CamBaza LaiTEUx. (Cambala lactarius
Corps cylindrique brun en dessus avec une bande dorsale rousse et une autre obsolite de chaque côté ; ‘lessous blanc jaunâtre ; des lignes saillantes sur tous les segments; antennes brunrouge ; yeux triangulaires, graniformes, noir foncé.
D'après Say, cette espèce vit à terre ; elle n'est pas rare et quand on l'irrite elle sécrèle par chacun de ses pores latéraux une goutte blanchâtre qui répand une odeur extrêmement désagréable.
Remarques sur les genres CAMBALA et SPIROSTREPHON. — Say a publié dans le Journ. del’ Acadi des sciencesnaturelles de Philadelphie la description d'une espèce de Myriapode del’ Amérique septentrionale, qu'il nomme Zulus lactarius. MM. J.E. Gray et Brandt ont fait de ce Zulus lactarius le type du genre nouveau qu'ils nomment Camara Gray) et SpiROSTREPHON (Brandt), et cependant ils ne s'accordent pas sur le caractère qu'ils attribuent aux yeux de l'animal décrit par chacun d'eux : M. Brandt les donnant comme disposés en triangle , ce que fait également Say, et M, Gray disant qu’ils sont en série linéaire de chaque côté de la tête, Celle seconde assertion a été confirmée par l'observation attentive de M. Newport.
Nous avons reproduit plus haut ce que Say dit au sujet du Zulus
Mactarius (loco citato, t, MH, p. 104).
M. 3. E. Graya figuré sous ie nom de Cambala lactarius, dans l'édition anglaise du Xégne animal de G. Cuvier, publiée par Grifith (pl. 135, fig. 2), un Myriapode dont il n’a pas donné de description complète.
TULIDES. 135
En 1837, nous considérions les Cambala, d'après la figure donnée par M. Gray, comme des « Platyules dépourvus d'yeux, » et nous les rangions , avec quelque doute néanmoins, à la suite de ceux-ci , en en faisant le dernier genre de l'ordre des Diplopodes.
En 1840, M. Brandt publia, dans le Bulletin scientifique de l'académie de Saint- » Bétgrshüurg, la description da nouveau genre de la famille des Tulus , qu'il nomma SPIROSTREPHON.
Ge genre a pour ty ype; d'a après M. Brandt lui-même , le Zulus lactarius de Say (Journ. acad. nat. sc. Philad., t. HE, p.10#), dont il a observé un individu qui lui avait été envoyé du Musée de Berlin.
M. Brandt ajoute à sa description la remarque suivante : « Zulum lactarium pro typo generis Cambala Grayi habuis- » sem, quum figura ab hocce zoologo sub nomine Cambalæ » lactarii data auimali nostra salis bene conveniret, nisi, in » figura 2, oculos in lineam arcualam solitariam dispositos re- » præsentasset. »
En 1842, nous pûmes nous assurer, en visitant la collection zoologique du £ristish Museum à Londres, que le Zulus lactarius et le Cambala lactarius étaient bien le même animal ; mais, d'après une note prise sur l'exemplaire lui-même de Say et de M. Gray, note publiée en 1844, et que nous reproduisons ici, nous fûmes conduit à considérer le Cambala «comme » des lules sans yeux ? à forme de Polydesmus pallipes (genre » Strongylosoma), mais à anneaux nombreux comme ceux des » Jules , et plutôt comprimés que déprimés.
» L'espèce type mesure 0,035. Elie a la deuxième partie des » anneaux marqués de grosses rugosités longiludinales, peu ser- » rées. Son corps est brun foncé , un peu chocolat ; le dessous » est plus clair ainsi que les pattes. 11 y a quarante-cinq an- » neaux au corps , les derniers étant un peu plus étroits, maïs » sans crochet terminal, Le Cambala se rapproche sous ce rap- » port du Julus plicatus. »
Ainsi, nous considérions le Cambala comme allié aux Lysiopétales, dont le Zulus plicalus fait partie, et, de son côté M. Brandt reconnaissait les mèmes affinités à son Spirostrephon, mais en lui donnant des yeux disposés en triangle.
Dans la même note, nous faisions remarquer l'erreur échappée à M. Jones, qui considère notre genre Platyule ou le Poly-