CXXXVI* GENRE
HORIE.
Caractères génériques. Antennes filiformes ; articles presque cylindriques, le dernier terminé en pointe. — Quatre antennules filiformes , inégales; les antérieures plus longues, composées de quatre articles, dont le premier est très petit, les deux
suivans presque égaux, le dernier oblong et obtus; les postérieures de trois articles, dont le premier est très court, le second conique , et le dernier obtus. — Tête aplatie, très large postérieurement,.
Des trois insectes qui forment ce genre, M. Fabricius, dans ses premiers ouvrages, en avait placé deux parmi les lymexylons, desquels il les a ensuite séparés. Le principal caractère qui distingue les hories des lymexylons, se trouve dans les tarses : ceux des trois paires de pates de ces derniers sont composés de cinq articles, tandis que les tarses postérieurs des hories n’ont que quatre articles.
Les antennes sont filiformes, un peu plus longues que la tête, composées de onre
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articles, dont le premier est un peu plus long et plus gros que les autres ; les suivans sont égaux, cylindriques ; elles sont insérées à la partie latérale de la tête, au-dessous des yeux.
La tête est large, aplatie, inclinée, séparée du corselet par une partie courte, étroite; les yeux sont oblongs, peu saillans; la bouche est composée d’une lèvre supérieuré, de deux mandibules ävancées, cornées, arquéés, tranchantes, dentées dans
à leur milieu ; de deux mâchoires bifdes, dont la division extérieure est arrondie, et
Pintérieure pointue; d’une lèvre inférieure, et de quatre antennules.
Le corselet est un peu rebordé, de forme carrée; les deux angles antérieurs sont arrondis, les postérieurs en pointe mousse; l’écusson est petit, arrondi postérieurement.
Les élytres sont flexibles, de la longueur
x de l’âäbdomen; elles recouvrent deux ailes émbraneuses, repliées.
Les pates sont de longueur moyénne; les
. jambes un peu comprimés; les tarses sont filiformes; ceux des quatre pates antérieures
DES HORIES. 235
sont composés de cinq articles, et ceux des postérieures de quatre; le dernier article de tous les tarses est cylindrique, et terminé par quatre crochets pointus, égaux.
Le corps est de forme allongée. Ces insectes ,qui ont quelques rapports avec les cantharides, les méloés et les mylabres, doivent aussi avoir à peu près la même manière de vivre. Mais comme aucun ne se trouve en Europe, on ne sait rien sur la forme et les habitudes de leurs larves. Nous décrirons seulement une seule espèce.
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L'Horie maculée, Æoria maculata.
Elle a environ un pouce de longueur; les antennes sont noirâtres; la tête est fauve, sans taches ; les yeux sont noirs; le corselet est fauve, inégal; les élytres sont fauves, avec six taches brunes et l'extrémité de même couleur ; le dessous du corps est fauve; les pates sont brunes, avec la base des cuisses L fauve. 4
On la trouve à Saint-Domingue, dans l'Amérique septentrionale, au Brésil ét à Cayenne.