MITE
Caractères. génériques, Deux antennules courtes, droites , filiformes , composées de trois articles distincts, änsérées À la partie latérale de la bouche. — Bouche composée d’un suçoir et d’antennules, sans trompe, — Deux yeux. — Abdomen confondu avec le corselet.
Les mites ont beaucoup deressemblance avec les trombidions yet elles n’en diffèrent essentiellement que par les parties de leur bouche, qui est composée d'un suçoir et d’antennules. Le suçoir est court, avancé, droit, cylindrique, roide, formé de deux valves; les valves sont égales, démi-cylindriques , obtuses, horizontales ; la valve su-" périeure est fendue à sa base, les deux divi-
sions sontégales , cylèx driques ; l’inférieure est plane,
Les'antennules, au nombre de deux, sont comprimées, égales, avancées, de la longueur du suüçoir, obtuses, roides et triarticulées ; les articles sont égaux ; elles sont insérées à la base et sur les parties latérales du suçoir.
La tête est petite, ordinairement conique, et pointue antérieuremént ; peu distincte du corselet, sans antennes, munie de "deux yeux à réseau placés à sa partie antérieure et latérale. .
Le corselet ne se distingue pas de l’abdomen ; il est très petit, souvent d’une autre couleur que le reste du corps, et de substance cornée.
L'abdomen est ordinairement gros et ovale, plus ou moins allongé, quelquefois presque arrondi, souvent aplati, lisse, garni de longs poils.
Les pates, au nombre de huit, sont ordinairement longues, divisées en plus ou moins d'articles; les tarses sont souvent terminés par des poils, ou par une petite partie
vésiculeuse garnie de crochets env dessous ; elles sont attachées par paires au-dessous de l'abdomen. u
Les mites sont, en général, des insectes très petits, dont on ne peut bien voir toutes les parties qu'avec le secours de la loupe ou du microscope, la plupart des espèces n’excédant pas la grosseur d’un grain de sable ordinaire ; elles sont très remarquables etse rencontrent presque*partout, c
Toutes les mites sont ovipares ; les femelles pondent des œufs après s’être accouplées, et souvent elles sont très fécondes; mais ce qu’il ya de remarquable, c’est que les jeunes mites qui sortent de ces œufs n’ont d’abord que six pates; ce sont celles de la troisième paire qui leur manquent en naissant, et qui poussent après qu’elles ont mué ou changé de peau.rPlusieurs mites courent avec une grande vitesse, au lieu que d’autres marchent toujours lentement.
Elles se trouvent dispersées presque partout ; et quoique très petites, elles font souvent plus de mal que tous les autres insectes, sil est vrai surtout, comme on l'a pré-
tendu, qu’elles son tla cause de plusieurs maladies épidémiques qui attaquent les hommes et les animaux. Selon l'opinion de plusieurs auteurs, la dysenterie, la petite-vérole, et peut-être même la plus cruelle de toutes, la peste, seraient dues à ces insectes. On peut plus certainement regarder la gale comme une des maladies qu'ils produisent, puisqu'on trouve toujours des mites dans les plaies et les ulcères causés par ce mal. Dans l’'Amérique, il y en a une espèce assez grande , et prodigieusement féconde, qui habite les bois, et qui, s’introduisant dans la peau et la chair des hommes et des animaux, y cause des ulcères très dangereux, et qui même est capable de donner la mort, quand elle s'y est attachée en quantité.
D’autres mites se tiennent sur les quadrupèdes et sur les oiseaux, dont elles sucent continuellement la peau, de la même manière que les poux; on en trouve même plusieurs espèces qui se cramponnent sur le corps de différens insectes, et même sur les limaçons des-jardins; elles vivent du suc qu’elles pompent de la peau de ces animaux,
LA
DES MITES. 277 par le moyen de leumtrompe. D’autres habitent les feuilles des arbres ét des plantes et le dessous de l'écorce des vieux troncs d’ar bres; il y en a d’autres qui se trouvent dans la farine, sur le fromage, sur le lard et la viande sèche, et sur les vieilles confitures sèches, où elles se multiplient souvent prodigieusement : aussi ne doit-on pas manger de ces sortes de confitures, gardées depuis longtemps, sans les avoir auparavant examinées à la loupe, pour ne pas risquer d’avaler des milliers de ces petits animaux, qui peut-être pourraient causer des maux d’estomac ou d’autres incommodités. On en trouve encore dans les tonneaux et autres futailles, où l’on garde de la‘bière qui commence à s’aigrir, et ce sont elles qu’on croit donner la dysenterie à ceux qui boivent d’une telle bière. Toutes ces sortes de mites sont encore connues sous le nom de ciron.
