‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1044 sur 1317 · THAIS · texte numérisé non relu

THAIS

entre la base et le milieu par une bande d’un vert blanchätre dans le mâle ; et entiérement blanche dans la femelle, les su= périeures ayant en outre vers leur extrémité un grand espace triangulaire transparent, traversé par des nervures noires, les postérieures ayant leur queue blanche à l’extrémité, et parsemées d’atomes de cette même couleur à sa base, le dessous des ailes d’un blanc un peu jaunâtre à leur base , avec le bord abdominal des postérieures orné de trois taches blanches ; abdomen noir en dessus et blanchâtre en dessous, avec deux rangées de points noirs de chaque côté.

Cette jolie espèce provient de l’île de Java.

THAIS , Fas., LATR.;.

Zerinthia, Ocus.

Corps assez grêle. — Tête petite, — Yeux peu saillans. — Palpes droits trèslaineux, dépassant notablement la tête, ayant leurs trois articles à peu près égaux, le dernier terminé en pointe obtuse. — Antennes assez courtes, terminées en massue, sensiblement arquées de bas en haut, — Ailes trés épaisses, à nervures peu saillantes; les postérieures ayant leur bord abdominal replié en dessus, et laissant J’abdomen libre , ce dernier court et assez mince.

Ce genre se compose d’un petit nombre d'espèces, la plupart indigènes, et qui se font reconnaître dés le premier abord par la disposition de leurs couleurs; en effet, sur un fond d’un blanc jaunâtre, ilexiste toujours des dessins rouges et noirs, el l’abdomen est tacheté de jaune et de noir. Leurs chenilles vivent isolées ou par petits groupes sur différentes espèces d’aristoloches ; elles ressemblent assez à celles de certains Papilio : leur corps est cylindrique. -muni d’épines charnues, hérissées de petits poils roides à leur extrémité : leur premier segment est pourvu d’une tentacule en forme d’Y ; leurs chrysalides sont assez allongées, anguleuses antérieurement, avec la tête tronquée, Au moment de se mélamorphoser, les chenilles se passent un fil autour du corps et s’enveloppent préalablement d’un léger tissu de soie.

M. Boisduval décrit cinq espèces de ce genre ; les deux plus connues sont les

A. THAIS HYPSIPYLE. (PI. & >, fig. 8.) Papilio Hypsipyle, Far., Ent. SYStee

tes Lepidepteres PET ©,

pilto coon , 3. Thais hypsipyle.

plocireus ecurius. k, Dorilis apollinia.

EURYCUS.

t. LI, p. 214, n. 668.— Papilio Polyxena, Ocus., Schm. von Europ., 1. 11, p.124.

— Husx., p. 78, fig. 392 et 393. — T'hais Hypsipyle, Gov., Enc. Mét., t. IX, p.82, mn. 2. — Borsn., Sp. Gén. des Lépid., t. 1, p. 384, n. 2. — Thuis Cassandra, Due.

Sup. à God., pl. 45, fig. 2, 3.—Corpsnoir; ailes d’un jaune pâle, ornées de taches noires, ayant près de leur bord une ligne formant un feston très-prononcé ; les premières ailes ayant une seule tache rouge, et les secondes en ayant une rangée de sept, dont les cinq postérieures appuyées contre une tache bleue ; en dessous les premières ailes ont quatre taches rouges ; les taches noires sont moins marquées, et le bout de la ligne festonnée, est ferrugineux.

Europe Méridionale,

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