‹ Histoire naturelle des insectes, composée dáprès Réaumur, Georffroy, Degéer, Roesel, Linnée, FabriciusChapitre 46 sur 66 · l.;iri-e. li. ni.il. ri · texte numérisé non relu

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blanchâtre, avec une légère teinte de vert; les ailes transparûtes , sans taches.

Les larves de cette espèce vivent dans l'intérieur des chenilles veines à seiae pâtes , qu'on trouve sur la fin de l'été sur le marronnier d'Inde et sur l'érable. Lorsque ces larves sont prêtes à changer de forme , elles sortent du corps de la chenille où elles étaient quelquefois en assez grand nombre , et se placent les unes auprès des autres sans s'éloigner d'elle. Leur corps est gros , de figure ovale ; elles sont de couleur blanche , et couvertes d'une liqueur gluante qui sert à les fixer contre le plan de position ; elles remuent souvent la tète , et contractent leurs anneaux; la partie antérienredu corps est beaucoup plus grosi^e que la postérieure , qui se termine en pointe conique. On remarque à la partie antérieure une petite pièce coupée carrément ou tronquée. Quelques heures après être sorties du corps de la chenille , elles se vident de leurs excrémens ; après qu'elles s'en sont débarrassées, et avant de se transformer en nymphes , elles se placent sur les feuilles , le

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dos appliqué sur la surface , où il se trouve collé par la liqueur gluante dont tout le corps est humecté. Réaumur a cru que le changement de forme de cette larve se fait sans qu'elle se défasse d'aucune peau, sans qu'elle quitte de dépouille ; mais Degéer, qui a observé cette transformation , a vu auprès de la nymphe la peau de la larve. Ces larves se changent en nymphes le lendemain du jour où elles sortent du corps de la chenille , et leur changement de forme se fait comme celui de toutes les larves des mouches à quatre ailes. Ces Djrmphes sont d'abord de couleur blanche , et «unité deviennent brunes ; elles paraissent sous la forme d'insecte parfait huit jours après leur transformation en nymphes.

On le trouve en Europe.

Le Cynips des œufs, Cynips ouulorum.

Il a environ une demi-ligne de longueur ; il est entièrement noir; les pâtes seules sont blanchâtres.

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Cette espèce dépose ses œufs dans les œufs des papillons , des punaises et autres insectes; la larve qui en sort se nourrit de la substance de ces œufs , dans lesquels elle subit toutes ses métamorphoses ; elle en sort sous la forme d'insecte parfait, après avoir percé la coque.

On le trouve aux environs de Paris.

Le Cynîps des cochenilles, Cynips

coccorum.

Il a environ une ligne ; les antennes sont noires; il est d'un vert foncé brillant ; le corselet est large ; l'abdomen est court , presque rond ; les ailes sont transparentes ; les pâtes d'un jaune pâle.

Sa larve vit dans l'intérieur de la chenille de l'orme ; elle s'y change en nymphe d'une couleur brune verdAtre , et en sort sons la forme d'insecte parfait.

On le trouve en Europe.

l3« HISTOIBB HATUBBLLE

Le Cynips des feuilles, Çjmips foUorum.

n a environ une ligne de longueur ; les antennes sont d'un jaune pâle; le corselet et l'abdomen d'un vert doré; les pâtes pâles; les ailes transparentes.

La larve vit dans llntérieur d'une galle qu'on trouve sur les feuilles du chêne ; cette galle paraît des deux côtés de la feuille; elle est formée de deux cônes : sa cavité intérieure est très grande , et ses parois n'ont à peu près que le double de l'épaisseur de la feuille ; elle est peu ligneuse.

On le trouve aux environs de Paris.

Le Cynips rosacé, Çjrmps quercûs

gemma.

U a environ une ligne ; le corps est d'un noir verdâtre doré ; les antennes et les pâtes sont de couleur fauve un peu foncée.

Il dépose ses crafs dans les bourgeons du chêne ; il y produit une galle qui ressemble au calice des fleurs de la jacée. Nous

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avons parlé de cette galle dans les généralités du genre : nous y renvoyons pour voir ce que nous en avons dit.

Il habite TEurc^ : on le trouvé aux environs de Paris.

Le Cynips du Kerre terrestre, Çynips

glechomœ.

U est d'un brun noirâtre; son corselet est un peu velu.

