Philoptère goniopleure. {PMlopterus goniopleurus
Ornith. goniopl ., Denny, Anopl. Prit ., p. 184, pl. XXIII ,
Parasite du grand Harle {Mergus merganser), et d’un Cygne
36o . ÉPIZOÏQUES.
du Canada ( Cygnus canadensis) , pris à Norwich ( en Angleterre).
175. Philoptère bordé de noir. ( Philopterus atro-marginatus.)
Ornith. airo marg Denny, Anopl. Brit p.185, pl. XXII ,
fig. 3.
Trouvé parasite du Cygne du Canada ( Cygnus canadensis ) cité précédemment.
On a aussi rapproché des Aptères épizoïques, dont il vient d’être question , le singulier Insecte que Kirby appelait Pediculus melittœ (le Pou de l’abeille) , et que M. Léon Dufour a décrit sous le nom de Triungulin (Triungulinus adrenetarum (1). PourNitzsch(2), pour M. Serville (3), pour M. Westwood (h), etc., ce Triungulin est une larve de Coléoptère , ce qui paraît fort acceptable , et on l’indique spécialement comme étant celle du Méloé. De Géer (5) avait aussi émis cette opinion , et , sous ce rapport comme sous tant d’autres , il avait mieux vu, que ceux qui l’ont suivi. M. Walckenaer a rapporté, dans ses Mémoires sur les Abeilles solitaires (6) , les principaux faits de cette discussion.
Voici les caractères génériques assignés par M. Léon Dufour, à son genre Triungulinus .
Corps allongé , déprimé, d’une même venue.
Tête distincte , portant des antennes , des yeux et des palpes.
Tronc formé de trois pièces égales, où s’articulent les pattes.
(i) Ann. sc. nat., Ire série, XIII, 62, pl. 9 ; 1828.
(2/ Loco citato , p. 67.
(3) Bull , universel de Férussae.
(4) Trans , entom. soc . Lond Il, î84 5 pl. ï5, fige l4»
(5) Mémoires pour Vhist. des Ins ,
(6) Pag, 83.
G. TRIUNGULIN. 36 1
Abdomen de la largeur du tronc, divisé en dix segments égaux.
Antennes insérées au devant des yeux, composées de trois articles distincts , dont le dernier se termine par une soie simple aussi longue qu’elle.
Deux palpes saillants , d’un seul article long et droit.
Bouche inférieure , peu apparente.
Yeux latéraux arrondis.
Six pattes à peu près égales entre elles.
Tarse formé par un seul article fort court, en quelque sorte rudimentaire , où s’implante une grifïe plus ou moins repliée vers l’axe du corps , et composée de trois ongles ou crochets distincts, cornés, pointus et mobiles.
Dernier segment de l’abdomen terminé par deux longues soies simples, inarticulées.
APHAN1PTERES.
ORDRE II
APHAN1PTÈRES.
Les Aphaniptères de Kirby sont les Suceurs ( Suctoria ) de De Géer, et les Siphonaptères ( Siphona ptera) de Latreille , qui en fait également un ordre, mais en les plaçant intermédiairement aux Epizoïques et aux Coléoptères. Leurs principaux caractères ont déjà été exposés dans cet ouvrage (1).
Les entomologistes ne sont pas d’accord sur le rang que ces animaux doivent occuper dans la classe des Insectes 5 leur bouche les a fait rapporter aux Hémiptères par quelques-uns, et leurs métamorphoses, aux Diptères par plusieurs autres; mais chacune de ces deux opinions paraît trop exclusive , et les auteurs euxmèmes qui les avaient proposées , les ont presque tous abandonnées (2). L’absence d’ailes chez les Puces , la complication de leur bouche , la disposition variable et singulière de leurs antennes , la nature de leurs yeux, qui sont au nombre de deux seulement et stemmat! formes , leurs métamorphoses complètes sont en effet autant de caractères dont l’ensemble autorise la distinction de ces animaux en un ordre à part.
Genre PUCE. ( Pulex .)
