence avec Ferrante, à la fin du seizième siècle, et se continue jusqu'à nos jours , au dix-neuvième siècle , dont le tiers est presque écoulé, bien des faits importants sur l'histoire de cet insecte sont encore îgnoi'és et douteux ; mais ceux que nous possédons jettent une vive lumière sur T histoire naturelle des Lycoses , genre d'Aranéides , dont les espèces offrent une telle conformité d'organisation , qu'il est permis de croire, que la ressemblance qui existe dans leur forme extérieure, se retrouve aussi dans leurs habitudes et leur manière de vivre.
« L'Araignée Tarentule , dit Yaletta (2) , se trouve dans les plaines de la Fouille. Elle pratique un ti*ou en terre daot les lieux exposés au soleil , et qui s'élèvent en pente doace dans les endroits incultes et non défrichés , ou que le fer . de ia charrue n'a pas remué depuis longtemps. J'ai trouvé le plus souvent l'ouverture de ce trou exposé au midi. Par le moyen de ses fils, cette Araignée fortifie l'entrée de son habitation avec du chaume ou des plantes desséchées, et forme une sorte de rempart qui s'élève un peu au-dessus du
(l) Boccone, Musto di fisica et di esperienge, Venezia, in -4*, p. loi ; Keysler, Reisen a their, p. 760 et 76»; t. 3, p. 35 de U tiadnction anglaise.
(a) Thomas Cornelio , Philosophical Transactions^ vol. VII, n* 83, p. 4066.
(a) De Phalangio Jptdo opusculum, aactore D. Ladovico Valetta, 1706, in-ia. Ce traité, quoique encore bien prolixe, est le meilleur que l'on ait écrit sur la Tarentule de la Fouille , et est bien préférable à celui de Ba^liri, si son%eiit cité.
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lol. Elle fiie au sol ce rempart par le moyen d'une glu tenace » dont elle revêt la base, et dont elle enduit le des* sns et Tintérieur. Toute cette petite fabrique , séchée par la chaleur du soleil, acquiert la dureté de la pierre. L'inclinaison du terrain , et le rempart qu'elle construit, garantissent la demeure de cette Ai*anéide de la pluie , et des frimas , et empêchent qu'il n'y puisse rien tomber. »
Pallas a obsei*vé la Tarentule de Russie , et quoiqu'il dise qu'elle ressemble à celle d'Italie, et qu'elle n'en diffère que parce qu'elle est plus grosse , nous appi'enons , par sa description , que c'est la Tarentule singoriène décrite par Laxmann , qu'il a vue ; espèce bien distincte de la Tarentule de la Pouille (i). « Malgré sa ressemblance avec l'Araignée de Tarente , dit Pallas , on ne connaît point dans toutes ces contrées méridiouales de dangereux effets de la morsure de cet Insecte , quoique les enfants des paysans s'amusent fréquemment à Je déterrer. Ils se divertissent même à tirer du corps de ces Insectes de longs fils. Ils en reçoivent souvent des morsures assez douloureuses. J*ai été mordu moi-même par uoe de ces Araignées ; il en a été de même d'un Cosaque qui m'attrapait différents animaux. Il le fut jusqu'au sang ; cette morsure lui causa pendant quelques jours une blessure douloureuse ; mab elle ne fut suivie d'aucun accident dangereux (a). >
Les Kalmoucks ne sont pas aussi braves que les enfants de Sama, dont parle Pallas. Lepechin , après avoir décrit la Tarentule qu'il rencontra en abondance dans les steppes aux environs de la ville de Sipowka , dit qu'une espèce de brebis noire se plaît à les déterrer , et en fait une grande destruction. Par cette raison , les Kalmoucks chérissent
(i) Voici comme Lepechin décrit sa Tarentule Siogoriéne : « Abdomen cineream fascoqae puWeratam stigmata ; alba sex pariam iinea transversa obsoletissimi connexorum a dorso abdominis. Subtos corpus totam aterrimum, holosericeam.
(-2) Pallas, Voyaç., t. p. 737.
