Polyzonidæ, Newp
Plus récemment M. Newport a publié un travail détaillé sur les Chilopodes (1).
Les naturalistes dont il nous reste à rappeler les travaux sont principalement MM. Waga, Hippolyte Lucas , Koch et Gray. Nous donnons en note la liste de leurs publications. M. Waga a recueilli des espèces
(1) Monograph of the class myriapoda, Order Chilognatha ( Trans. linn. soc. London, t. XIX, p. 349, pl. 40).
curieuses de Myriapodes aux environs de Varsovie : des Jules, le genre Polyzonium ou Platyule, un Craspodosome, etc. C’est surtout par la finesse des observations physiologiques que son mémoire mérite . d’être cité (1).
M. Lucas (2) a suivi notre prodrome de 1837,et complété, d’après nos notes ou ses propres observations, plusieurs descriptions dont on n’avait imprimé qu’un abrégé. On lui doit aussi des descriptions de quelques Myriapodes de l'Algérie, animaux dont MM. Koch et André Wagner ont également étudié quelques espèces; il a décrit deux espèces nouvelles d'Iules de France, et fait connaître avec soin un genre nouveau et très-curieux du Mexique qu'il nomme Platydesmus.
M. J.-E. Gray (3) avait fait graver dans Ja partie entomologique de la traduction anglaise du Æègne animal de G. Cuvier quelques Myriapodes nouveaux ou curieux, mais sans les décrire. M. Jones a publié plus récemment la classification adoptée par ce naturaliste, et réuni quelques traits généraux de l’histoire dés Myriapodes dans un article de l'Encyclopédie de M. Todd. Malheureusement les genres nouveaux
qu'il indique sont encore restés sans description détaillée.
(1) Observations sur les Myriapodes (Revue sool. par la soc. cuviérienne, t. II, p. 76).
(2) Les Myriapodes dans l'Hist. nat, des Animaux articulés, Crust., Arachn. et Myriap., publiée avec les suites à Buffon de l'éditeur Dumesnil ; 1840. — Articles sur les Myriapodes, dans le Dict, univ! d'Hist.nat. de M. Ch. Dorbigny. — Plusieurs descriptions insérées dans les Ænn. de La soc. entom. de France , et entre autres celle du G. Platydesmus.
(3) Dans Griflith, Anim. Kingdom, pl. 135; année 1832.
— Dans M. Jones , article Myriapona du Cyclopedia of Anat. gyd Physiol. de Todd, t. II, p. 544 ; 1842.
CLASSIFICATION. ni
Affinités des Myriapodes et classification. — On
connaît actuellement plus de trois cents espèces de Myriapodes, et les collections en possèdent encore que l’on n’a pas décrites. La réunion de caractères que présentent ces animaux, non plus que leur apparence extérieure , ne permettent pas de les réunir aux autres classes admises parmi les Entomozoaires condylopodes (1), classes que l’on connaît plus généralement sous les noms d’Insectes hexapodes, de Crustacés et d'Arachnides ou Octopodes.
En effet, les Insectes hexapodes ont dans leur corps, composé en général de quatorze articles et divisé en trois parties, la tête, le thorax et l’abdomen; ainsi que dans leurs pattes, au nombre de trois paires et esclusivement thoraciques, des particularités qui les isolent nettement des Myriapodes. Ces particularités, jointesà celles de leurs antennes, simples, comme chez ceux-ci, etde leur respiration, également trachéenne, ainsi qu’à la nature de leur système nerveux, de leurs organes sensoriaux et de leurs actes, les placent en tête des animaux articulés. En même temps ils en font une série particulière dans le grand type de ces animaux. Tous les Hexapodes, quoique inséparables les uns des autres, pourraient néanmoins être divisés en plusieurs sous-classes, et c’est avec eux que les Myriapodes présentent le plus d’analogies réelles.
Les Crustacés forment manifestement une série distincte, composée d'ordres divers et même de plusieurs sous-classes, subordonnées les unes aux autres par les
(1) Les Animaux articulés qui sont pourvus de pieds articulés.
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inégalités de leur complication organique. Leurs antennes engénéral doubles, leur modede respiration branchiale et les principales particularités de leur organisation, les distinguent bien nettement des Myriapodes. Si quelques analogies ont été signalées entre certains Crustacés et divers Myriapodes , ces analogies, mieux étudiées, paraissent plus apparentes que réelles, et elles nous semblent en définitive n’avoir qu’une valeur très-secondaire au point de vue de la classification. Il faut en excepter cependant la position des orifices génitaux chez les Diplopodes, qui rappelle celle des Crustacés.
La troisième série des Articulés condylopodes est celle des Xiphosures et des Arachnides, avec lesquels les Myriapodes n’ont réellement aucune analogie, Cependant Lamarck plaçait anciennement les Arachnides et les Myriapodes dans la même classe, et un naturaliste contemporain, dont les travaux ont eu sur l’histoire des Myriapodes une heureuse influence, a soutenu que les Arachnides trachéennes sont des Insectes comme les Myriapodes.
La grande importance que beaucoup d’auteurs ont accordée aux organes respiratoires, avec Cuvier et Latreille, est la principale raison des difficultés que l’on a éprouvées dans la classification des Entomozoaires condylopodes. Beaucoup de naturalisies n’ont même réuni les Myriapodes aux Insectes hexapodes que parce que les unsetles autres respirent pardestrachées. On à depuis longtemps combattu cette manière de voir, et les derniers travaux d'anatomie entomologique semblent en avoir fait définitivement justice. Si l’on réunit les Myriapodes aux Hexapodes uniquement parce que les uns et les autres ont la respiration trachéenne, pour-