‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 60 sur 83 · LA · texte numérisé non relu

LA

300 à HISTOIRE NATURELLE

A » Se

A la suite déf scaures, vient se placer le | genre suivant : :

7 G. Tacénis.

+ (Voyez les Caractères, tome 11, page 246.)

- La Tagénie filiforme, T'agenia fili-

Jformis.

| Cet insecte est long de deux lignes enp viron; son corps est tout noir, allongé; sa tête est plus étroite que l'abdomen ; ses an- È + tennes sont moniliformes; les second et troi- sième articles sont un peu plus longs; le onzième ou dernier est un peu plus petit que le précédent, presque globuleux; le corselêt est plus étroit que l'abdomen, en | carré long, un peu rétnéci postérieurement ; … les élytres sont assez larges; elles sont arÿ rondies postérieurement, et ont des points 4 disposés. en lignes.

à On trouve cet insecte dans les provinces : méridionales de la France, dans les lieux secs et sablonneux.

DES énopies.

CXLYIT GENRE.

ÉRODIE,

Garartères génériques. Antennes courtes, monili= ” formes; articles presque égaux, le troisième long et cylindrique. — Quatre antennules égales; les antérieures composées de quatre articles PARA égaux; les postérieures de trois articles, dont le dernier un peu plus gros et globuleux. — Corps arrondi, très renflé, ,

C£ genre a été établi par M. Fabricius ; les insectes dont il est composé ont beauco de rapport avec les ténébrions et les pim «2 lies, dont. ils diffèrent par les parties de la bouche.

Les antennes sont courtes, composées de onze articles presque égaux, à l’exception du troisième , qui est un peu plus long que les autres , caractère qui distinguetous les insectes de la famille des ténébrions; les trois derniers articles sont un peu renflés; » elles sont insérées À quelque distance des

yeux. d La tête est moins large que le corselet, 4 IV. ” 26 ;

POS 6 «D RÉ LS À dt: it D: €:

et placée dans une large échancrure qui $ trouve à la partie antérieure de celui-ci; les yeux sont petits, arrondis, peu saïllans ; la bouche est composée d’une lèvre supérieure , de deux mandibules cornées, arquées, unidentées; de deux mâchoires cornées, courtes, bifides, à divisions inégales ; d’une lèvre inférieure, et de quatre antennules presque égales.

Le corselet est presque aussi large que les élytres, auxquelles il est uni postérieurement ; il est échancré antérieurement. Ces insectes n’ont point d'écusson, et sont dépourvus d’ailes.

Les élytres sont dures, convexes, réunies à la suture; elles couvrent les côtés de l'abdomen.

Les pates sont de longueur moyenne ; les jambes antérieures sont armées de deux fortes dents à leur partie latérale, et terminées par deux épines; les tarses sont filiformes; les quatre antérieurs sont composés de cinq articles, les postérieurs de quatre ; le dernier article de tous les tarses est terminé par deux crochets assez longs.

| + 5 DES ÉRODIES. 303

à. Les érodies ‘ont le corps ovale, convexe, plus ou moins noir ; ils sont dépourvus d'ailes, mais ils He avec assez de vitesse. On les trouve dans les endroits humides et sablonneux des pays chauds : des espèces qui sont décrites, une habite l’Europe, cinq se trouvent au Sénégal, une en Egypte, et la dernière au cap de Bonne- Espérance. On ne connait point les larves de ces insectes.

L'Érodie bossu, Erodius gibbus.

Il a environ sept lignes de longueur ; il est noir, très convexe; le corselet est arrondi, avec des cils jaunes à sa partie antérieure ; les élytres sont réunies à la suture , obtuses, avec trois lignes élevées, lisses ; les jambes antérieures sont armées de deux fortes dents, dont une vers le milieu , l’ autre à Éenonté, à

On le trouve dans l'Arabie, en Egypte et en Portugal.

M. de Lamarck a établi le genre suivant sur un insecte recueilli à l’île Haria par les

elite é Fu

304 HISTOIRE NATURELLE Se naturalistes de l'expédition autour‘du monde du capitaine Baudin; ce genre se rapproche des érodies par les antennes et par les pates antérieures , etil tient des ténébrions par la forme allongée de son corps.

. G. CHIROSGÈLE.

(Voyez les Caractères, tome 11, page 250.)

Le Chiroscèle à deux lacunes, Chiroscelis bifenestra.

Cet insecte a un pouce neuf lignes de longueur; son corps est tout noir, luisant, allongé et parallélipipède; sa tête est plus étroite que le corselet; les antennes sont moniliformes , avec le onzième ou dernier article gros et en bouton; la ganache ou lé menton est cordiforme ; les palpes maxillaires sont terminés par un article presque en hache; le corselet est de la largeur des élytres , il se rétrécit un peu postérieure ment ; les élytres sont arrondies postérieurement, parallèles, et cannelées dans leur longueur ; les sillons sont crénelés ; le des-

1 UMP St dt. st De q— had 6 4 tn nn x SR. .,

+ DES ÉRODIES. 305 sous de l’abdomen est noir; son second anneau présente deux taches rousses, ovales, couvertes d’un duvet très fin, et dont.

la peau paraît membraneuse, et non cornée comme celle du reste du corps.

Un autre genre très voisin du précédent, et que M. Latreille place immédiatement” après dans son Règne animal, est le genre suivant :

G. Toxr1Que.

(Voyezles Caractères, tome 11, page 250.)

Le Toxique de Riche, Toxicum richesianum.

Cet insecteest long de plus de six lignes, d’un noir mat velouté ; son corps est allongé; sa tête est petite; ses antennes sont plus courtes que le corselet ; les articles de la base sont courts, cylindracés ; les quatre ou cinq derniers forment une massue ovale, comprimée, perfoliée; la lèvre supérieure est découverte et transversale ; le corselet est presque carré, un peu plus large que long;

le bord postérieur est un peu plus grand que celui de devant, et a un léger avancement dans son milieu ; l'abdomen est moins déprimé que celui des ténébrions ; les élytres

ont chacune huitstries de points alignés; elles recouvrent des ailes ; les pates sont courtes, les antérieures surtout; les cuisses sont

. ovales; les jambes'sont presque cylindrit ques, assez meuues et sans éperon saillant;

Hs leur bout est un peu élargi.

Cet insecte se trouve dans les Indes orien-

tales : il a été recueilli par Riche dans son

voyage à la mer du Sud sous le eommandement du capitaine d’Entrecasteaux.

Mars né tt à à, nr ss dé de tits: id tr Li -

DES MORDELLES, » 307

Page 1