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beaucoup cette espèce de brebis» parce qu'ils redoutent les Tarentules » et ne dressent jamais leurs tentes dans les endroits où ils en rencontrent (1). Cependant Lepechin ajoute qu'en écrasant cette Araignée dans de l'huile d olive , et en l'appliquant sur la tumeur occasionnée par sa morsure , on guérit facilement » et sans qull soit besoin d'emprunter le secours de la musique.
Pallas remarque que son Araignée Misguirfaït des trous en terre dans les champs argileux , les ravins , de deux pieds de profondeur » et qu'elle ne sort que de nuit* Ceci est conGrmé par Valetta pour les Tarentules de la Fouille 00 l'Araignée Solofizsù.
Olearius dit de sa Tarentule qu'elle est redoutée des Persans» et il confirme ce qu'on dit des singuliers effets de son venin. Il a rencontré cette espèce dans les environs de Caschan en Perse (a).
Mais continuons l'analyse du Traité de Valette.
«Les Tarentules ne sortent pas de jour, dit-il, ou du moins très-rarement» mais seulement lorsque le soleil est couché. Elles errent toute la nuit ài'entour de leur demeure pour chasser après leur prote.Elles se nourrissent de toutes sortes d'Iosectes. Le jour elles restent cachées. Cependant » lorsque le soleil est prêt à se coucher , elles ne sont pas oisives» et j'en ai vu à l'entrée de leur trou , les deux pattes antérieures allongées et écartées» épiant leus pi*oie» et toutes prêtes a s'élancer sur les insectes qu'elles apercevaient. Lorsqu'on les regarde ainsi dans l'obscurité on distingue bien lenrs yeui» qui sont extrêmement brillants (3). »
Baglivi raconte que» dans le jour» les paysans de la Fouille » afin de faire sortir la Tarentule de sa retraite ,
(1) Lepechin, Tagelmch der Beise^ t. 1 , p. aoo et a57-a58.
(1) Olearias Gottorfische Kunst-Kammer, 170), in-4. p- ^i- Poar lair qai guérit da teréntisme , il renvoie à Kircher , éh Aru mmffnêiicm, pert, 3, t. YIII, c a. On letroove sttssi dtns Valentini, Muteum Mutêêrmm^ in-folio» 1704* P* ^i4'
(3) ValetU» p. 04.
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prennent un chalumeau et sifflent dedans à l'entrée d'un de leur trou, de manière à imiter le bourdonnement d'une Abeille; aosàitôt TAraignëe accourt au bruit (i). Valetta n'ose affirmer que ce soit Timitation du bourdonnement de l'Âbeifle, qui fait accourir la Tarentule au bruit du chalu* mean , mais il confirme le fait par son propre témoignage. M. Dufbur remarque qu'ayant plusieurs fois enfoncé un épillet de blé dans le trou de la Tarentule Hispanique» il ne fut pas p^u surpris de la voir jouer comme avec dédain de cet épillet , et le repousser à coups de pattes » sans se donner la peine de gagner le fond de son réduit.
Yaletta > après avoir tracé l'histoire de la Tarentule pendant l'été , au moment de son apparition » la continue pour le reste de Tannée.
« Il y a, dit'-^il , des Insectes qui se cachent pendant l'hi* ver, notre Araignée est de ce nombre , mais , pour se garantir de l'inclémence de l'air, elle bouche entièrement son trou avec des pailles et des végétaux desséchés qu'elle entoure de soie , et dont elle forme une masse compacte que ni la neige ni la pluie ne peuvent amollir. Ainsi renfermée pendant tout le temps de la mauvaise saison , elle ne dort ni ne veille , mais elle est plutôt engourdie. Sa réclusion dure noo-aeulement tout Thiver » mais même pendant une grande partie de l'automne et du printemps ; car vers la fia d'ootobr« on trouve plusieurs trous bouchés , et ils le sont encore pendant tout le mois de mars, et même plus tard si le finoid continu. Pendant toutce temps ces Aranéides ne sortent jamais. Cependant il arrive quelquefois qu'à cette époque le laboareur, passant sa charrue dans un lieu en friche, ou qui n'a pas été cultivé depuis longtemps , bouleverse et détruit la demeure d'une de nos Araignées. Alors , bien loin de cherclicr à mordre , elle est comme engourdie ou assoupie. Bile parait revoir k regret la lumière. Sa démarche est incertaine et chancelante. Elle semble ne savoir où se retirer
(i) BagUvi, Dissertatio, p. i3.
