‹ Histoire naturelle des insectes, composée dáprès Réaumur, Georffroy, Degéer, Roesel, Linnée, FabriciusChapitre 61 sur 66 · ORDRE PREMIER · texte numérisé non relu

ORDRE PREMIER

DES LÉProOPTÊRES.

comprend sous cette dénominatioii les ctes connus de tout le monde sous les is de papillons de jour et de nuit. Ces ines forment une classe nombreuse et bien ictérisée par le nombre, la forme , la «ce des ailes des espèces qui la comnty par la forme de leur bouche, par habitudes et leurs métamorphoses, (lépidoptères ont tous quatre ailes soutrès étendues ; ces ailes sont membra- , mais épaisses ; elles sont recouvertes ms et en dessous , en totalité ou en d'une poussière qui s'enlève fadle- 'ec le doigt. Lorsque l'on examine lasîère avec une forte loupe, on voit st composée d'une multitude de ailles , différentes par leurs formes iverses espèces. Ces petites écailles mt dentelées à une de leurs extré-

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mités , elles sont pointues à Fautre, et c'est par cette extrémité qu'elles sont attachées sur l'aile ; elles ne se trouvent point dispersées au hasard sur la surface de ce membre , mais elles y sont rangées au contraire avec beaucoup de symétrie , et disposées en quinconce.

Ce sont ces écailles, vivement et très di- . versement colorées, qui donnent aux ailes des lépidoptères ces couleurs brillantes qui ont toujours fait admirer et rechercher ces insectes. Ces écailles sont posées à recouvrement les unes sur les autres comme les tuiles d'un toit ; quelquefois elles sont pli»sées sur leur longueur à la manière d'un éventail; si dans ce cas les côtés des plis diffèrent de couleurs , les couleurs des ailes de l'insecte seront susceptibles de changer sous les yeux de l'observateur, selon les côtés des plis qu'il tournera vers son œil.

Le nom de lépidoptère que l'on a donné a ces iasectcs , est pris de la structure particulière de leurs ailes. Il est composé de deux mois grecs. ÎLe premier veut dire écaille y et le second aile.

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La nature des ailes des lépidoptères serait un caractère suffisant pour distinguer ces insectes de ceux des autres ordres , û tous avaient des ailes, et si quelques friganes ne portaient sur les leurs une poussière assez semblable à celle qui revêt les ailes des alucites. Mais ces deux raisons nous obligent d'ajouter quelques autres caractères dbtinctifs à ceux empruntés des ailes. Nous les prendrons dans la structure de la bouche de ces insectes , parce qu'elle leur est particulière y et qu'ils se ressemblent tous par la structure générale de cet organe.

La bouche des lépidoptères est composée d'une trompe membraneuse, dont la longueur est différente selon les espèces. Cette trompe est composée de deux tuyaux déliés qui, outre leur cavité cylindrique, sont encore creusés sur la face interne, c'est-àdire sur celle par laquelle ils se touchent, d'un demi-cylindre ou d'une gouttière qui, vue au microscope , paraît ciliée sur ses bords.

Ces deux tubes, en s'appUquant l'un contre l'autre par leur face interne ainsi

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creusée en gouttière, forment donc un troisième tube ; les cils qui garnissent les bords des gouttières s'emboîtent les uns dans les autres, et augmentent la solidité de cette union.

Cette trompe ainsi composée est susceptible de se rouler sur elle-même en une spirale très serrée que l'insecte place et cache sous sa tête , en tout ou en partie , au moyen des poils assez longs qui la revêtent dans ce lien, et de deux ou quatre autres pièces qui font également partie de sa bouche. Ces pièces sont les palpes ou antennules ; elles sont ici grosses et velues , repliées en deux sur elles - mêmes et dirigées en avant , en sorte qu'elles forment conmae une espèce de bec en devant de la tête de beaucoup de lépidoptères. L'usage de ces palpes paraît être d'envelopper et de cacher la trompe, lorsque l'insecte la replie sous sa tête dans l'inaction.

Cette forme de bouche est tellement différente de celle des autres insectes, qu'il est toujours facile de distinguer par la vue simple , et même sans le secours de la dissec-

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tîôiiy tous les insectes qui appartiemient à cet ordre.

Il est cependant quelques lépidoptères qui, ne prenant à Térat parfait aucune nourriture , n'ont point de trompe , ou éH ont une si courte qu'elle ne peut leur être d'aucun usage; mais les antennes existent toujours à peu près telles que nous les avons décrites ; et d'ailleurs l'absence de toute au* tre partie de la bouche prouve que les lépidoptères peuvent bien être privés de bouche , mais qu'ils ne peuvent en avoir une différeiite de celle que nous avons dé* îrite.

La tête de ces insectes est assez petite. On ▼oit deux yeux à réseau assea saillans, resque globuleux , et souvent très brillans , rtoût à la lumière ; au-dessus, entre les ux y sont placées les antennes ; elles dilTèitde forme dans les différens genres, mais s sont généralement longues , et compod'un grand nombre de petits articles, e corselet et l'abdomen sont souvent très is« ce qui les fait paraître fort gros quelques espèces. C'est sur la première

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