CXXI GENRE
DRYOPS.
Caractères génériques. Antennes très courtes, se cond article très grand, voûté, latéralement di laté. — Quatre antennules; les antérieures ed peu plus longues, composées de quatre articles, le premier plus court, le second et le troisième coniques, le dernier allongé, renflé, pointu;dles postérieures courtes, dé trois articles, Le secon: conique, le dernier plus gros et renflé. — Tête. un peu enfoncée dans le corselet.
CE genre a été établi par M. Olivier.
M. Fabricius, dans son dernier ouvrage, a … fait aussi un genre sous le nom de dryops, dont les insectes ne sont point les mêmes.que ceux décrits par M. Olivier, quoique dans la synonymie, M. Fabricius cite cet entomologiste; mais 6n trouve parmi les dryops »
de M. Fabricius des lagries de M. Olivier.
M. Geoffroy a placé l’une des deux espèces du genre dryops de M. Olivier, parmi les dermestes, et l’a nommée dermeste à oreilles. F4 Quoique cet insecte se rapproche un peu du |
dermeste par la forme du cor ps, sa manière 1v. 127 RS
de vivre doit l'en éloigner; ses antennes sont aussi très différentes de celles des dermestes ; le second. article est grand, dilaté, voûté À son extrémité, et forme un appendice qui égale en longueur tous les autres
articles, qui sont pêu distincts; les antennes
sont insérées à la partie antérieure et latérale de la tête, un peu au-devant des yeux.
. Li téte est arrondie, un peu inclinée, et . eénfoncée en partie sous le corselet; les yeux sont arrondis, un peu saillans : au-dessous
“ des yeux se trouve une rainure dans laquelle
linsecte cache ses antennes lorsqu'il est en repos; la bouche est composée d’une lèvre supérieure, de deux mandibules courtes, cornées , arquées, pointues à leur extrémité; de deux mâchoires bifides à divisions inégales, l'intérieure légèrement ciliée ; d’une
» Jèvré inférieure, et dé quatre antennules iné-
gales.
Le corselet est un peu rebordé , de la largeur des élytres, terminé par une pointe anguleuse de chaque côté du bord postérieur ; Vécusson est petit, triangulaire.
"Les élytres sont convexes , de la longueur
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de l'abdomen; elles recouvrent deux ailes membraneuses , replies.
Les pates sont de longueur moyenne ; les tarses sont filiformes, composés de cinq articles ; le dernier est terminé par deux petits crochets pointus.
Le corps est un peu allongé. On trouve les dryops dans les eaux douces, stagnantes, sur lés plantes aquatiques : rarement ils sortent de l’eau, et s’en éloignent peu. On ne connaît point leur manière de vivre, et la larve est entièrement inconnue.
Le Dryops auriculé, Dryops auriculata.
Il a environ deux lignes de long; tout le corps est pubescent, d’un brun noirâtre; les antennes sont ferrugineuses; le corselet est un peu convexe sur le milieu : il a une ligne longitudinale enfoncée de chaque côté du bord extérieur; les élytres sont finement pointillées; les pates sont noirâtres, avec les tarses ferrugineux.
On le trouve dès le commencement du
136 HISTOIRE NATURELLE printemps dans les eaux douces, aux environs de Paris ; il est très commun.
L'autre espèce de ce genre diffère par les antennes, dont le premier et le second articles sont allongés, renflés, latéralement-velus; les autres sont grenus, et latéralement velus. On la trouve à la Guadeloupe.
Le Dryops acuminé, Dryops acuminatus .
G. Hydère. Lars.
Il est long de trois lignes et! demie; son corps est noirâtre ; le corselet a une échancrure à chacun de ses angles postérieurs, ce qui les fait paraître bidentés; les élytres sont terminées en pointe; elles ont des stries fortement ponctuées ; le dessous du corps est couvert d’un duvet court, blanchâtre; les antennes et les pates sont brunes,
On trouve cette espèce aux environs de Paris; elle est rare.
A la suite du genre Hydére, de M. Latreille, vient se placer le genre HérérocÈèRE, dont les caractères sont exposés t.11, p. 233.
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L'Hétérocère bordé, Æeterocerus marginatus. Larr.
Cet insecte a deux lignes et demie de longueur ; son corps est elliptique, déprimé ; sa tête est déprimée ; avancée , large et arrondie, enfoncée jusqu'aux yeux; les antennes sont très courtes, à peine de la longueur de la tête, insérées en avant des yeux, arquées, composées de onze articles; les deux premiers plus grands que les autres, et les suivans très courts; le corselet est court, transversal, noirâtre, avec les côtés d’un ferrugineux sale; l’écusson est peu distinet; les élytres sont brunes, avec les bords d'un rouge ferrugineux, et des taches de cette couleur qui varient pour le nombre et pour l'étendue.
On trouve cette espèce aux environs de Paris : elle habite le bord des eaux et se tient dans la vase desséchce, oùelle s’est creusé des trous; si on foule et piétine le terrain dans lequel ils sont établis, ils se trouvent comprimés dans leur trou et sor-
tent bientôt; c'est même de cette manière qu’on peut se les procurer.