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et fuir ; aussi n'a^t-on jamais eu d'exemple que quelqu'uu dans la Fouille ait été mordu de la Tarentule dans Tautomne, Thiver ou le printemps (i). »
Pallas dit qu'eu Russie , à peine la neige était fondue , qu'il vit les trous de la Tarentule. On était alora au mois d'avril.
Selon Baglivi , la Tarentule ne devient féconde que lorsqu'elle est âgée d'un an ou deux. Après la ponte , elle promène son sac à œufs attaché à la partie postérieure de son abdomen {tendant quinze ou vingt jours. Son cocon est bleu de ciel. La figui^e qu'en donne Baglivi le représente comme une masse arrondie , de cinq lignes et demie de diamètre. Rossi, qui a observé la Tarentule Apuliène dans les environs de Florence, sur le mont Spertoli, nous dit que son cocon est blanc , et deux fois gros comme une noisette; que ses œufs sont d'une couleur jaunâtre , de la grosseur d'un grain de millet, et qu'il en a compté six cent vingt-sept dans un seul cocon. M. Serao en a trouvé huit cent vingt-cinq , qui tous étaient éclos. Yalettadit que dans la PouiUe lesœuJB de la Tarentule éclosent aux mois d'août et de septembre. Quand les petits sont éclos ils montent sur le dos d« la mère , qui les porte et les promène. L'espèce figurée par M. Guérin a été trouvée sur le plateau qui couronne le village de Paderno , à quatre milles de la ville de Bologne. Ce plateau sans arbre , sans habitation , est bi*ûlé par le soleil. Les trous des Tarentules qu'on trouve en cet endroit ont un pouce de diamètre. lis sont creusés perpendiculairement à la profondeur d'un. pied. Ordinairement rorifioe extérieur du trou est entouré d'un bourrelet recouvert d'une toile blanchâtre.
Les premiers observateurs, ayant renfermé dans une même boite, ou bocal, plusieurs Tarentules, ont, comoie les derniers , remarqué que ces Aranéides sont féroces , qu'elles
(I) ValetU, chap. 6, p. /|8.
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te livrent la guérite aussitôt qu'elles sont en présence , et finissent par se dévorer mutuellement. Cependant j*ai mis sous le même bocal un mâle et une femelle de la Tarentule Narbonnaise vivantes, et je les ai gardées trois semaines sans qu'elles se soient fait aucun mal : elles étaient privées de toute nourriture.
Aldrovande a gardé vivante une T;irentule pendant cinquante jours sans aliments. M. Ghabrier en a conservé une deux mois ; au bout dé ce temps elle était peu maigrie ; elle était très-vivace , et se mit à manger une grosse mouche qall lui présenta.
Ce naturaliste a observé avec soin la Tarentule Narbon* naise, et^ selon lui , si cette Aranéide s'engourdit en hiver , cet engoardissement est de bien courte durée ; car , bien avant en automne et vers la fin de février ^ il a constamment vo les petites Araignées habiter avec la mère , toutes fort alertes (i). Au retour de la belle saison, la jeune couvée quitte rhabitation maternelle pour aller s'établir ailleurs, et c'est alors qu'un grand nombre périssent par l'effet des pluies, et des intempéries de l'air, avant d'avoir pu se creuser une habitation. Lorsqu'à la fin de mars les beaux jours commencent à reparaître , les jeunes Tarentules sortent de leur demeure pour jouir de la chaleur du soleil. Ces excursions sont ordinairement de courte durée. Le plus léger zéphyr suffit pour lesTaire rentrer. A la fin du second hiver, les Tarentules n'ont atteint que le tiers de leur grosseur , et M. Chabrier en infère que ce n'est qu'à la troisième année qu'elles cessent de grossir. Il est probable , au contraire , que c'est l'été qui suit ce second hiver qui les voit paraître dans toute leur grandeur , car la crois* sance des Insectes est toujours bien plus lente dans la pre-
(!) Chabrier, Observations pour servir à Vhisloire de la Tareti" tmle , dan» les séances publiques de la Société des sciences et arts de Lille, 4* cahier, p. 32 à 35, et Magasin entomoL dlUiger, i8of>, p. 3G6.
