EPHEMERA STRIATA
Linn., Syst. nat.,t. 11, p. 907, n° 40; ejusd., Ephemera Mutica, Faun. Suec., n° 4479.—Ephemera Striata, Far., Ent.
Syst, t. 11, p. 74, n° 45.—Ouiv., Encycl.
Méth.,t. VI, p. 420, n° 45.—L’Ephémèére a deux filets el ailes brunes, Georr., Ins., t. 11, p. 240, n° 7. — Long. 3 lig.—Corps brun ; corselet de cette dernière couleur ; ailes transparentes , tirant sur le brunâtre, couvertes de veines longitudinales, qui les font paraître striées ; abdomen blanchâtre, presque diaphane, ayant ses deux filets brunâtres, et à peu prés de la longueur du corps; pattes également brunâtres. — France, environs de Paris,
Al. EPHEMERA DIPTEPA.
Lin., Syst. Nat., L Al, p. 907, no 44.
Faun. Suec., n° 4477. — Decéer, Mem.
Ins., t. II, p. 656, ne 5, tab. 48, fig. 5. — Oziv., Encycl. Méth.,t.VI, p. 420, n° 46.
— FaBr., Ent. Syst., t. Il, p. 71, n° 16.
— Long. 3 à 4 lig. — Corps d’un gris obscur ; ailes transparentes, avec leur bord extérieur brunätre, tacheté de gris ; abdomen grisâtre, ayant quelques petites lignes d’un rouge foncé sur chacun de sessegmens, et ses deux filets un peu plus longs que le corps, de couleur blanchâtre, avec de petits points noirs; pattes d’un gris pâle, tirant un peu sur le verdâtre. — France, environs de Paris.
Chez cette espèce les ailes inférieures sont excessivement petites, et presque intperceptibles, ce qui lui a fait donner le nom de Diptère.
On la rencontre fréquemment vers les bords des petites rivières.
LIBELLULITES.
Caractères. Tête grosse. — Antennes insérées sur le front, derrière une élévation vésiculeuse; ayant leur dernier article aminci en forme de stylet.— Bouche composée de parties solides; ses mandibules écailleuses, très-fortes et très-dentelées. — Les mâchoires terminées par une pièce dentée, épineuse et ciliée au côté interne, avec un palpe d’un seul article appliqué sur le dos, et les deux lèvres les recouvrant.— Ailes à peu près d’égale longueur. — