DIPLOPODES
zonium de M. Brandt, comme identique avec le genre Cambala.
En même temps (1844) M. Newport publiait sa liste des Myriapodes du British Museum, et classait le Cambala après les Strongylosomes, mais en lui appliquant des caractères qui concordent tout à fait avec ceux que nous avions notés, et de plus, en décrivant exactement les yeux de cet insecte, ce que nous n'avions pas fait.
Jl ne sera donc pas inutile de reproduire ici la note de M. Newport :
« Yeux disposés de chaque côté de la tête sur une seule rangée transversale semi-lunaire; antennes courtes, subclaviformes, à articles égaux.
«J'ai décrit les caractères de ce genre d’après l’exemplaire » originairement envoyé par Say au D. Leach. Les seuls carac- » tères donnés par M. Gray (Grifjith's Animal kingdom) sont » consignés dans l'explication des planches (Vol. IT, Znsectes, » p. 78%), savoir : «135 a, Cambala lactaria , 182. Brown with » the front edge of the rings dotted. Allied to Zulis (ulus?); but » the head is furnished with a row of minute okelli (ocelli) on » each side. » Il y a même une indication peu distincte des » ocelles dans la figure citée. » Ainsi les yeux affectent sur le Iulus lactarius du British Museum une disposition particulière. Sont-ils la seule raison qui empèche M. Newport de réunir le Cambala à ses Platops qui ne diffèrent pas des ZLysiopélales de M. Brandt? Nous le penserions, si M. Newport, dans le tableau de sa classification des Myriapodes, inséré dans les 7ransactions de la société linnéenne pour 184%, ne plaçait les Cambala dans le groupe des Monozonies, à côté des Craspédosomes, et les Platops ou Lysiopétales beaucoup plus loin, en les séparant des Cambala par six genres du groupe des Jules proprement dits (1).
On comprendra par ces détails pourquoi nous écrivions en 1844 (2) , après avoir fait ressortir l'incertitude dans laquelle nous
. (1) Voici les caractères génériques assignés aux Cambala dans ce travail par M. Newport :
Yeux en double série courbe; corps cylindrique; lamelles latérales courtes, terminées en plaque simple.
(2) Ann. sc. nat, 3° série, t. 80, p. 69.
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laissaient les détails qu'on vient de lire au sujet du Cambala: « Il est donc à désirer que les naturalistes anglais en publient une nouvelle étude. »
Le doute deviendra bien plus grand encore si l’on se rappelle que la description du Zulus lactarius publiée par Say donne à cette espèce des yeux disposés en triangle : «Æyes triangular, granulated, deep black , » ce qui est aussi dans la description de M. Brandt.
Il résulte de tous ces détails que peut-être on a confondu sous le nom de Zulus lactarius de Say deux animaux différents, quoique très-voisins, et que leurs yeux permettront de distinguer l’un de l’autre :
a) Iuzus Lacrarius , Say , Journ. acad. nat. sciences Philadelph., t. IE, p. 104. —Id., OŒuvr. entom., publiées par Lequien , t. I, p.16. — Zulus (Spirostrephon) lactarius , Brandt, Bull. sc. ac. Saint-Pétersbourg , 1844. — Id., Recueil, p. 90 :
Caractérisé principalement par ses yeux disposés sur une surface triangulaire.
b)CamBara Lacrarius, Leach, British Museum.—J.-E. Gray, in Griffith, Anim. kingdom, Ins., pl. 135, fig. 2. — P. Gervais, Ann. soc. entom. France, 1844. — Newport, Ann. and Mag. of nat. hist.,t. XII, p. 266:
Ses yeux , d'après M. Newport, sont disposés sur une ligne courbe bilatérale. MM. Gray et Newport disent cependant que l'animal qu’ils ont étudié a été déterminé et envoyé par Say.
Genre IULE. Zulus.
Caractères des Tulides. Lamelles pédigères des segments non mobiles ; yeux multiples ; antennes, lèvre supérieure et lèvre inférieure variables. .
