DES LIBELLULES
recevoir. Il a trouvé à l'extréniilé du corps de ces libellules deux plaques écailleuses appliquées l'une contre Tautre , dont le bord extérieur est taillé en scie, et il croit ces parties destinées à couper la plante qui doit recevoir les œufs.
Les parties du mâle au moyen desquelles il se joint à sa femelle, sont placées dans une portion du dessous du premier anneau; mais les plus essentielles et les plus remarquables se trouvent dans toute la longueur du dessous du second. Celle qui caractérise le mâle saille en dehors d'une coulisse dans laquelle plusieurs pièces sont placées. Cette partie et quelques autres, ne sont faites ni disposées précisément de la même manière dans les mâles des deux familles. Réauipur va nouA donner une idée générale de ces parties et de leur arrangement.
Le petit corps qui est propre au mâle, sort en tout temps un peu en dehors au-delà de la coulisse : au moyen d'une légère pression , on le fait sortir davantage, et en même temps un autre corps plus gros auquel il
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tient. Pour le Taire une idée de l'un et de l'ttnlre, on peut, dit Réanmor, se repi^ tenter un vue en forme de poi, qni aorail une anse qui g'élererait aa-destus de set bords, et dont le bout le ping éleré se terminerait par un bouchon engage dans l'ou- TCrtare du vase. Le petit corps cpn saille dans des temps ordinaires est l'anse, dont nn des bouts est engagé dans le vase même. Cette espèce d'anse est probablement destinée k porter la fécondité dans les auh de la femelle, dans le corps de laquelle elle s'introduit après s'être redressée. Ce bout est charnu et fendu ; quand on le presse, on peut remarquer qu'il s'ouvre, et la partie que notre auteur appelle le rase, a son antre extrémité en forme de quene qni devient déliée de plus en plus : elle est logée dans le troisième anneau. Rcaumnr décrit encore plusieurs autres pièces qui se trouvent placées auprès des deux qu'il nous a fait connaître ; il les croit destinées seulement à saisir les parties de la femelle qui tonchent celles du niftie pendant l'accou-
Les mâles des libellules de la grtmde espèce ont quelques unes de ces parties assea semblables à celles des mâles de la petit* espèce, mais quelques unes en dîfidreni : elles serrent cependant tontes ans m^mea
Leslibellnlesontla téteossec grosse, hémisphérique, tronquée postérieurement , le front élevé et vésîculenx.
Les yeux très grands, taillés à facettes; dans quelques espèces ils sont réunis sur le sommet delà tête, de chaquecàlédelaquelle ils sont placés.
Leur corselet est court, comprimé.
L'abdomen est long, cylindrique , aplati dans quelques espèces, sillooné en dessous, terminé dans les mâles par deux crochets.
Les ailes sont longues, étroites, un peu arrondies à l'extrémité; les supérieures et lesinférieures ont à peu près les mêmes proportions; elkasont transparentes ■ réticulées, attachées ï la partie supérieure du corselet : dans l'état de repos, les ones les portent étendues boriiontalement, les autres f levées et parallèles à leur corps.
5o HISTOIKB MÂTUEBLLE
Les pâtes sont courtes ; les tarses filiformes^ composés de trois articles terminés par deux crochets.
. Ce genre renferme un grand nombre d'espèces; plusieurs habitent les environs de Paris : nous décrirons quelques unes des pins remarquables par leurs couleurs.
La Libellule aplatie, Libellula depressa.
Cette espèce 'a près de trois pouces d'envergure ; elle est d'un, brun un peu jaunâtre; le corselet a deux lignes jaunes ; ('abdomen est en forme de lame d'épéè , tantôt brun, tantôt couleur d'ardoise , avec les côtés jaunâtres.
On trouve cette espèce aux environs de Paris et dans toute la France : elle est très commune.
La Libellule bronziée, Libellula œnea.
Cette espèce a pliis de deux pouces et demi d'envergure; elle est une des plus grandes ; sa tète , son corselet et le dessus de
DBS LIBBLLULBS. 5l
Tabdomen sont d'un beau vert foncé très brillant, doré; le corselet est couvert de poils roux; les yeux sont d'un brun clair un peu verdâtre; le derrière de la tète est noir ; la lèvre inférieure jaune ; le dessous du premier anneau a deux grandes taches jaunes ; le dessous des autres est noir, avec quelques taches brunes et grises; les ailes son^ transparentes, lavées d'une légère teinte jaune, plus foncées à leur base ; les nervures sont noires ; elles ont à leur extrémité antérieure un stigmate ou tache noire ; les pâtes sont noires.
