‹ Histoire naturelle des insectes, composée dáprès Réaumur, Georffroy, Degéer, Roesel, Linnée, FabriciusChapitre 48 sur 66 · SPHEX · texte numérisé non relu

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Caraeières génériques. Antennes nn pen plo» longuet qne le oonelet, filiformes, en spirale; onze artides égaux, cylindriques , distincts. — Quatre antennnles filifonnet , presque égales; les antérieures un peu plus longues, composées de six articles; les postérieures de quatre. — ^Ventre attaché au corselet par un pédicule plus ou moins long. — Aiguillon pointu, dmple, cadié dans Tabdomen. -~ Trois petits yeux Esses.

Lxs sphex ont la tète un peu plus large que le corselet , placée verticalement , de

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forme ovale , comprimée ; le front un peu aplati, les yeux ovales^ allongés.

Le corselet est presque cylindrique, un peu plus élevé que Tabdomen, étroit k sa partie postérieure , un peu obtus ou coupé. L'abdomen est de forme ovale, attaché au corselet par un pétiole très long, quelquefois court.

Les pâtes antérieures sont courtes , attachées à la partie antérieure du corselet , très près de la tête.

Les larves de ces insectes sont inconnues ; mais on sait que le plus grand nombre des femelles fait un trou dans un terrain sablonneux , tel que celui d'un chemin ; que ces femelles y déposent une chenille, une larve ou une araignée; qu'elles pondent un œuf à côté , et qu'ensuite elles referment le trou. Il est présumable qu'un de ces insectes suffit pour nourrir la larve qui sort de l'œuf «jusqu'au moment où. elle n'a plus besoin de manger. En décrivant les espèces, nous verrons les moyens que ces femelles emploient pour creuser les trous qui doivent renfermer leurs petits.

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Ce genre renferme près de quatre-vingts espèces : on en trouve peu aux environs de Paris.

Le Sphex du sable , Sphex sabulosa.

Il est noir ; les antennes sont de la longueur du corselet ; la tête est très large ; le corselet est gros , renfle ; les premiers anneaux de l'abdomen sont ferrugineux, les derniers noirs; Tabdoroen est attaché au corselet par un pédicule très long et mince , noir à sa base , ferrugineux à l'extrémité > les pâtes sont noires , les postérieures beaucoup plus longues que les antres ; les ailes transparentes, à peine de la longueur de la moitié de l'abdomen , couchées horizontalement sur le corps.

L'aiguillon de la femelle est long, délié, courbé en dessons, de couleur brune, de substance écailleuse , composé de deux pièces fines très pointues à l'extrémité. Selon Degéer, il est semblable par la forme et le nombre des pièces à celui des abeilles, excepté qu'il n'a point les dentelures qu'on

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voit à celai de ces insectes : il est placé à Tex- Irémité de l'abdomen entre deux demi-fourreanx écaiUeux jaunâtres et transparens, renflés au milieu , arrondis et dliés à l'extrémité, garnis de poils sur les côtés; ces deux demi-fourreaux , ainsi que l'aiguillon, sont attachés à une masse de chair musculeuse et tendineuse , qui sert à donner du mouvement à l'aiguillon. Lorsque la femelle veut s'en servir, le dernier anneau de l'abdomen s'ouvre sur les côtés , où sont deux espèces de fentes ; alors elle le pousse en dehors avec beaucoup d'agilité , et fait avec des piqûres très douloureuses.

Cette femelle fait un trou en terre, va chercher une chenille, la tue et l'apporte dans ee trou ; pond un œuf à côté , et referme le trou avec du sable.

Il habite l'Europe : on le trouve aux environs de Paris, sur les bords des chemins, dans la campagne.

Le Sphex à lunule , Sphex lunata.

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