‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1045 sur 1317 · THAIS MEDESICASTE · texte numérisé non relu

THAIS MEDESICASTE

Gon., Enc. Mét.,t. 1X, p. 84, n. 4; ejusd., Pap. de France , t. Il, pl. 3, C, fig. 3-4. — Papilio Medesicaste, Huex., p. 124, fig. 632.— Ocus., Schm. von Eur., 4. 11,p. 427. — Papilio Rumina, Husx., tab. 394 à 395.—7'hais Medesicaste, Borsp., Sp. Gén. des Lépid., t. 1, p. 388. — (La Chenille), Borsr., Ramb, Coll., Icon. des Chenill. d'Europ. Papill., pl. 2, fig. 5 à 6. — Var, Thais Honorati, Boisp., Icon., pl. 3, fig. 4-5. — Dur., Sup. a God., pl. 2, fig. 3. — Enverg. des ailes, 2 pouc.

Ailes de la même couleur que dans l’espèce précédente, avec le feston moins prononcé, six taches rouges sur les premières ailes, et une rangée d’un même nombre sur les secondes.

France Méridionale.

DORITIS, Fas., Ocus., Borsp ; Thais, LaTr., Gop.

Ce genre a la plus grande analogie avec les T'hais et en même temps avec les Parnassius : il différe des premiers par le corps plus robuste. — Les palpes beaucoup plus courts, à articles plus linéaires. — Et par les ailes plus longues et arrondies, à surface ridée et gaufrée ; et des Parnassius : par les antennes aussi courtes que dans les Thais, etterminées par une massue allongée et arquée, et par l'absence de poche (sous l'abdomen des femelles; il se rapproche surtout de ceux-ci par les palpes, la forme et la texture des ailes.

La seule espèce connue de ce genre est le

DORITIS APOLLINA. (PI. 2, fig. 4.)

Papilio Apollinus, Ocus., Schm. von Europ., t. 11, p. 132, n. 4. — Papilio Thia, Husn., p. 1, n. 635, 636. 687, 688.

-—T'hais Apollina, Gon., Enc. Mét., 1. 1X, P. 82, n.1.— Dur., Sup. à God., pl. 1.— Doritis Apollina, Borsn., Icon., pl. 4, fig. 14, 2 ;ejusd., Sp. Gén. des Lép., t. 1, p. 390, pl.1,B, fig. 5.—Enverg. des ailes 20 à 26 lig. — Corps noir, velu; antennes grisâtres, avec leur massue noire ; aïles antérieures un peu transparentes, lavées d’une teinte grisâtre , ayant de petites stries noires et jaunes, deux grandes taches noires dans la cellule discoïdale, et une ligne transversale jaune, bordée de noirâtre entre celle-ci et le bord marginal; les postérieures jaunes, avec leur bord interne et la base noirs, et leur extrémité d’un gris noirâtre , avec une rangée cintrée de taches ocellées noires, à prunelle bleue, bordées en avant par un croissant rouge; abdomen ayant chacun de ses segmens bordé de jaune.

Dans la femelle, les couleurs sont plus vives, et il existe une bande rouge sur les ailes antérieures entre la cellule discoïdale et la bande jaunes.

Cette espèce se trouve en Orient et dans les îles de l’Archipel grec.

EURYCUS, Borso.; Cressida, Swains; Papilio, Fas., Gop.

Ce genre, très-voisin du suivant, en diffère par le corps plus gros. — Les palpes plus courts. — Les antennes plus longues, renflées à l'extrémité en une massue droite, ovoïde et allongée. — Et par les ailes inférieures légérement dentelées.

Nous ne connaissons que deux espèces de ce genre ; celle que nous en considérons comme le type est l

EURYCOUS CRESSIDA.

Papilio Cressida, Far., Ent. Syst.

t. III, p. 20, n. 62. — Doxov., Ins. of New. Holl.— Gon., Enc. Mét.,t. IX, p.76, n. 445. — Cressida Heliconides, Swains, Zool. Illust., 2° série, pl. 94. — Eurycus Cressida, Boisn., Spec. Gén. des Lép., t. [,p. 392, n. 4. — Enverg. 3 pouces :.

— Corps noir; antennes noires; palpes blanchâtres; prothorax ayant ses côtés rouges; ailes antérieures diaphanes, légèrement saupoudrées de noir, avec la base et deux taches arrondies dans la cellule discoïdale noires, le bord extérieur et la côte de la même couleur, mais moins

foncée , les postérieures noires, traversées dans leur milieu par une grande tache d’un blanc diaphane , marquée dans son milieu d’une lunule noire ; elles sont semblables en dessous, mais le noir offre un reflet violacé , et le bord est divisé par cinq petites taches rondes d’un rouge vermillon, suivies d’une petite tache blanche ; abdomen noir, avec l’anus rouge,

Cette belle espèce, encore fort rare, provient de la Nouvelle-Hollande et fait partie de la collection du Muséum d’Histoire Naturelle.

PARNASSIUS, Lare.; Doritis, Fas.

Corps épais et très-velu. — Tête peute.

— Palpes dépassant les yeux, couverts de longs poils, ayant leur premier article arqué et le dernier très-grêle. — Antennes courtes, terminées par une forte massue droite en ovale allongé. — Ailes comme parcheminées, à nervures saillantes, à contours arrondis, non dentés, presque dénudées d’écailles en dessous et vers le sommet en dessus; les postérieures ayant leur bord abdominal replié en dessus.

Les chenilles sont épaisses, cylindroïdes, munies de petits mamelons, avec la tête assez petite et arrondie, et le premier segment supportant une tentacule fourchue en forme d’Y.

Au moment de se métamorphoser, elles s’enveloppent entre quelques feuilles qu’elles lient par un léger tissu de soie; les chrysalides sont cylindro-côniques, et sanpoudrées d’une efflorescence bleuâtre.

Les espèces de ce genre sont peu nombreuses; M. Boisduval, dans son Species des Lépidoptéres , en décrit seulsinent sept toutes sont propres aux pays de montagnes,

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