‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 8 sur 83 · CXVII GENRE · texte numérisé non relu

CXVII GENRE

ÉLOPHORE.

Caractères génériques. Antennes conrtes, en masse; articles arrondis ; les trois derniers beaucoup plus gros, en masse ovale, perfoliée, presque solide. — Quatre antennules inégales, presque en masse, le dernier article ovale et renflé; les antérieures un peu plus longues, composées de quatre articles, dont le second long et cylindrique; les postérieures de trois, dont le premier très court. — Tarses filiformes, premier article très court, le second assez long.

Lanné a placé les insectes qui compo- sent ce genre avec les boucliers; M. Geof- - froy les a rangés parmi les dérmestes, et 4 "Degéer avec les hydrophiles : mais ils diffè- F rent des boucliers par leurs antennes , dont f la masse est perfoliée ; des dermestes et des ï; . hydrophiles par quelques parties de la bouche et par les tarses; ceux des hydrophiles sont ciliés.

Les antennes des élophores ne sont guère plus longues que le corselet , et insérées audessous des yeux.

DES ÉEOPHORES, 79

La tête est large, avancée, un peu enfoncée sous le corselet ; les yeux sont arrondis , saillans ; la bouche est composée d’une lèvre supérieure cornée , de deux mandibules cornées , arquées , pointues ; de deux mâchoires cornées à leur base, membraneuses à leur extrémité ; d’une lèvre inférieure et de quatre antennules.

Le corselet est plus large que long, arrondi sur les côtés et bordé; il est marqué supérieurement , dans la plupart, d’espèces de sillons longitudinaux assez profonds; l'écusson est petit, triangulaire,

Les élytres sont dures, striées, de la longueur de l'abdomen; elles recouvrent deux ailes membraneuses, repliées.

Les pates sont de longueur moyenne.

nier article plus longé que les autres ; le deruier est terminé par deux crochets aigus.

Le corps'est de forme allongée.

Les élophores sont de petits insectes qui

vivent dans l’eau; on les trouve dès le commencement du printemps, nageant à la surface , ou se tenant sur les plantes aqua:

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tiques. On'a observé que, lorsqu'ils nagent , : ‘ils tiennent leurs antennes cachées sous leur tête, et allongent leurs antennules , qu'ils agitent continuellement ; et, lorsqu'ils marchent sur terre, ils portent leurs antennes en avañt, comme les autres insectes : ; ils volent à des distances assez grandes pour

- se rendre d’une mare À une autre. Selon

Schrank, ils se nourrissent d’autres insectes ; leur las n'est point connue, aucun auteur n’en a parlé ; mais on peut présumer qu'elle est aquatique, puisque l'on trouve ordinairement l’insecte parfait dans l’eau, et que la petitesse de cette larve l'aura fait échapper aux observations des naturalistes.

Lesélophores forment un genre peu nom-

breux; il n’est composé que de dix espèces ;

*0n en trouve quatre où cinq aux environs dé Paris. Nous en décrirons quelques unes.

L'Élophore aquatique ,» Elophorus

aquaticus.

Il a environ trois lignes de long : les antennes et les antennules sont fauves ; la tête

DES ÉLOPHORES. 8x est d’un gris noirâtre; le corselet est d’un gris noirâtre bronzé, chagriné et marqué de cinq stries longitudinales assez profondes; les élytres sont d’un gris jaunâtre , avec plusieurs rangées de points enfoncés qui forment des stries assez profondes; les pates sont fauves.

On le trouve dans toute l’Europe, dans les eaux stagnantes : il est commun aux environs de Paris.

L’Élophore flavipède, £lophorus flavipes.

Il n’a guère qu’une ligne de long; les antennes sont fauves ; la tête est noire; le corselet est noir, marqué de cinq lignes longitudinales enfoncées ; les élytres sont d’un gris jaunâtre , elles ont des stries élevées entre lesquelles on voit des points enfoncés ; le dessous du corps est noirâtre; les pates sont fauves.

On le trouve en Suède et aux environs de Paris, dans les eaux.

L'Élophore nain , Elophorus minutus.

Il est un peu plus gand que le précédent : les antennes sont fauves; la tête est noirâtre ; le corselet est d’un gris noirâtre , avec un reflet cuivreux, bronzé, chagriné et marqué de cinq lignes longitudinales enfoncées ; les élytres sont grisâtres, avec quelques taches obscures ;elles ont des stries formées par des points enfoncés ; le dessous du corps est noïrâtre ; les pates sont fauves.

11 habite la France et l'Angleterre : on le trouve aux environs de Paris, dans les eaux stagnantes.

L'Élophore des rivages, Ælophorus riparius G. Hydrœne. Larr.

Il a une demi-ligne de longueur; son corps est d’un noirâtre bronzé; les élytres ont des stries ponctuées ; les pates sont d’un brun clair.

On trouve cet insecte aux environs de Paris, dans les caux stagnantes du Petit- Gentilly.

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