mière période de leur eiistence, et nous avons vu que Ba* glivi affirme que les Tarentules s'accouplent lorsqu'elles sont âgées de deux ans.
Le trou de la Tarentule Narbonnaise a, selon M. Cbabrier, douze lignes de diamètre j il est un peu évasé inté* rieurement » et va en augmentant insensiblement de capacité jusqu'au fond, de telle sorte que ce fond» qui n'est qu'à dii pouoes de profondeur perpendiculaire , a un diamètre triple de l'entrée , et l'Araignée s'y trouve à son aise avec sa progéniture. M. Chabrier a constamment trouvé les mâles et les femelles dans des trous séparés , ce qui autorise à croire que , hors le temps des amours , les deux sexe» ne cohabitent jamais ensemble* Le bourrelet ou fortification extérieure que cette Aranéide fait en dehors de son troa , est» d'après la description de M. Chabrier» semblable à celui que Valetta a décrit pour Tespèce de la Fouille. On ne peut que difficilement faire sortir ces Aranéides de leur troa quand elles ont leurs cocons , et elles se roidissent contre la baguette ou les pinces dont on se sert pour les en arracher. Une grande espèce de Scolopendre » qui a cinq pouces de long» et qu'on trouve dans le midi de la France» e«i le plus grand ennemi des Tarentules ; il les attaque » et s'em* pare ensuite de leurs demeui*es. Les pluies et les orages » malgré Thabileté de leur industrie , en détmisent une plus grande quantité encore que les Scolopendres.
M. Dufour (i) remarque que le souterrain de la Tarentnle a été mal décrit. Celui de la Tarentule Hispanique qu'il a observé est cylindrique et a un pouce de diamètre : il n'est pas perpendiculaire dans toute sa longueur» mais seulement à son entrée : à quatre ou cinq pouces, il se fléchit à angle obtus, et forme ainsi un coude horizontal, puis ensuite il s'enfonce de nouveau perpendiculairement. Sa profondeur totale est d'environ un pied . M. Dufour décrit très-bien la foi tifica-
(1) Dafoar» Annales des sciences naturelles, février i8S5» t. S, p. io3.
tioD que la Tarentule construit au-dessus de son trou , qui représente, dit»il» en grand, les fourreau i de certaines Friganes. Mais ce grand entomologiste se trompe lorsqu'il avance que les auteurs ne font pas mention de cette particularité de l'industrie des Tarentules j on a eu la preuve du contraire. Selon M. Dufour, ce tuyau s'élève jusqu'à un pooce au-dessus du sol , et a parfois deux pouces de diamètre » en sorte qu'il est plus large que le terrier lui-même, ce qui est nécessaire au développement obligé des pattes au moment on l'Insecte doit saisir aa proie. Il est tapissé de soie. M. Du Four a souvent rencontré des trous de Tarentules où il n'existait pas de trace de ees tuyaux. M. Ghabrier remarque que ces bour^relets ou tuyaux sont souvent emportés par les pluies. H. Bnfour prit une Tarentule Hispanique mâle, le 7 mai , et l'enferma. Il la nourrit en lui présentant des moucbes qu'elle s'était habituée à venir prendre entre ses doigts. Le a8 juin elle changea de peau, et cette mue, qui fut la dernière , n'altéra pas d'une manière sensible la couleur de sa robe , ni la grandeur de son corps.