Nous laisserons le nom de Zulus à toutes les espèces européennes ou exotiques de la familles des Iulides chez lesquelles les lamelles pédigères ne sont pas mobiles comme dans les Lysiopétales , et dont les yeux sont multiples , ce qui les distingue des Stemmiules et des Blaniules. Les genres que M. Brandt a nommés Spirostreptus, Spirobolus, Spiropœus et Spirocyclistus
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rentrent dans celui-ci aussi bien que nos genres Æcanthiulus et Glyphiulus. La dificulté qu'on éprouve encore à établir avec certitude l’ordre naturel des nombreuses espèces du genre lule nous force à recourir à la répartition géographique dans leur énumération. Les habitudes et les actes reproducteurs des Iules n’ont élé étudiés que sur un petit nombre d'espèces. MAI. Savi, Latreille, Duvernoy, Waga et quelques autres encore s’en sont occupés, mais On n'a pas encore assez de renseignements pour rien dire de général à cet égard. C’est au genre Iule tel que nous l'admettons ici, qu'appartiennent les plus grandes espèces de Diplopodes connues.
Comme nous allons parler des Spirobolus , des Spirostreptus, elc., de M. Brandt en même temps que des véritables lules et sans les distinguer génériquement , nous donnons préalablement le tableau des divisions que ce naturaliste a établies parmi ses Spirostreplus (1). Nous y joignons aussi la liste des espèces, au nombre de vingt-huit, qu’il a décrites , et de quinze autres publiées plus récemment par M. Newport.
Division I. — Écailles anales latérales tronquées ou subaiguës à leur angle supérieur , qui n’est pas mucroné : Nono- PYGE, Brandt, Recueil, p. 184.
Subdivision I. — Segment pénullième notablement mucroné sur le milieu de son bord postérieur , le mucrone ou l'épine dépassant les écailles anales,
a) — Premier anneau marqué de quelques stries, quelquefois en forme de plis, sur l'angle postérieur de son processus latéral. Toutes les espèces de ce groupe observées par M, Brandt manquent de siries sur la partie dorsale des anneaux.
Julus Javanicus, Ceilanicus, Capensis, gracilis.
b) —Processus latéral du premier arceau dorsal tétragone, non strié ni plissé,
Lulus aitenuatus, pachysoma, quadricollis, N.
(1) Recueil, p. 91 et suiv,
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Subdivision IT. — Segment pénultième brièvement mucroné à la partie médiosupère de son bord postérieur ; le mucrone anguleux ou obtus ne dépassant pas les écailles anales.
a — Processus latéral du premier anneau dorsal tétragone, montrant un seul pli à son bord inférieur , qui est épaissi :
Lulus laticoliis , melanopygus, maculatus, N., fasciatus, N., cintatus, N , rubripes, N.
b — Processus latéral du premier arceau dorsal tétragone, présentant des stries et deux rudiments de plis tranverses :
Tulus laticollis, melanopygus, erythropareius, ruficeps, subuniplicatus, curvicaudatus, N.
€ — Processus latéral du premier arceau dorsal tétragone, montrant l'indice de trois stries transverses ou d’un plus grand nombre, et entre ces stries des plis plus ou moins distincts :
Julus triplieatus, flavo-fasciatus, brevicornis, Sebæ, validus, Bahiensis, Guerinii, Audouini, Surinamensis, appendiculatus, Walckenaerti, gracilipes, N., punctilabrum, N., microsticlicus, annulatus, N., obtusus, N.
d — Processus latéral du premier arceau dorsal trigone :
Lulus trigonyger, rotundatus, nigrolaboatus, N.
Division II. — Écailles latérales de l’anus dentées ou pourvues à leur angle supérieur d’un mucrone : OnontoPyGe, Brandt, Recueil , p. 187.
Tulus bicuspidatus, flavotæniatus, gracilicornis, Kollari.
de Espèces européennes du genre Tule.
* Le segment préanal seprolongeant à sa partie postéro-supérieure en une épine qui dépasse les valves anales.