CLASSIFICATION
quoi en séparer la partie des Arachnides qui a les mêmes organes respirateurs ? et bien qu’il paraisse démontré que tous les Hexapodes ont des trachées, comment ne pas faire un groupe à part pour ceux qui joignent à ces trachées de véritables branchies, comme beaucoup de larves de Névroptères et quelques autres encore ? Mais c’est ce que personne n'aurait voulu faire. Cevendant le naturaliste dont nous parlions à l'instant, M. Brandt, qui accepte le principe tel que l’ont posé Cuvier et Latreille, en accepte aussi la conséquence, non-seulement quant aux Myriapodes, mais aussi relativement aux Arachnides à trachées. Voici comment il s'exprime à cet égard :
« Admettant dnAant que ce principe de CRIER cation dérive surtout des organes de la respiration et de la circulation, une partie des Arachnides doit également entrer dans la classe des Insectes, notamment les Ærachnides trachéennes, pendant que l’autre partie des Arachnides, les Arachnides pulmonaires, devra être réunie aux Crustacés, qui différeraient des Insectes surtout par la présence des branchies en forme de feuilles ou de sacs (poumons), et des vaisseaux apparents qui apportent le sang aux organes et aux poumons (1).».
Si nous acceptons, et ceci est incontestable, que les Myriapodes diffèrent beaucoup des Insectes et qu'ils s’éloignent beaucoup aussi des Crustacés et des Arach-
() Nous nous bornerons à faire remarquer qu'il n'y a aucune analogie de connexion entre les branchies appendiculaires des Crustacés et celles pseudopulmonaires des Arachnides; et d’ailleurs il suffit de rappeler que Dugès a observé que certaines Araignées ont à la fois des trachées et des poumons pour montrer qu'il ne faut pas avoir dans le caractère fourni par les organes respiratoires une confiance trop exclusive.
nides , deyons - -nous admettre que les Myriapodes constituent une quatrième classe d’Articulés condylopodes ayant une valeur égale à celles dont nous venons de parler ici (les Insectes hexapodes, les Crustacés et les Arachnides), ou bien devons-nous les considérer comme les animaux vermiformes appartenant à la première d’entre elles? C’est ce qu'il est encore assez dificile de décider, quoique la seconde opinion paraisse préférable.
Pour M. de Blainville, les Myriapodes sont au contraire les Animaux articulés condylopodes les plus voisins des Vers. Déjà les anciens auteurs, et parmi eux Aristote, avaient remarqué les analogies incontestables que les Myriapodes, envisagés des leur forme extérieure , présentent avec les VE marins, et plus particulièrement avec les Néréides. Souvent ils avaient comparé ces animaux les uns aux autres, et ils leur avaient même appliqué dans beaucoup de cas le même nom, distinguant seulement par des épithètes empruntées à la nature des lieux qu’elles habitent les Scolopendres marines et les Scolopendres terrestres. Les naturalistes qui ont les premiers étudié les Naiïs, autres sortes d'animaux articulés qui semblent représenter, dans nos fleuves et dans nos étangs, les Néréides des eaux salées, leur ont aussi donné le nom collectif de Scolopendres ou de Millepieds ; et pour Trembley, le Naïs qu'on a depuis nommé Naïs proboscidea , est le Millepieds à dard.
Mais sont-ce la encore de véritables affinités et non pas de simples analogies; et si nous refusons de voir dans les Gloméris et dans quelques autres des animaux voisins des Cloportes, devons-nous dire que les Géophiles établissent la transition des Myriaj;odes aux Néréides,