Plusieurs mites demeurent dans la terre :
et sur la terre, et d’autres sont aquatiques , et vivent dans les eaux des lacs ét des marais,
Les mites qu'on pourrait appeler ris
domestiques, parce qu'on les trouve dans les maisons, sur différentes provisions de bouche, sont celles qu’on a le plus observées. Elles multiplient beaucoup, sont très agiles , et courent avec beaucoup de vitesse. Le microscope fait voir qu’elles sont velues, et que leurs pates sont terminées par une petite partie ovale, transparente, enflée comme une petite vessie à long col ayant en devant une espèce de fente ou séparation ; la mite peut donner à cette vessie toute sorte d’inflexions, et souvent elle la met dans une position perpendiculaire à la pate, avec laquelle elle fait un angle droit; elle peut encore gonfler et contracter cette espèce d’empatement qui, quand il est posé sur le plan où la mite marche, s’élargit et se gonfle, au lieu que quand la pate se trouve levée, la vessie disparaît presque entièrement. Leuwenhock a dit avoir vu une de ces mites saisir avec un de ses crochets, un des poils d’une autre mite, et la soulever en l’air. Cest au moyen de ces crochets qu’elles se fixent sur les objets où elles marchent. L
Toutes les femelles de ces mites, qui sont toujours plus grandes que les mâles, ont au, derrière une petite partie cylindrique, creuse comme un tuyau. Cette partie donne peut-être passage aux œufs qu’elles pondent, puisqu'on ne la trouve jamais sur les mâles; et au-dessous de ce tuyau est une petite éminence, où vraisemblablement se trouve l’ouverture de l’anus.
En regardant ces mites au microscope, on voit que leur corps est entièrement couvert de longs poils, qui les font paraître tout hérissées, Ces poils, qui ressemblent à de longs piquans courbés, ont de chaque côté un grand nombre d’antres petits poils; mais ce qu'ils ont de plus singulier, c’est qu'ils sont mobiles. Degéer dit avoir vu très distinctement l’insecte les mouvoir de côté et d’autre, ce qui prouve que chaque poilka communication avec un muscle qui lui donne le mouvement. Ils sont placés sur le corps en ordre régulier; on en voit toujours deux de longueur égale sur la tête, ils représentent deux petites antennes. On ne distingue point de petits poils latéraux aux poils qui couvrent
les pates, et ils sont beaucoup plus fins que ceux qui couvrent le corps. # Après l’accouplement, les femelles pondent des œufs ovales très blancs, transpa-
*rens, et d’une pétitesse extrême. Au rapport
de Leuwenhoek, il sort de très petites mites de ces œufs huit jours après qu'ils ont été pondus. Cet auteur dit encore que les mites naissent uniquement avec six pates. Degéer, qui a vérifié cette observation, a remarqué que ce sont toujours celles de la troisième paire qui manquent, mais qu’elles poussent ensuite quand la mite avance en âge. Cette observation mérite atteñtion, à cause de.sa singularité. Mais on n’a pas encore cherché à voir à quel âge ces deux nouvelles pates leur viennent.
Ce n’est pas seulement en été que Îles mites pondent un grand. nombre d'œufs; elles multiplient aussi en hiver, etsont même alors très agiles, pourvu que le froid ne soit pas trop vif.
On trouve dans la farine des mites très petites; elles marchent très vite, et on a remarqué qu'elles aiment à s’enfoncer très avant
flottes à à is. did. 4 29. 1 DES MITES. 287
dans cette substance. Comme elles sont imperceptibles à la vue, on peut s’imaginer facilement combien il en entre dans le pain que l’on mange, surtout dans celui de vieille farine.
Dans les ulcères produits par la gale sur les mains et les autres parties du corps humain, on trouve de très petits insectes du genre des mites, qui n’ont pas été inconnus aux naturalistes. Cette mite est regardée comme l'unique cause de cette maladie.
