CXLVIII GENRE
MORDELLE. *
Caractères génériques. Antennes filiformes, souvent un peu en scie, quelquefois pectinées, de la longueur du corselet. — Quatre antennules inégales; les antérieures un peu plus longues, composées de quatre articles, dont le dernier un peu plus gros et allongé; les postérieures filiformes, com=
posées de trois articles égaux. — Corselet convexe. — Abdomen terminé en pointe dans les femelles.
CE genre est composé des mordelles et des anaspes de M. Geoffroy. Ce naturaliste, ayant cru que les anaspes n’avaient que quatre articles à tous les tarses, en a fait. un genre qu'il a placé dans son second ordre; mais comme ils ont cinq articles aux tarses des deux premières paires de pates, et beaucoup de rapport avec les mordelles, parmi lesquelles Linné les a placés, M. Fabricius et M. Olivier ont adopté le genre mordelle de cet auteur.
Les antennes sont de la longueur du cor-
vie.
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selet, composées de onze articles ; les quatre premiers sont filiformes, peu distincts ; les autres sont un peu triangulaires, en forme de dents de scie; elles sont insérées au-devant des yeux.
La tête est petite, arrondie à sa partie supérieure, pointue à sa partie antérieure, -très inclinée et recourbée sous le corselet; les yeux sont arrondis, placés de chaque côté de la partie postérieure de la tête; la bouche est composée d’une lèvre supérieure, de deux mandibules cornées, arquées, aigués ; de deux mâchoires membraneuses , bifides , à divisions obtuses, inégales; d’une lèvre inférieure, moitié cornée, moitié membraneuse, et de quatre antennules inégales.
Le corselet est convexe, plus étroit à sa partie antérieure qu’à sa partie postérieure, qui se termine par trois pointes assez saillantes, dont une de chaque côté des bords
, latéraux, et l’autre au milieu, vis-à-vis lécusson, qui est triangulaire et très petit.
Les élytres sont dures, un peu aplaties en dessus; celles des femelles sont ordinaire-
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DES MORDELLES, 309
ment plus courtes que l'abdomen; elles couvrent deux ailes membraneuses.
Le corps est comprimé sur les côtés, un peu aplati en dessus, très convexe en dessous ; la poitrine est large et garnie de deux grandes écailles qui recouvrent la partie antérieure de l’abdomen ; celuiï-ei est conique, et terminé en pointe aiguë dans les femelles. s
Les pates sont assez longues, les cuisses comprimées, les tarses filiformes; les premiers articles sont plus larges que les autres , qui vonten diminuant insensiblement,
ce qui rend les pates très minces à leur ex-
trémité; elles sont terminées par deux petits crochets.
Ces insectes sont agiles, assez petits; ils volent très bien, et courent vite; on les trouve en été sur les fleurs. L'on ne sait rien sur leur métamorphose , et leurs larves sont inconnues. Ils forment un genre composé de treize espèces, qui presque toutes habitent l'Europe.
La Mordelle à pointe, Mordella
aculeata.
Elle a deux lignes de longueur; elle est . toute noire; les antennes sont de la longueur du corselet; la tête est lisse; le corselet est lisse, convexe; les élytres sont oblongues , sans stries; l'abdomen est comprimé et terminé en une pointe aiguë, beaucoup plus longue que les élytres ; les pates sont longués et minces.
On la trouve aux environs de Paris, et dans presque toute l'Europe.
La Mordelle fasciée, Mordella de
Elle est un peu plus grande que la précédente, à laquelle elle ressemble beaucoup par la forme; les antennes sont noires à l'extrémité, brunes à la base; la tête est noire, inclinée; le corselet noir, brillant, avec la partie postérieure couverte de poils courts , soyeux; les élytres sont noires, avec deux bandes transversales de poils courts, jaunâtres et soyeux, l’une à la base, l’autre
Inrectesr.
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Pate due
Ps , 7 Lar dieu d'eudp 1. Blaps lisse, . Fodndhosse.
EU PE he , 2 Sepidie reticulce 5 Scaure Strie .
: Mordelle 8 points , >. Ripiphore flabelle ,
“Des mor VELLES. pv + à TES vers le milieu; l'abdomen est comprimé sur les côtés, et terminé par une pointe presque aussi longue que la moitié des mi Le tres ; les pates sont noires.
On la trouve aux environs de Paris, et :
dans presque toute l'Europe. «
La Mordelle huit-points, Mordella « octo-purictatæ.
