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112 HISTOIEB NATUmELLB
Mais ces œufs ne sont entourés que par une membrane flexible, qui peut <^tre analogue à celles sous lesquelles sont renfermés les fœtus humains et ceux des quadrupèdes. La nature peut avoir constitué ces œufs de même que ceux de quelques autres insectes qui sont susceptibles d'accroissement ; tels sont, selon Valisnieri, les œufs des mouches à scie, d'où sdrtent les fausses chenilles qui vivent sur le rosier. Il est difficile de trouver des différences bien sensibles entre les larves des cynips ; toutes ces larves sont blanches, quelques unes cependant sont plus allongées que les autres. On remarque sur le corps de quelques espèces , au milieu de chaque anneau , excepté sur les deux premiers, une partie charnue, à laquelle ces larves font prendre quelquefois la forme d'un mamelon , qui ressemble aux pâtes membraneuses des fausses chenilles , de sorte quelles paraissent avoir des patet tout le long du dos; quelquefois ces mamelons sont aplatis, et leur extrémité rentre en dedans; alors ils forment des ca- ▼ités rebordées de chair. Cm parties parais-
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sent être des pâtes; la larve qui est roulée en boule dans une cavité sphérique de la galle, les fait agir, lorsqu'elle veut se mouvoir pour se retourner ou se pousser en avant : mais ce qu'il y a de singulier, c'est que toutes ces larves , quoiqu'elles mangent beaucoup , ne paraissent pas rendre d'excrémens ; on n'en trouve point dans l'intérieur de leurs cellules; leurs parois sont polies, et le dedans très propre. Il paraît que ces larves convertissent en leur propre substance tout ce qu'elles tirent de la galle, aussi croissent-elles vite ; mais si l'accroissement extérieur est prompt , l'accroissement intérieur est très lent dans plusieurs espèces. Il y en a qui ont acquis en quinze jours toute la grandeur à laquelle elles doivent parvenir , et qui restent dans la galle plus de cinq à six mois avant de se métamorphoser en nymphe.
Lorsque les larves des cynips ont pris tout leur accroissement , les unes sortent des galles, et entrent en terre pour s'y métamorphoser; les autres se transforment dans les galles , d'où elles sortent sous la forme
ia4 HISTOIEB NATUmELLE
d'insecte parfait , après avoir fait un trou à la galle. Peu après que ces insectes sont sortis , ils s'accouplent , et les femelles vont ensuite déposer leurs œufs sur la partie des plantes qui leur convient , après l'avoir percée de leur tarière , pour y faire naître une nouvelle galle. Quelques espèces déposent les leurs dans le corps des chenilles ou dans celui d'un puceron : il arrive souvent que les chenilles ou les pucerons que ces femelles choisissent , renferment déjà une larve d'icfanenmon. La larve de l'ichneumon , qui éclot la première , mange la chenille y et est mangée à son tour par la larve des cynips. Ces insectes sont , pour les cynips , des espèces de galles dans lesquelles les uns subissent leurs métamorphoses , et n'en sortent que sous la forme d'insectes parfaits; les autres en sortent pour aller se changer en nymphe sous quelques feuilles.
Toutes les larves des cynips ne vivent point renfermées dans des galles ou dans le corps d'autres insectes ; quelques espèces vivent cadiées entre des feuilles , où elles se changent en nymphes , sur lesquelles on
DBS CTinPS, IftS
distingue toutes les parties de l'insecte parfait ; elles sont attachées par Textrémité du corps : on en trouve plusieurs placées les unes à c6té des autres ; elles sont de couleur brune , et d'une consistance assez solide.
Les cynips sont des insectes très petits ; quelques uns sont très brillans et parés des plus belles couleurs ; quelques uns se font remarquer par la grosseur de leurs cuisses postérieures , ce qui leur donne la propriété de sauter.
Dans quelques espèces, la tarière n'est point apparente ; dans d'autres , elle est beaucoup plus longue que le corps ; mab une partie est roulée et repliée dans l'intérieur du ventre comme un ressort. En décrivant les plus remarquables « nous parlerons des parties qui les caractérisent.
Ce genre renferme près de cinquante espèces y que l'on trouve presque toutes aux environs de Paris.
126 HISTOIAE HATURELLE
Le Cynips du bedeguar, Cynips bedeguaris.
Les antennes sont noires^ coudées , plus longues que la tête ; la tète et le corselet sont en dessus d'un vert brillant ; Tabdomen est d*une belle couleur pourpre très brillante ; il est de forme ovale allongée ; l'aiguillon de la femelle est beaucoup plus long que le corps; les pâtes sont jaunes; les ailes transparentes, avec une légère teinte de brun.
Sa larve vit dans l'intérieur des galles chevelues du rosier sauvage, connues sous le nom de bedeguar ; mais , selon Degéer , il n'est point l'insecte qui produit la galle ; il est, au contraire, le destructeur de l'habitant naturel , dont il dévore la larvé.
U habite l'Europe : il est commun aux environs de Paris.
Le Cynips des mouches , Cjnips muscarum.
Il a environ une ligne de longueur; les antennes noirâtres; la tétc et le corselet
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assez grand ; rabdomen petit y allongé, attaché au corselet par un pédicule très court ; tout le corps est d'un vert foncé , doré et brillant ; les pâtes sont jaunes ; les ailes transparentes et sans taches : elles sont placées horizontalement sur le corps.
Ces cynips font de petits sauts en volant, et se posent souvent à terre. Ils viennent de larves qui vivent dans Tintérieur des larves des mouches aphidivores ou mangeuses de pucerons , et dans celles des coccinelles. Vers la fin de l'été , Degéer a trouvé sur les feuilles de l'érable des nymphes de ces dernières remplies de larves de cynips; en ayant ouvert une au milieu de l'hiver , il y vit trois petites nymphes longues d'une ligne et demie , de couleur blanche , avec les yeux bruns. Peu de temps avant de se métamorphoser, elles deviennent noires , et se changent en insecte parfait dans Tintérieur de la nymphe aux dépens de laquelle elles ont vécu , et en sortent au printemps suivant.
Il habite l'Europe : on le trouve aux environs de Paris.
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128 HISTOIRE VATUKBIXB
Le Cynips des chrysalides, Cynips
puparum,
Les antennes du mâle sont fauves ; celles des femelles brunes ; la tête et le corselet sont d'un vert clair doré ; l'abdomen est d'un vert bronzé brillant ; les pâtes sont pâles , avec les cuisses d'un vert doré dans la femelle.
Sa larve vit dans l'intérieur des chenilles mineuses du pommier, et dans plusieurs autres espèces. Une seule chrysalide de la chenille du chou a donné à M. Geoffroy plus de soixante de ces insectes.
11 habite l'Europe.
Le Cynips des larves, Cynips lar-
G. Eulophe. Lata.
Les antennes sont jaunâtres à leur base , noirâtres à l'extrémité ; la tcte et le corselet d'un vert doré brillant ; l'abdomen est noir, avec une tache d'an brun dair en dessous , près du corselet; les pâtes sont d'un jaune
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