Sa larve vit dans une galle en pomme , qui croît sur le lierre terrestre. Ces galles sont plus petites que celles qui croissent sur le chêne ; quelques unes sont de la grosseur d'une petite uoix : il y en a qui partent de la. tige delà plante , de ses boutons , mais la plupart naissent sur les feuilles ; quelques unes ne paraissent que sur un seul de ses côtés , d'autres des deux côtés. L'intérieur de ces galles est très spongieux , et ressemble aux éponges les plus remplies de cavités. Des fibres ou de petites lames charnues , blanches , et presque sèches en certains temps , partent de la circonférence 9 et se dirigent VIII. I a

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vers le centre ;^e11es laissent entre elles des vicies sensibles qui font paraître l'intérieur de ces galles joliment travaillé. Vers le centre de la gafle sont des grains gros comme de très petits pois , qui sont autant de petites boules ligneuses , ou d'une substance aussi dure que le bois. Ces petites boules sont creuses, et renferment chacune une larve, qui est celle de l'espèce que nous venons de décrire. Ces galles contiennent plusieurs espèces de cynips.

On trouve le cynips du lierre terrestre aux environs de Paris.

Le Cynips solitaire , Cynips solitarius.

n a une ligne et demie de longueur ; ses antennes sont noires ; il est d'un bnm foncé; les pâtes sont d'un brun foncé ; les ailes sont

blanches.

Sa larve vit solitaire dans une petite galle ronde et ligneuse. On trouve cette espèce de galle sous les feuilles du chêne , atuchée aux nervures ; elle est produite , comme les antres galles, par la piqûre de l'insecte ; il

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en sort quelquefois an ichneamon qui n*est point le véritable habitant , mais un insecte parasite dont la larve a vécu aux dépens de celle du cynips.

On le trouve aux environs de Paris.

Le Cynips des racines, Cynips radicum.

n a environ deux lignes de longueur; il est brun ; ses ailes sont transparentes.

Sa larve vit dans Tintérieur de la plus ligneuse de toutes les galles, qu'on trouve quelquefois sur les tiges et les racines de différens arbres, et surtout sur celles du chêne; il y en a de plus grosses que de grosses noix; elles paraissent être des nœuds de l'arbre auquel elles sont unies, sans pénétrer dans son intérieur : ces galles contiennent plusieurs cellules. Les larves qui les habitent sont blanches , et roulées en anneau dans leur intérieur.

On trouve cet insecte aux environs de

l36 HISTOimS NATUBELLB

Le Cynips du figuier commun , Cynips

psenes.

Encyclopédie» art. Cjnipt, p. 791.

Il a environ une ligne de longueur; les antennes sont noires , coudées, composées de onze articles, dont le premier est cylindrique, et les autres sont grenus; tout le corps est d'un noir luisant; les pâtes sont d'un brun noir ; les ailes sont transpat^entes et sans taches.

La larve est blanche; elle n'a point de pâtes, et son corps est composé de douze anneaux ; elle vit dans l'intérieur des graines de la figue : ce sont ces mêmes insectes qui ont servi chez les anciens, et qui servent encore dans le Levant, pour la caprification * . Dans nos contrées méridionales , ce

' La caprification consiste à employer les insectes qnî ont Técn dans les fignes saorages, ponr hâter la matniité de qnelqoes variétés de fignes cultivées. Les anciens ont parlé avec admiration de la caprification. On s*était aperçn, dans des temps très reculés , qoe les iniectes qui ont tccu dans les figues sauvages, introduits dans les figues coltivéet , accé-

nés CTRiPS. iSj

n*est guère que dans les grahies des figues sauvages qu'elle se. trouve. Lorsque les figues sont assez grosses pour que les fleurs femelles soient assez sensibles , les cynips pénètrent par Tœil , et déposent un œuf dans chaque semence. ^

léraient la matnrité et angmenUient la quantité de ces fraits ; on aTait tooIu mettre ces obsenrations à profit ; et les Grecs d*aatrefoîs faisaient sans doote ce que font encore les Grecs à*k présent : ils plantaient des capri-figniers dn càté des figneries d*oà le vent soufflait ordinairement , afin qne les moucherons se répandissent plus aisément snr les figues , ou bien ils enfilaient ces fruits sauvages et les sn8< pendaient aux branches des figuiers ordinaires,

]yf, Bernard, de l'Académie de Marseillei a observé que les figues que Ton cultive en Provence ne sont jamais attaquées par des cynips, tandis qu'on les trouve constamment dans les graina des figues sauvages. Lorsque les figuea sont assez grosses pour que lea fleurs femelles soient bien sensibles , des cynips pénètrent dans Tintérieur par l'œil» et vont snr chaque semence déposer les germes qui doivent reproduire ces insectes. Un mois suffit pour que les larves parviennent à la dernière métamorphose. Le cynips sort de chaque graine par une ouverture qui suit constamment la direction dn pistil. iSnçfclopédie méthodique, Caprification , page Sog.

P/Kxf

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Un mois saflit à la larve pour parvenir à sa dernière métamorphose,; le cynips sort de chaque graine par une ouverture , qui suit constamment la direction du pistil.

Il se trouve dans le Levant et au midi de l'Europe.-

DEUXIÈME SECTION

Boache avec une trompe.

XXXVIIP GENRE.

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