Elle a environ cinq lignes delongueur;la tête est noire, couverte d’un duvet jaunâtre, avec un petit point noir sur le sommet; le corselet est noir, bordé postérieurement de poils courts, de couleur jaune; il a-sur sa partie antérieure une ligne transversale ondée, formée par des poils de même cou- :
leur, et entre les ondulations-de cette ligne quatre petits points noirs; les élytres sont noires, avec chacune quatre taches jaunes, dont la première près de l’écussonvest arquée; le dessous du corps est noir, couvert d’un duvet soyeux, grisâtre; les pates sont noires; les jambes postérieures ont deux épines assez, for tes à l'extrémité.
RE " 312. HISTOÏRE NATURELLE
… On la trouve dans l'Amérique septentniomale, À la Caroline.
ès!
br: La Mordell jaune, Mordella flava.
G. Anaspe. Larr.
nn. x . Elle a deux lignes de longueur; elle est 4 - entièrement jaune, à l'exception des antenmes, dont l'extrémité est brune , et des élytres, qui ont l'extrémité noire.
“e: On la trouve aux environs de Paris, sur “. les fleurs.
La Mordelle frontale, Mordella fron-
be , talis.
Fe s G. Anaspe. Lave.
D Elle est à peu près de la grandeur de la
précédente , noire, avec la base des anten- | nes, la face de la tête jusqu'aux yeux, les 4 palpes et les deux pates de devant jaunes. On la trouve aux environs de Paris et dans toute l’Europe: ,
DES MORDELLES. ET
La Mordelle humérale, Mordella humeralis. €
G. Anaspe. Larr.
Elle est de la taille de la précten el noire, avec une grande tache jaune à la base de chaque élytre.
On la trouve aux environs de Paris.
4° La Mordelle ruficolle, Mordella ruficollis.
G. Anaspe. Lame.
. Elle a une ligne de long; son corps est noir, avec le corselet et les pates fauves.
On la trouve dans toute la France.
La Mordelle tachetée ,. Mordella
maculata.
G. Anaspe. Larr. «
Elle est d’un fauve jaunâtre, avec les yeux, et l'abdomen noïrâtres ; les élytrés ontchacune une tache vers le milieu et une autre vers la suture, et commune, noirâtres.
Elle est commune en France, sur les fleurs.” 1Y. : %7 RC.
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La Mordelle clavicorne, Mordella
clavicornis.
G. Orchesie. LaATR.
Elle a près de deux lignes; ses antennes sont testacées; le dessus du corps est d’un brun testacé plus ou moins foncé, tout couvert de poils fins, courts, couchés, et qui le
- rendent soyeux et luisant; ses élytres ont un
léger rebord tout autour, même à la suture ; le dessous du corps est d’un brun testacé plus clair que le dessus.
La larve et les métamorphoses .des orchésies étaient inconnues avant nous; nous avons découvert celle de la seule espèce connue jusqu’à présent, et nous devons, de concert avec notre savant ami M. Audouin, les faire connaître dans un Mémoire que nous préparons à ce sujet. La larve de l'orchésie luisante vit dans les bolets; on la trouve en grande quantité en automne : ee est longue de plus d’une ligne, d’un rose clair très pur et composée de douze anneaux,
- Ja tête non comprise; sa tête est assez grande,
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DES MORDELLES, + 100
d’une consistance plus ferme que le reste du corps, et armée de deux mandibules cornées, bifides; de deux mâchoires portant chacune un petit palpe de trois articles distincts, et d’une très petite lèvre inférieure ou languette sur laquelle on voit les vestiges de deux très petits palpes; les trois premiers anneaux, qui correspondent au thorax de l'insecte parfait, portent chacun une paire de pates de cinq articles, terminées par une pointe un peu carrée; les autres anneaux sont simples, munis de quelques poils épars.
La chrysalide présente toutes les parties de l’insecte parfait; la tête paraît en dessous; * elle est entièrement cachée par le thorax quand on la regarde en dessus ; les antennes, les palpes et les pates sont très apparens; les fourreaux des élytres sont allongés, et on aperçoit les sillons qui seront sur les élytres de l'insecte parfait. Ces nymphes éclosent au printemps.
Ce petit insecte a la faculté de sauter, à peu près comime les mordelles ; aussi Olivier est-il d'avis de plater ce genre dans la famille des mordellons. On trouve cette or
LE
Éd" à dl dr imaslé ais ir à dt bed.
Dr 316: HISTOIRE NADURELLE
chésie en France, en Allemagne, mais elle est rare; , nous avons trouvé sa larve aux environs de Paris, et nous pensons que ce qui rend l’insecte parfait rare dans les collections, c’est qu'il est très difficile de le prendre, parce qu’il échappe très facilement au chasseur, au moyen des sauts qu’il exécute avec une grande agilité.