‹ Histoire naturelle des insectes, composée dáprès Réaumur, Georffroy, Degéer, Roesel, Linnée, FabriciusChapitre 8 sur 66 · DES LIBELLULES · texte numérisé non relu

DES LIBELLULES

le mâle féconde les œufs de la femelle ; il a cru que le mâle avait à son derrière la partie qui sert à les viviBer, et qne l'ouverture destinée à recevoir cette partie était placée sur le corselet de la femelle ; il a cru 7 voir le trou par où lesœufi doivent sortir. Mais cette ouverture est placée dans les femelles en dessous de leur corps , presque à l'extrémité , et les parties du mâle en dessous des premiers anneaux, près de la jonction de l'abdomen avec le corselet : ce que Leuwenhoek avait pris pour l'accouplement, n'en est que le prélude.

Une femelle qui vole , a bientôt un mâle à sa suite. Si une autre femelle se pose sur une plante, elle n'y reste pas long-temps seule, quelque mâle ne tarde pas à venir voler autour et au-dessus d'elle , car le mâle tend toujours à prendre le dessus de la femelle, soit qu'elle vole ou qu'elle soit eu repos. C'est an dessus de sa tète qu'il en veut d'abord ; il cherche à s'en approcher assez près pour la saisir avec ses pâtes : dès qu'il la tient, il contourne son corps pour en amener le bout sur le cou de la femelle , et

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dans i'inUant il l'y crainpoiioe de muiiète qu'dlfl De pent pins au séparer de lui : il se jMft de deux grands crochets, dmt l'extrétaitè est moasM , avec lesquels il dent le cou de la femelle comme avec une pince.

Si cette première jonction s'est faite en l'air, ils ne tardent pas i venir te poser mit une branche , le mâle toujours élevé au-de»> sus de la femelle.

Lesprélades durent quelquefois une heure et plus; souveat on en voit se séparer après on temps ausû long , sans que le mile ait pa vaincre l'obstination de la femelle.

Lorsqu'eafin la femelle se détermine k une action pour laquelle elle a d'abord montré de l'éloignement, elle coototime «on corps, le port» ensuite sous le ventre du mile, et k peine en a-t-elle approché, qu'elle se retire en arrière et reprend sa prenùère attitude ; mais après avoir r^té cette manœuvre deux ou tnns fois , elle finit par l'y fixer.

Pendant l'aGCOuplement , le mile tient la femelle par le oou avec les deux crockets «pii lOM k l'extrémité de son corps; la fe-

melle cramponoe ses pute* sur L'ibdomeD du mâle, et dans celte poaidon ils cherchent la solilDde sur quelques branches , où souvent Us sont troublés par un mâle jaloux qui voltige autour d'eux. Si ce mile arrive avant l'accouplemeat, il force quelquefois son rival 1 prendre la fuite; mais celui-ci, en lui cédant la place, ne fiait point uns emporter avec lui sa femelle. Si dans ce moment l'accouplement est bien oomplett il ne se fait aucun changement dans l'attitude lie l'on et de l'autre , et le mile est chargé du poids de la femelle qu'il enlève; mais s'ils sont forcés de s'éloigoer peu de temps après qu'a commencé l'accouplement, la femelle dégB(;e l'estrémité de ton corps qu'elle remet en ligne droite, et l'on et l'autre volent ensemble, vimt se poser sur nue autre branche, et la femelle se rejoint BU mAle plus facilanent que la première fois. La durée de l'accouplement , comme odie de ses préludes, est plus ou moins longue, selon qu'il fait plusou moins chaud; on volt des libellules qui restent parfaitement jointes pendantplna d'une demi-heure ^et qui, lor*<

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qu'elles sont Irooblées , se séparent et s'accouplent de nouveau quelques minutes après. Réaumur croit que c'est en l'air que se fait la jonction parfaite de beaucoup d'espèces, entr'autres de celles à tète ronde et à corps long.

Les femelles ne gardent pas long-temps leurs œufs après qu'ils ont été fécondés ; celles de la première divbion commencent et finissent leur ponte avant la fin du jour où elles se sont accouplées. Ces femelles pondent tous leurs œufs à la fois , ils sont réunis en une grappe qu'elles laissent tomber dans l'eau. Ces œufs sont blancs, moins oblongs que des œufs ordinaires : l'ouverture par laquelle ils sortent de leur corps , est celle dans laquelle s'est introduite la partie du mâle qui les a fécondés ; elle est placée près de l'anus. Les œud des femelles de la seconde division ne sont pas réunis en grappe comme ceux des espèces précédentes. Réaumur croit qu'elles les pondent un à un, et qu'elles ne se contentent pas de les jeter dans l'eau, mais qu'elles les confient à quelques plantes après y avoir fait des entailles propres à les

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