Linné en parle de cette manière. « Cette mite habite sous la peau humaine, où elle cause la gale; elle y produit une’pctite vésicule, d’où elle ne s'éloigne guère: après avoir suivi les rides de la peau, elle se repose, et excite une démangeaison. Celui qui y est accoutumé peut aisément là voir à l'œil simple en dessous de l’épiderme, etil est facile de l’ôter avec la pointe d’une épingle. Quand ônla place sur l’ongle, elle ne se remue presque point d’abord ; mais en l’échauffant par l’haleine, elle se met à courir avec vitesse. C’est par le moyen de ces insectes que la gale se
communique si aisément, les vêtemens des : galeux en étant souvent remplis. »
Il y a une autre espèce de mite qui depuis long-temps est connue sous le nom de ricinus, et de tique en français. Elle se trouve souvent sur les chiens, et particulièrement sur ceux de chasse, qui les gagnent dans les bois, où ces insectes habitent. Cette mite, qui est de la grosseur d’une graine de navet, s'attache fortement par la trompe à la peau de l’animal , qu’elle perce avec cette même trompe, pour en tirer le sang, dont elle est très avide; et elle y tient si fort, qu’on a de la peine à l’en arracher sans la blesser. Le ventre de ces mites, à mesure qu’elles sucent le sang , enfle et augmente tellement, qu'il a quelquefois sept à huit lignes de longueur. Quand elles en trouvent l’occasion, elles s’attachent aussi à la peau des hommes, la percent, introduisent dessous presque toute leur tête, et à force de la sucer, y produisent des taches rouges. On les trouve aussi souvent sur les bœufs. La tête de cette mite est séparée du corps par un étrangle-
ment ou une incision ; elle est mobile : de sorte que l’insecte peut la courber en dessous; c’est ce qu’il faitsouvent en marchant : elle se prolonge en devant en une espèce de trompe écailleuse. Cette trompe, qui a la forme d’un stylet cylindrique, un peu pointu au bout , et beaucoup plus long qué la tête , est garnie , le long de ses côtés } de deux rangs de dentelures en forme de dents de scie assez grandes, dont les pointes sont dirigées en arrière. C’est au moyen de ces dentelures que la mite qui a introduit sa trompe dans la peau de l'animal , y tient si fortement, et se laisse si difféilentent arracher de la plaie.
Sur les bœufs , les moutons et les chiens, on trouve en été des mites connues anciennement sous le nom de reduvius ; elles sont” les plus grandes de ce genre, mais elles ne le sont pas toutes également. Les plus grandes ont trois lignes et demie de longueur sur deux et demie de largeur : il y en a de deux couleurs. Les plus grandes sont d’un gris ardoisé , les autres d’un rouge jaunâtre ; mais les unes et les autres ont les pates noi-
res. Les premières se trouvent ordinairement sur les bœufs et les chiens; les autresisur les moutons. Ces mites marchent lentement et avec pesanteur, en traînant le ventre sur le plan de position ; mais elles ont beaucoup de facilité pour s'attacher avec leurs pates à tous les objets qu’elles rencontrent, même au verre de plus poli. Degéer a fait sur ces mites une observation des plus curieuses, c’est qu’en dessous du ventre de plusieurs d’entre elles, se trouvait attachée une autre
. mitte toute noire et beaucoup plus petite, "n'ayant que la grandeur d’une graine de na- | vet,et qui leur embrassait le ventre avec ses pates, se tenant dans un profond repos.« J'ai toujours remarqué , dit-il, que cette petite mite se tient constamment attachée au venatre dela grande, dans une position renversée’, éxactement entre les deux pates postérieures , et jamais plus haut ni plus bas; la tête se trouve toujours placée dans une partie où il y a une petite éminence dont je ne connais point la destination. J'ai vu distinctement, et à n’en pouvoir douter, que la petite mite avait sa trompe enfoncée dans
cette éminence, où par conséquent il doit se
trouver uñe ouverture que j'ai même cru.
voir, en y observant une petite fente transversale , et que les bras en masse étaient alors considérablement écartés vers les côtés, et appliqués sur la peau de la grande mite.
