‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 325 sur 1156 · Pou du pubis. (Pediculus inguinalis · texte numérisé non relu

Pou du pubis. (Pediculus inguinalis

Pâle , avec la partie moyenne du corps brun rougeâtre , et les pinces des quatre pattes postérieures roussâtres claires ; corps de forme triangulaire, émoussé; pattes assez longues. Longueur,

I ligne au plus.

Pediculus inguinalis , Rédi , Exper., pl. 19. — Ped. pubis , Linn ,Syst. nat., II, 1017.— Morpion, Geoffr., Ins., II.— Phthirius pub., Leach, Zool. Mise., III. — Ped. pub., Nitzsch, Thierins. , p. 47. — Guérin, Iconogr. Règ . anim. , Ins., pl. 2, fig. 7. — Phth.pub . , Nitzsch, in Burm., Généra , pi. du genre Phth., f. 1 ( eximia ). — Phth . ing., Denny, Anopl. Prit., p. 9, pl. 26, f. 3.

Cet insecte est , comme l’on sait, parasite de l’espèce humaine.

II s’attache aux poils des organes reproducteurs , à ceux de la poitrine chez l’homme , à ceux des aisselles et quelquefois à la barbe et aux sourcils. Les rapports vénériens avec des personnes qui en sont infestées ne sont pas l’unique moyen d’en contracter. On peut en être incommodé par le simple contact , par le linge qui en conserve , par les habits , etc. , et les personnes les plus

(i) Leuwenhoeck a calculé pour le Pou de tête, dont la reproduction est loin d^être aussi rapide, que, dans l’espace de deux mois, deux femelles, par la succession rapide des générations, pouvaient donner naissance à 18000 individus.

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ÉPiZOÏQÜES.

réservées en prennent quelquefois sans qu’il leur soit possible de s’en apercevoir au premier moment. On les détruit d’ailleurs très-aisément à l’aide de lotions , d’onguents, etc. , dont la composition est fort simple. La description suivante du Pediculus inguinalis est empruntée au Généra de M. Burmeister :

Tête panduriforme , à sinciput proéminent , arrondi , un peu en saillie à son sommet où se trouve enfermé le suçoir ; côtés sinueux à la partie antennigère ; occiput assez court , élargi , arrondi.

Yeux très-petits , placés de chaque côté immédiatement derrière les antennes , un peu proéminents.

Antennes filiformes , de cinq articles égaux.

Thorax très-large , aplati, plus large que l’abdomen, éehancré en avant pour l’insertion de la tête, montrant de chaque côté , comme dans tous les autres Pediculus , un stigmate entre la première et la seconde paire de pattes.

Abdomen aplati , cordiforme , soudé au thorax , composé de huit articles; les trois premiers segments très-petits , presque confondus en un seul, mais reconnaissables aux trois paires de stigmates réunis sur la base de l’abdomen ; cinq autres segments plus considérables , bien séparés , surtout les trois premiers, qui ont chacun une paire de stigmates, et à la partie latérale inférieure une verrue latérale mobile et charnue. Outre ces trois paires de verrues , il en existe une quatrième fixée à l’extrémité du thorax, très-petite, mais néanmoins saillante; les deux dernières paires sont les plus grosses ; toutes sont sétifères à leur extrémité. Les deux derniers segments abdominaux sont plus petits que les trois dont il vient d’être parlé et n’atteignent pas le sommet des verrues du sixième segment ; le dernier est échancré à son bord postérieur; c’est là qu’est Torifice génital.

Pieds allongés , dissemblables , les antérieurs ambulatoires , allant en s’amincissant, à jambe cylindrique non échancrée , à ongle petit , à peu près droit ; les quatre pieds postérieurs épais et grimpeurs sont plus forts, surtout après la cuisse. La jambe est en effet grande , campanuliforme , sinueuse à son sommet et , un peu avant, armée d’une dent interne; le tarse est long, grêle, courbé , uni-articulé , corné , portant un grand ongle un peu crochu, également corné , se reployant sur la dent de la jambe pour saisir, comme dans une pince, entre lui et cette dent, les poils sur lesquels l’insecte se tient.

G. POU. 3o»

Abdomen de huit segments, le premier allongé, résultant de la réunion de deux.

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