La Tarentule de Morée , dont nous avons décrit les légères différences avec notre Tarentule Narbonnaise, nous a été donnée par M. Alex. Lefebvre , qui l'avait prise dans les environs de Patras. M. BruUé , qui l'a observée vivante sur les lieux, eu parle dans les termes suivants (i; : « Les paysans grecs sont ceux de l'univers qui craignent le plus les animaux nuisibles; cependant la Tarentule ne leur inspire aucune crainte t la plupart ne la connaissent même pas. Identiquement la même que celle que M. Walckenaer a nommée Marbonnaise , e!le se creuse des trous à l'entrée desquels elle attend , blottie et immobile , le passage de la victime qu'un destin fatal doit amener à sa portée. Aperçoitelle un Insecte , elle se jelte dessus avec une grande agilité , et le rapporte en sa demeure avec non moins de vitesse.
(1) Bmllé, Expédition sdtmijique do MgrU, t. 3, |i* partis aodogiqiM, Mif in-4% p. 9; introdaction.
D*autres fois on la rencontre errant parmi les plantes basses , où elle prend à la course l'Insecte dont elle fait sa proie. Rien n'égale la vivacité de cet animal. On croit le saisir, et à l'inslant il échappe par un ou plusieurs sauts presque électriques, après lesquels il reprend sa marche ordinaire pour recommencer cette manœuvre , si on cherche encore à le prendre. Ses couleurs, agréablement variées de noir et de rouge vif, le font apercevoir. C'est l'espèce la plus remarquable du genre Lycose. Les autres sont petites et n'ont rien qui attire l'attention.»
Drummond, dans ses Voyages (i), dit que la grande Tarentule de Chypre , quoique nombi*euse dans celte tie , n'est nullement redoutée des habitants ; qu'on n'a aucun exemple d'effets fôcheux de sa morsure , et qu'on ignore dans ce pays tout ce que les Italiens débitent sur cet Insecte.
Abbot nous fournit peu de particularités sur les Tarentules de Géorgie. 11 dit seulement qu'elles vivent sous terre, le plus souvent sous les troncs des arbres vieillis ; qu'on les voit , principalement après la pluie , stationner le soir à 1 entrée de leurs trous, qui est d'une profondeur considérable; que , si quelques Insectes s'en approchent , elles s'en saisissent et l'entraînent avec vivacité dans leurs retraites. Il ajoute qu'elles sont rares.
3« Race. LES TARENTULINES. ( Tareniulinœ.)
Corps dont la longueur n excède pas dix lignes. Abdomen avec une suite de triangles ou de ekevrons irtuuwrr^ saux sur le dos.
12. Ltcose tàrcktcuive. (Lrcosa tarentulina») Long. 8 lignes.
« Abdomen d'un cendré roussâtre clair, sur lequel se detnne imparfaitement une figure composée de cinq triangles noirs, bordés postérieurement de blanc; les deux triangles antérieurs
(1) Drummond*s Trnt^ls^ in-folio, 1764 1 p* i38, Planche.
a. LYCosr* 3o5
(IWûés sur leur axe par luic ligue rouâse , loiigiLudinale ; les troU postérieurs plus larges et plus courts que les précédents • rédoits chacun à leur extrême base • et formant autant de lignes sens!* blement arquées; sternum et rentre noirs. Les filières entourées de jaune orangé. Pattes grises en dessus; en dessous , tranchées largement de fanye et de noir.a (Savigny.)
Ljrccta tareniulina, Savigny, Aran. d'Egypte, p. tiZ, PI. 4, fig. a . — iQrcota radiaia, Latreille , Gêner. 1 4«, p. i lo.— J^cota maeuiaia, Hahn, Monog. die Arachniden, in-4^ p. 34, PL 3, fig. I ? — fycosa inquilina, Koch, dans Schoèfier, p* ito, ttb. t, le mile; tab. 3, la femelle.
Ancien-Monde — Europe , midi de la France— Afrique, Egypte.
