‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 324 sur 1156 · Pou de corps. ( Pediculus vestimenti · texte numérisé non relu

Pou de corps. ( Pediculus vestimenti

Jaunâtre uniforme ou blanc sale ; tête avancée ; ovalaire allongé ; thorax subarticulé ; second article des antennes allongé ; pattes plus grêles que dans le précédent ; allongées. Longueur 1 ligne ou 1 ligne i.

Ped. hum. corporis , De Géer, Mémoires , Vïï , 67, pi. 1 , f. 7. — Ped. hum. , var. B, Linn. , Syst. nat II, p. 1016. — Ped. vestimenti , Nitszch , Thierins ., p. 47. — Burmeister, Généra y f. 8. — Guérin, Iconogr. règne anim ., pl. 2, f. 5. — Denny, Anopl. Prit. , p. 16 , pl. 26 , f. I.

3, Pou des malades. ( Pediculus tubescentium.)

Entièrement jaunâtre pâle; tête arrondie; thorax plus grand que dans le précédent , carré ; antennes allongées ; segments abdominaux plus serrés. Long. 1 ligne f.

Alt, Dissert, de phthiriasi , Bonn , 1824 , av. pl. — Goldfuss , Zool. Atl. , II , p. 45. , pl. 213, f. 5. ■ — Ped. tdb. , Burm., Généra; id. tlandb. der Entom. , II, 60. — Dissert . de phthiriasi, Bonn ; 1824, av. fig. — Denny, Anopl . B rit., p. 19.

Nous reproduirons au sujet de cette espèce de poux le résumé donné par M. Burmeister des observations qu’on a faites à son égard. Ces Poux ont été recueillis sur une femme de soixante-dix ans. Le soir, et surtout au lit , elle était prise d’une démangeaison insupportable. Elle avait des Poux au cou, au dos et à la poitrine ; ceux-ci disparaissaient quand la malade se refroidissait à ces endroits du corps, mais ils reparaissaient bientôt. Ils ne devinrent pas contagieux et furent détruits par l’essence de térébenthine. L’épiderme , aux parties signalées , était malade et couvert de petites croûtes , dans lesquelles les Poux s’arrêtaient volontiers.

Des personnages célèbres ont succombé à cette dégoûtante maladie : Hérode , Sylla , Phérécide , Philippe II d’Espagne et, d’après quelques auteurs , le divin Platon lui-même , en furent également victimes. Aujourd’hui elle est commune encore dans certaines parties de l’Europe où les habitants sont sales et malheureux ; en Galice et dans les Asturies elle n’est pas rare ; en Pologne elle accompagne souvent la plique. Dans le phthiriasis les Poux se développent avec une telle rapidité que le vulgaire

G. POU

ne l’explique pas autrement que par génération spontanée (1) , et Amatus Lusitanus raconte avec simplicité qu’ils se produisaient si vite et en telle abondance sur un riche seigneur, que deux domestiques étaient exclusivement occupés à porter à la mer des corbeilles remplies de la vermine qui sortait du corps de leur maître.

IL PHTHIRIUS , Leach , Zool. Mise., III, 65. — Burmeister , Généra.

Thorax large, non distinct de Fabdomen , qui a huit segments , pour la plupart appendiculés latéralement ; antennes un peu allongées ; pattes antérieures grêles, non cliéiifères , ambulatoires.

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