Hybracbne satiné. ( Ilydrachnaholosericea
Rœs. , Insect., III, pl. 25. — Acarus aquaticus , Linné, Fauna suec., ed.2, sp. 1978. — Tique rouge satinée aquatique, Geoff. , Insectes , II , 625. — Mite satinée aquatique , De Géer, Mém. , VII, p. 149, pl. 9, f. 15-17. — Limn. holosericea , Latreille, Généra Crust. et Ins., I, p. 160. — Limn. aquatique , Dugès, loco cit. , p. 159, pl. 11 , f. 35-40. — Limn. holos. , Koch, Deutschl., fasc. 12, pl. 24.
Les Hydrachnes de cette espèce ont été rapportées par Fabricius au genre des Trombidium , et, en effet, bien qu’elles soient aquatiques , elles diffèrent par leurs habitudes des Acarides qui vivent dans les mêmes circonstances. Les Limnochares ne nagent pas ; ils marchent au fond de l’eau, à la surface du sol, comme s'ils étaient à sec. De Géer, qui a conservé vivants deux de ces insectes , leur a vu pondre des œufs que la femelle a déposés au fond du vase sous la forme d’une croûte blanchâtre, mêlée de rouge. Il en a vu sortir des Acarides rouges à six pattes
G. IIYDRACHNE. 2O9
allongées , à corps ovale , à tête en forme de museau et garnie de deux palpes qu’il appelle deux autres pattes plus courtes. Ces petites larves couraient sur l’eau ou nageaient à volonté au milieu du liquide. Dugès ajoute à ces détails que c’est sur le Gerris lacustris , hémiptère fort commun à la surface des eaux tranquilles, que la larve de Limnochare va chercher sa subsistance ; c’est ainsi qu’il l’a trouvée vers la fin de juillet fixée sur plusieurs points , mais le plus souvent près de la tête. Ces larves , très-petites et d’un rouge vif, ont un gros suçoir mobile en forme de tête, portant deux gros palpes; les six pattes sont velues, terminées par deux griffes ; les hanches sont groupées vers la partie antérieure du corps , la partie postérieure s’élargit et s'étend davantage ; il y a deux yeux noirs latéro-antérieurs; en somme cette larve ressemble beaucoup à celle du Trombidium phalangii. Parvenue à la grosseur d’une tête de camion, chaque larve se détache et tombe dans l’eau, y marche comme auparavant , bien que ses pieds soient devenus plus courts relativement à l’ampleur du corps, s’enfonce dans quelque anfractuosité de pierre submergée, devient une nymphe immobile, et, au bout de 15 jours , laisse éclore un fort petit Limnochare d’un rouge éclatant, à huit pattes et avec toutes les formes apparentes de l’adulte.
VI. HYDRACHNA , Dugès , Ann . sc. nat.j 2e série , t, ï, p. 161c — Hydrachna (partira), Muller, loco cit. — » Achlysia , Audouin , Mém. Soc. kista nai. Paris j t. I, p. 98; 1821.
Palpes assez longs , à troisième article , le plus loüg , le quatrième et le cinquième disposés de manière à former ensemble une pince ; mandibules ensiformes ; bec long , à peine plus petit que les palpes ; corps arrondi ; yeux écartés ; vulve cachée par un écusson.
Larves aquatiques 9 fort différentes des adultes , types du genre Achlysie.
Latreille laissait parmi ses vrais Hydrachna les espèces suivantes :
APTERES , TOME HT. j 4
ACÂRIDES.
H. geographica , Mull. , et H. cruenta , Moll.
Ce sont aussi les seules que Dugès y rapporte , mais M. Koch en a depuis lors cité plusieurs autres , et il est bien démontré , depuis les observations de M. Burmeister et de Dugès], que le genre Achlysia de M. Audouin ne repose que sur des larves d’Hydrachnes.