J'ai observé qu’elle gardait cette position plusieurs jours de suite sans changer de place, la grande mite se promenant partout chargée.de la petite mite, qui ne l’abandonnait pas. Mais pourquoi, et dans quelle intention la petite mite se tient-elle attachée à la grande ? Serait-elle une ennemie occupée à la sucer, ou bien serait-ce un accouplement ? Dans la première supposition, il me semble que la mite attaquée donnerait quelque signe d’incommodité, et s’affaiblirait peu à peu jusqu'à extinction de sa vie, ce dont je ne me suis point aperçu; au contraire ; elle me parut se bien porter plusieurs jours de suite, même après que la petite mite l’eut . abandonnée. J'ai done tout lieu de croire que l'union intime de ces mites est un véritable accouplement en quelque sorte semblable à celui des araignées, dont la femelle
Le
a également la partie du sexe placée en dessous du ventre, et que la petite mite est le
mâle de la grande, surtout comme elles se ressemblent d’ailleurs dans la conformation de leurs principales parties , excepté que le mâle supposé est considérablement plus petit, que son corps est plus ovale, et couvert d’une peau écailleuse : dans les araignées, le mâle est de même toujours beaucoup plus petit que la femelle. Dans la supposition assez probable que l'union de ces mites est un véritable accouplement, c’est toujours un accouplement des plus singuliers, et dont la vraie opération est difficile à démêler : il ressemble beaucoup à celui des araignées , et peut-être que ce sont les bras qui contribuent à la fécondation , comme dans ces derniers insectes. »
Il y'a une autre espèce de mite fort petite, qui, vers la fin de l'été et pendant tout l'automne, se trouve en quantité sur les feuilles de plusieurs arbres et plantes, en particulier sur celles du tilleul. On les voit en très grand nombre courant avec vitesse en dessous des feuilles, dont elles tirent la
nouxriture en les piquant et les suçant. Linné ; a observé que ces mites se trouvent encore
, L2 en nombre prodigieux sur les plantes exo-
tiques de plusieurs espèces qu’on cultive dans les serres, et qu’elles font souvent périr. Ce que ces mites ont de remarquable et de Bien singulier, c’est qu’elles savent filer comme les araignées. Elles tapissent la surface des feuilles où elles demeurent d’une toile de soie fort mince, et marchent continuellement sur cette toile, ou bien entre elle et la superficie de la feuille. La petitesse de ces insectes n’a pas permis d'observer de quelle partie du corps sortent les fils avec lesquels ils travaillent à leur toile. M. Geoffroy est de l'opinion que le vent emporte en l'air ces toiles, que l’on voit si souvent en automne voltiger et tomber dans la campagne et les jardins, et que le peuple nomme des fils de la Vierge. Mais Degéer n’est point de cette opinion, qu'il combat, « Ces fils, dit cet auteur, sont trop minces pour pouyoir former ces grands flocons qu'on voit voltiger en l'air et s'attacher à tout ce qu'ils rencontrent, J'ai toujours trouvé dans ces flocons de pe-
tites araignées dont ils sont certainement l'ouvrage, et même j'ai vu de nouveaux fils se former par les mêmes araignées, qui les dévidaient tout en voltigeant dans l’air.
Dans l’Amérique, tant septentrionale que néridionale , mais plus particulièrement dans les provinces du midi, on trouve, dans les bois et les forêts, une quantité innombrable de mites assez grandes, qui sont le ‘fléau des hommes et des animaux. Pendant tout l'été , elles se tiennent sur les buissons et les plantes, et surtout sur les feuilles sèches dont le terrain est jonché ; elles y sont dans une si grande abondance, que dès qu’on s’avise de s'asseoir par terre, on en a bientôt les habits, même le corps, tout couverts; et elles cherchent quelque endroit nu pour s’y fixer dans l'instant, en introduisant leur trompe dans la peau. Ceux qui marchent pieds nus dans les bois, en ont bientôt les piedset lesjambes pleines. Ellesnes’attachent pas seulement aux hommes , mais aux chevaux etaux bêtes à cornes, qu’elles font souvent périr , en se fixant en trop grand nombre sur leur corps, dont elles sucent le sang.
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Elles percent la peau si subtilement, que les personnes attaquées ne sentent pas d’abord leur piqüre, et nes’enaperçoivent que quand elles se sont introduites si avant dans la chair, que la moitié de leur corps s’y trouve engagé; c’est alors qu’on sent d’abord une forte démangeaison, ensuite une douleur assez vive à l'endroit piqué, où s'élève une enflure assez dure, de la grosseur d’un pois ou même plus grande. Il est alors très difficile de s’en défaire; car en voulant retirer la mite, elle se rompt plutôt que de lâcher prise; de sorte que la téte et la trompe restent dans la plaie, ce qui y produit bientôt une inflammation et ensuite une suppuration qui rend souvent la plaie profonde et dangereuse, y causant en même temps une démangeaison insupportable. Ce n’est qu’en scarifiant la chair tout autour, qu'on parvient quelquefois difficilement à l’ôter entièrement de l'endroit où elle s’est logée; ou bien on se sert d’une petite pince pour la tirer dehors ; mais elle se tient si fortement cramponnée, que dans cette opération on enlèvesouventunepartie de la peau, M. Kalm r 25
dit avoir vu des chevaux qui avaient le dessous du ventre, et d’autres endroits du corps si couverts de ces mites, qu’à peine pouvait-on introduire entre elles la pointe d’un couteau ; elles s'étaient profondément enfoncées dans la chair de l'animal, qui enfin continuellement sucé par ces insectes, y succomba, et se trouva si affaibli, qu'il mourut dans de grandes douleurs.