On la trouve aux environs de Paris.
On peut voir dans les généralités de ce genre la manière dont ces insectes s'accouplent et déposent leurs œufs.
La Libellule grande, Libellula grandis.
G. JEthnê. Latb.
Cette espèce est la plus grande et la plus commune; elle a près de quatre pouces d'envergure; sfi tète est jaune, ses yeux
i 5a HISTOIEB ITATUaiLXiB
{ bruns ; son corselet est brun , avec sU lignes
f un peu obliques, vertes, dont deux à la
^ partie antérieure et deux de chaque o6té
sous les ailes ; l'abdomen est cylindrique » brun; les anneaux ont de chaque oôté des tadies jaunes un peu verdàtres, et en dessus j à leur extrémité , deux taches triangulaires bleues; les crochets qui terminent l'abdomen du mâle sont très longs; les ailes sont transparentes, avec deux petites tadies brunes près de l'extrémité , le long du bord extérieur ; les pâtes sont noires.
On la trouve en été et en automne aux environs de Paris , auprès des ruisseaux et des prairies.
La Libellule vierge, Libellula virgo.
G. Âgrion, Lath.
Cette espèce a près de deux pouces et demi d'envergure; le mAlc diffère de la femelle par les couleurs ; la tète, le corselet et l'abdomen sont d'une belle couleur dorée » bleue dans les mâles, verte dans les femelles;
OBS LIBBLLULBS. 53
les ailes des mâles sont d'un brun jaunâtre y avec une grande tache opaque d'un brun foncé qui en couvre une partie. Celles des femelles sont jaunâtres; elles ont près de l'extrémité, le long du bord inférieur, une petite tache blanche : dans les deux sexes les pâtes sont noires. ■
Cette espèce varie beaucoup.
Elle est très commune aux environs de Paris.
La Libellule à tenailles, Ubellula fordpata.
G. JEthnê, Latb.
Elle a de vingt-huit à trente lignes d'envergure; sa tête est jaune; ses yeux sont bruns; son coreelet est d'un vert jaunâtre , avec deux lignes noires, obliques, de chaque c6té ; l'abdomen est brun et très allongé; il a au-deisus une bande longitudinale jaune , qui se prolonge jusqu'au sixième anneau ; les anneaux ont de chaque côté deux taches jaunes, une à la partie supérieure, petite et transversale » l'autre longitudinale , et
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placée à b pirtie infiérienre ; les ùJes mh» diaphanet, et ont im tdgDiBle oblong et ninrà leur cattrëmiié antérieure.
Cette espèce est commuDe aux envirom de Paris.
Lb Libellule Amélie , LtbeUuIa puella.
G. AgrioH. LxTH.
Celte espèce a vingt à vingt-deux lignes d'enveigure; elle varie beaucoup pour la cooleur. Son caractère général est d'avoir la tête extrêmement Ihrge, le corps cylindrique et gréle, les ailes antérieures euùèrement diaphanes , avec nu stigmate à leur
La variété A. a la tète, le corselet et l'abdomen d'un beau vert doré; la partie inCéneore de la tête et dn corselet est d'un jaune pAle; les yeux aont d'un bran clair en dessoDt, et plm bran* en dessus ; il y a SOT le Gonelet deux lignes longitudinales jaimes et écartées; \cs pâtes sont vertes et dorées en devant , et jaunes posiérieurement ; les lanes sont ncnrs.
DBS LIBELLULES. 55
La variété B a la tête et le corselet d'un bleu doré; le dessous est jaune; le corselet a deux lignes longitudinales rouges; l'abdomen est rouge jusqu'aux trois derniers anneaux , qui sont noirs , avec leur bord inférieur rouge ; les pâtes sont noires.
La variété C a tout le corps , en dessas , d'un vert bleuâtre et doré , sans aucun mélange d'autres couleuf^.
La variété D a le corselet, en dessus , d'un gris un peu soyeux ; chaque anneau de l'abdomen est terminé par un bord noir.
La variété £ diffère de la précédente par une ligne brune, longitudinale , qui règne sur la partie supérieure des anneaux.
La variété F a le corps d'un vert un peu rougeàtre ; elle a sur le corselet trois bandes noires longitudinales; l'abdomen est brun en dessous, et il a quelquefois en dessus une raie brune, longitudinale.
Cette espèce et ses variétés se trouvent communément aux environs de Paris.
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XVf GENRE.