‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 36 sur 83 · CXXXI GENRE · texte numérisé non relu

CXXXI GENRE

LAGRIE.

Caractères génériques. Antennes moniliformes, allant un peu en grossissant vers l'extrémité, le . dernier article un peu plus allongé que les autres. — Quatré antennules inégales; les antérieures plus longues, composées de quatre articles, le dernier plus grand, sécuriforme ; les postérieures de trois, dont le dernier ovale, allongé. — Tète penchée, un peu déprimée. — Élytres molles et flexibles.

M:Orvrer n’a conservé, dans ce genre établi par M. Fabricius, que les espèces dont les tarses portérieurs sont composés de quatre articles, et a placé les autres parmi

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les mélyres et les œdemères. De la seule lagrie quelLinné et M. Geoffroy ont connue, l'un de ces naturalistes en a fait une chrysomèle, et l’autre une cantharide, avec lesquelles elle à beaucoup plus de rapport qu'avec les chrysomèles.

On distingue les lagries des cantharides, des mylabres et des cérocomes, par la position de leur tête, qui est beaucoup moins inclinée, et par les crochets des tarses, qui sont simples; leurs antennes moniliformes empêchent aussi de les confondre avec les œdemères, dont les antennes sont filiforme

Les antennes des lagries sont un peu D longues que le corselet, composées de onze articles, dont les dix premiers sont presque d’égale longueur, et vont en yrossissant; le dernier est plus long que les autres ; elles sont insérées à la partie antérieure de la tête , au-dessous des yeux.

La tête est petite, un peu aplatie, inclinée; les yeux sont arrondis, saillans; la bouche est composée d’une lèvre supérieure , de deux mandibules courtes, cornées, terminées par deux petites dents ; de deux mâ-

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choires corhées À leur base, bifides, la division extérieuré plus longue ; d’une lèvre inférieure , et de quatre antennules.

” Le corselet est cylindrique, beaucoup moins large que les élytres; l’écusson est à peine visible.

Les élytres sont molles, flexibles, convexes , de la longueur de l'abdomen; elles recouvrent deuxaîles membraneuses, repliées.

Les pates sont courtes; les tarses filiformes : ceux des quatre pates antérieures sont composés de cinq articles ; le premier est un peiwplus long que les autres, le quatrième est large, bilobé; les tarses postérieurs sont de quatre articles; le premier est très long, cylindrique, le troisième très court, bilobé, garni de houppes de poils en dessous; le dernier article de chaque tarse est terminé par deux petits ongles crochus.

Cés'insectes se nourrissent de feuilles des végétaux; ils volent avec beaucoup d’agilité. Leur larve est inconnue. Ils forment un genre composé d’une douzaine d’espèces :

on n’en trouve que deux en Europe.

DES LAGRIES. 20ÿ Là Lagrie velue, Lagria villosa.

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Elle à environ six lignes de longueur; les antennes sont noires, moniliformes ; la tête, le corselet et les élytres sont a'irre bronzé, pointillés et couverts d’un duvet roussâtre; le dessous du corps et les pates sont d’un noir bronzé; l’anus est roux.

On la trouve au cap de Bonne-Espérance.

La Lagrie hérissée, Lagria hirta.

Elle à environ quatre lignes de longueur ; les antennes sont noires; le dernier article est trois fois plus long que les autres; tout le corps est noir, couvert d’un duvet fauve ; les élytres sont testacées , très minces et légèrement velues ; les pates sont noirés.

On la trouve en Europe, dans les Bois.

La Lagrie pubescente, Lagria pubescens.

Elle est un peu plus grande que la précédente, à laquelle elle ressemble beaucoup ;

210 HISTOIRE NATURELLE tout le corps est noir; le corselet est presque cylindrique, velu ; les élytres sont testacées; le dernier article des antennes est très long.

On la trouve en Allemagne et aux environs de Paris.

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