‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 226 sur 1156 · III. ARRKNURUS , Dugès, Ann. sc. nat . , série · texte numérisé non relu

III. ARRKNURUS , Dugès, Ann. sc. nat . , série

Ce sous-genre comprend iesHydrachnes que Muller rangeait dans sa première section , celles où le mâle a le corps terminé par une sorte de queue : Hydrachnæ caudatæ . La femelle est tronquée en arrière, mais le mâle offre, au contraire, un prolongement rétréci du côté du tronc , terminé par deux angles pointus et par un rebord sinueux dans leur intervalle. Au milieu de ce bord est suspendu un appendice pistiîiforme perforé à son extrémité ; d’après les observations de Muller et de Dugès , c’est , sans doute , le pénis. Deux points crochus occupent le dessus de ce prolongement. Dans l’un et l’autre sexe, le dos offre une ellipse régulière qui semble circonscrire une portion de peau molle, plus mobile que le reste. Presque tout , effectivement, est dur, crustacé, chagriné, épineux. Les yeux, au nombre de deux , noirâtres , écartés , situés sur la partie la plus avancée du corps , semblent cachés sous cette peau, dont la demi-transparence les laisse apercevoir ; elle permet aussi de reconnaître asseg bien la distribution des cæcums intestinaux qui

G. HYDRACHNE.

formenf des marbrures brunes sur la couleur dominante du corps. La bouche est en dessous , formée d’une lèvre petite , et qui paraît à Dugès percée d’un trou rond comme celle des Eylaïdes.

Une des singularités des Arrénures, c’est l’habitude de rejeter en dessus et en avant leurs pattes postérieures. Toutes sont, du reste, ciliées et onguiculées, comme chez les genres voisins; mais leur septième article est plus long que le sixième : le mâle les a toutes plus fortes que la femelle ; les postérieures se font encore remarquer chez lui par la longueur du cinquième article qui est armé d’une épine ; les hanches , surtout les postérieures , sont d’une largeur considérable; elles sont rapprochées presque sur la ligne médiane , les antérieures se touchent dans la moitié de leur longueur; derrière le milieu de celles de la quatrième paire, on distingue un stigmate ; entre elles on voit chez la femelle un espace elliptique transversalement, bivalve et à peau molle : c’est la vulve; une saillie oblongue et couverte de pointes pelîucidesen part obliquement de chaque côté ; le mâle n’a que deux saillies ; elles sont plus petites et arrondies.

Ces détails , également empruntés à Dugès , sont pris des H. eus pidator, albator et viridis , principalement de ce dernier. Aussi sont-ils loin de s’appliquer à toutes les espèces , surtout pour ce qui est de la forme du prolongement caudal. De Géer ne connaissait qu’une espèce d’Hydrachne à queue ; Schranck en avait signalé une autre espèce ; Muller en a décrit dix nouvelles ; Dugès en a seulement ajouté une ; mais M. Koch en donne beaucoup plus. Voici les caractères que chacun de ces auteurs leur assigne.

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