Ces mites ont la peau si dure et si coriace, qu’on a de la peine à les écraser. Elles vivent ét marchent encore long-temps après qu’on leur a coupé la tête et une partie du devant du corps. M. Kalm & observé que, quand elles se sont bien rassasiées de sang , elles tombent d’elles-mêmes de l'endroit où elles s'étaient fixées. Au rapport du même auteur , elles pondént une prodigieuse quantité d'œufs: il a jugé qu’en un monceau d’œufs pondu par uneseule, il pouvait y en avoir mille, et la même mite continua à en pondre davantage.
On connaît un très grand nombre d’espèces de ces insectes; beaucoup se trouvent en Europe.
mn fe cf item. né dé,
La Mite Tique, Æcarus Ricinus.
G. Zxode. Lama.
Elle est ovale, de couleur rougeâtre , quelquefois jaunâtre : elle a une grande tache brune en forme de corselet à la partie antérieure de son corps. Ses antennules sont de la longueur de son bec, grosses et un peu en masse.
Elle s'attache aux chiens : on la voit souvent pendue aux oreilles des chiens de chasse, qui en gagnent beaucoup dans les bois, où se trouve communément cette mite.
La Mite Reduve, Acarus Reduvius.
Elle ressemble un peu à la punaise des lits, et elle est un peu plus grande. Son corps est aplati, quelquefois de couleur grise, d’autres fois jaune , un peu rougeâtre, avec une tache noire ovale à la partie antérieure du corps.
* M. Latreille (Règne Animal, tome IT , p. 122) regarde cette espèce comme étant la même que la précédente,
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On trouve ordinairement la grise sur les bœufs et sur les chiens; la rouge, sur les moutons, Joy. Génér, de ce genre.
La Mite américaine, Æcarus americanus.
G. Ixode. LaTR.
Elle a le corps de forme ovale, très aplati, avec le bord épais, la tête petite, le bec avancé, roide : elle est d’une couleur foncée, avec une tache ronde , blanche, au milieu du dos, et une plus petite de même couleur de chaque côté du corselet. Les pates sont assez longues , de couleur rousse, avec les articulations blanches.
On la trouve en Amérique : elle vit sur les bœufs et sur les chevaux.
La Mite du Moineau, Æcarus Passerinus.
Elle est très petite, brune, ovale, et ressemble un peu à la tique des chiens ; elle a un point noir sur le milieu du corps; les pates sont d’un brun un peu plus clair que
Léébains hs. dd Des: :
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DES MITES. 293 le reste; celles de la troisième paire sont très longues ; les cuisses seules égalent presque la longueur du corps, les autres pates sont très petites.
On la trouve sur différens oiseaux de l'ordre des passères.
La Mite Coléoptère, Æcarus Co-
leoptratus.
G. Gamase. Lam.
Elle est très petite, noire, lisse ; l’abdomen à de chaque côté de sa partie antérieure un angle avancé vers la tête, et un rebord tout autour, comme on en voit À celui de quelques coléoptères.
On la trouve sur les pierres et les vieux murs.
La Mite Ciron, Æcarus Ciro.
Elle est à peine visible : le corps est arrondi, d’un brun clair; l'abdomen est transparent, et a en dessus deux lignes courtes, brunes : il est terminé par deux
petites soies. Les pates sont de la couleur du corps.
Elle vit dans la farine , le fromage.
La Mite de la gale, Acarus scabiei.
Elle est plus petite que la précédente , de forme ovale : sa tête et ses pates sont un peu brunes ; son ventre est blanchâtre, avec deux lignes grisâtres peu marquées et courbées. C’est cet insecte qui occasionne les démangeaisons qu'éprouvent les galeux.
Suivant Geoffroy, c’est par son moyen que la gale se communique si aisément, les vêtemens des galeux en étant souvent remplis.