Quoiqu’on ait fait trois ou quatre genres aux dé» pens de celui-ci , il est le seul que nous adopterons ,
(2) M. Hollard dans ses Nouveaux cléments de Zoologie , rédigés d’après les leçons et les notes de M. de Blainville , place les Puces à la fin des Insectes dans l’ordre des Aptères , qui comprend aussi les Poux et les Ricins. M. Pouchet suit la même méthode dans sa Zoologie classique.
G. PUCE
les caractères de ceux qu’on a proposés (1)] et surtout la réparti lion des espèces dans chacun d’eux n’ayant pas été suffisamment établis par les auteurs de ces genres.
La bouche des Puces se compose essentiellement de trois parties :
1° Les palpes, qui sont quadri-articulés et portés par une lamelle foliacée ; quelques auteurs les ont pris à tort pour les antennes.
2° Deux lames spadiformes dentées sur leurs deux tranchants : ce sont les agents principaux des piqûres faites par ces animaux ; on les considère comme analogues à la languette des Hémiptères ; elles percent la peau , l’irritent, et font affluer le sang, que l’animal suce par les contractions de son jabot.
3° Une gaine articulée recevant dans une gouttière, et soutenant par-dessous , dans leur action, les lames en scie ou la languette. Cette gaine est regardée comme formée de la réunion des deux palpes labiaux qui seraient composés de trois ou quatre articles chacun.
Les véritables antennes sont à leur place ordinaire , mais néanmoins elles ne sont pas toujours facilement visibles , parce que , dans plusieurs espèces, et particulièrement dans les femelles, elles sont courtes et couchées dans une rainure inférieure à leur insertion. Dans les mâles de certaines Puces , et en particulier de celle du pigeon , elles sont droites et leurs articles sont plus considérables; nous en avons fait graver la ligure dans notre Atlas (pl. 48, fig. 7).
La tête est d’un seul article, clypéiforme, comprimée , semblant quelquefois partagée en deux , et dans
(i) Mycetophila , Haliday in Curtis-CoRDYLA , id., ibid. — - Ceratopjiyllus , Curtis. — Dervatophilus , Guérin,
364 APHAN1PÏERES*
d’autres cas denticulée bilatéralement à son bord inférieur.
Le thorax est composé de trois articles séparés.
Les pattes sont longues, propres au saut, principalement celles de la troisième paire. Elles se composent d une hanche considérable , ainsi que la cuisse et la jambe , dont elle est séparée par un trochanter petit , et d’un tarse à cinq articles , dont le premier le plus long et le cinquième bi-onguiculé.
Dans le Pulex irritans , et probablement dans les autres aussi , les trachées ont deux paires de stigmates au thorax , une sur le prothorax et l’autre entre le méso et le méta thorax. Les trachées se voient assez aisément dans les pattes par transparence.
L’abdomen présente une forme particulière de son neuvième ou avant-dernier anneau apipeïépygidium. Il
porte un certain nombre de soies épineuses implantées aucentre d’autant d’aréoles disposées irrégulièrement à sa surface. Chacune des aréoles , large de 0ram,012, est ornée d’une cercle de dix granules ronds comme depetites perles et placées autour de la base du poil. Les anneaux de l’abdomen sont partagés bilatéralement ; et toutes les pièces de l’abdomen sont comme imbriquées.
Le mâle a deux stylets pour la copulation ; il se place ventre à ventre sur la femelle : la reproduction est ovipare. Chaque œuf donne une larve apode, et la nymphe s’enveloppe d’une petite coque. La Puce pénétrante offre , sous ce rapport , quelques particularités dont il sera question à son article.
Le corps et les pattes ont des poils plus ou moins spiniformeso
Après avoir parlé de ces parasites d’une manière gé-
G. PUCE o
ïîérale , nous devons procéder à rénumération descriptive des espèces de cette petite famille , et donner sur celles qui s’attaquent à l’homme des détails plus circonstanciés. Toutes n’ont pas été également bien décrites , et il serait difficile d’en établir les affinités naturelles. Aussi préférons-nous suivre l’ordre des animaux sur lesquels on les trouve , que d’essayer, malgré les inconvénients de cette détermination, une énumération méthodique réelle de leurs espèces.