M. Savigny remarque que, dans cette espèce, les deux yeux intérieurs de la ligne antérieure sont un peu plus gros que les deux extérieurs, et en note, que dans la Tarentule ordinaire y ce sont les yeux antérieurs qui sont un peu plus petits que les extérieurs. Mais il paraît au contraire que , dans la Tarentule de la Poullle, ce sont les intérieurs qui sont les plus gros. Dans la Tarentule Narbon*iaise et dans celle de Morée, ce sont les yeux extérieurs qui» étant un peu plus proéminents, paraissent plus gros. Mais ce caractère est peu sensible ; car ces quatre yeux antérieurs sont presque égaux. Cependant on ne doit pas négliger ce caractère ; il faut s'en assurer par des observations répétées ; il est plus décisif que les taches du dos. Dans cette espèce , les filières sont entourées de jaune orangé, an lieu que , dans la Tarentule Narboonaise , le noir du ventre se prolonge jusqu'aux filières ; mais l'espèce de Morée parfît tenir, par ses yeux , plus à l'espèce Narbonnaise qu'à l'Égyptienne.
La Tarentuline de Savigny ne me paraît pas différer de la Ljreota radiaia du Gêner. Crust. t. I, p. iso, de Latreille. Je trouve dans mes manuscrits la meniion d'une espèce semblable k celle^i , reçue de Montpellier, mais qui en diffère en ce que le dessous de l'abdomen , la poitrine et les mâchoires sont verdâtres an lieu d'être noirs. Je l'avais nonunée Lycose lapidicolle, Ljrcota iapidieolla. La fy'cosa tabulas a, cilée par M. Koch comme syno* nyme de cette espèce, est évidemment notre fabrilit, espèce diflTérente. 11 faut en dire autant de la Meridiana du même. L'espèce décrite et figurée par M. Koch n'a que 5 lignes de long. 11 dit qu'elle s'accouple en mai , dans les environs de Ratisbonne. APTFars, TOMï I. ao
3o6 ARAïaniEs.
Ni la figur« , ni la description de Clerck , pour «m inquilinut^ nt peuvent te rapporter non plut à cette Aranëidé tî bien fif^iirée par M. Roch , dont la figure retiemble exactement à celle d*iine petite Tarentule. G'ett 4 notre Ljrtoia fahrilu quelle rettemUe le pXvAé
i3« Ltoosb paxifEiisK» {fy*cosa eaptam,) liâle. Long. 7 lignes.
Gortelet brun. Abdomen ovale , allongé , ayant en dettot deux rangéet loogiludinales de tachet ovales, inclinéet Tune vert Fantre . au nombre de sept de chaque câté. Ventre avec un triangle isotcèle noir dans le milieu.
Walckenaer, tableau des Aranëides, p. 14. — fycosa fabrilu^ Koch , dans Panzer Forgesezt, 21. 1 20. 11. — Ljreoià Melanogaster, Hahn. die Arachniden, 1. 1, p. 101, tab. 26, fig. 76.
Ancien-Monde — Europe — Italie , dant les environi de Turin, en Allemagne.
Les deux premières tachet de rabdomenproche leoonelei forment une sorte de croissant $ les trois taches postérieures se rénniBaeiit au sommet, en accents circonflexes ; ces taches dessment la raie loi»> gitudinale qui les sépare , et qui se trouve être orénelée et oomaui formée de petits triangles : les côtés de Tabdomen sont mélangés de fauve et de brun. Le ventre , aux deux côtés du triangle isoecèle noir, est fauve. A la pointe ou au sommet inlérienr de «• triangle noir est une mnrcpie fauve , qui présente une fourche ov croissant, ou plutôt un V* dont la pointe est tournée vers Tanae. La région des yeux est noire. Les mandibules sont couvertes de poils roux. Kn dessus , les pattes et les palpes sont jaunâtres t \m pattes ont quelques taches irrégulières» d'un noir pllej et en dessous le sternum , les pattes, la lèvre et les mâchoires sont d*ai fauve clair. Dans les jeunes « le ventre est pâle, la triangle noir n existe pas, mais le V S > trouve.