La Mite des Mouches, Æcarus Mus-
Carurrt.
Ælle est très petite et brune : ses pates postérieures sont très longues et très minces. On la trouve sur les mouches.
La Mite des Coléoptères, Acarus Coleoptratorum.
G. Gamase, Lam.
Son corps est dur, écailleux, lisse, de cou- +
leur fauve, à exception de sa partie supé-
rieure, qui est blanchâtre ; ses pates posté-
rieures sont longues.
On la trouve communément sur les colécptères, et principalement sur les scarabés, qui en ont quelquefois le dessous du ventre entièrement couvert.
La Mite du Phalangium, Æcarus Phalangii.
G. Érythrée. Lan.
Elle est ronge , de forme ovale; sa trompe est plus longue que dans les autres espèces; son corps est lisse, couvert de quelques poils courts ; ces poils sont garnis de petits poils qui les font paraître hérissés ; ses pates sont d’égale longueur, et moins rouges que le corps.
On la trouve sur les faucheurs et sur quelques espèces d'araignées.
La Mite tisserand , Æcarus telarius.
G. Gamase. LATR.
Elle est très petite, de couleur brune un peu jaunâtre ; avec un point brun de chaque côté de l'abdomen.
On la trouve en automne sur différens arbres, et particulièrement sur le tilleul, dont elle ronge les feuilles; elle file une toile comme les araignées. V’oy. Génér. de ce genre.
La Mite domestique, Æcarus do-
mesticus.
On trouve ordinairement cette espèce dans les collections d'insectes et d'oiseaux : son corps est ovale, un peu allongé; elle est d’un blanc sale, avec deux points bruns, dont un à la partie antérieure du corps, et l’autre à la partie postérieure; le corps est couvert de quelques poils longs.
On la trouve dans les maisons.
La Mite népiforme, Æcarus nepi- Jormis.
G. Trogule. Larr.
Son corps est ellipsoïde, d’un cendré terreux, chagriné, long d’environ quatre lignes. L’avancement antérieur qui recouvre l’enfoncement où sont les parties de la bouche est triangulaire; les palpes sont fort petits; on ne distingue pas d’anneaux à sa parbe inférieure. Les tarses sont de quatre articles, dont le premier un peu renflé à son extrémité, avec l'angle extérieur prolongé en forme d’épine.
On la trouve dans le midi de la France, sous les pierres.
M. Latreille a placé à la suite du genre gamase son genre
Crrow, Ciro.
(Voyez les Caractères , page 194.)
Le Ciron rougeûtre, Ciro rubens. Lan.
Il est long d’une ligne à peu près; son corps est ovale et rougeätre.
On le trouve en France.
La Mite géniculée, Æcarus geniculatus.
G. Oribate. Liamr.
Elle est longue d’un quart de ligne, ovoide, arrondie postérieurement, conique en devant, brune, et parsemée de poils très fins; ses pates sont de la longueur du corps; les cuisses sont renflées, et les tarses ont trois crochets à leur extrémité.
On trouve cette espèce aux environs de Paris et dans toute l’Europe.
La Mite érudite, Æcarus eruditus.
G. Cheylète. Larr.
Cette espèce est très petite et entièrement transparente ; on la trouve dans les livres
exposés à, l'humidité, dans les collections zoologiques , ete.
La Mite longicorne, Acarus longicornis. .
G. Bdelle. Lame.
Elle est longue de près d’une demi-ligne , d’un rouge écarlate, avec les pieds plus pâles. Son suçoir est en forme de bec allongé et pointu, Les palpes ont quatre articles, dont le premier et le dernier plus longs : celui-ci un peu plus court, et terminé par deux soies.
Elle est commune aux environs de Paris, sous les pierres,
La Mite du Sureau » Acarus Sambuci.
G. Smaride, Lan.
Cette mite est très petite, rouge, parsemée de quelques poils un peu longs ; les antennes et les pates .sont plus pâles. Elle marche lentement.
A hérité à DRE à a À Des 4 46 , Lis | Lt |
300 HISTOIRE NATURELLE On la trouve dans le midi de la France, - sur le sureau.
La Mite bordée, Acarus marginatus.
G. Argas. Larr.
Pe.:5 *
Elle est longue de près de deux lignes, d’un jaunâtre pâle, avec des lignes couleur de sang foncé ,ou obscures et anastomosées.
On la trouve sur les pigeons, dont elle suce le sang.
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DES PINCES. 30x
CCXVIII GENRE.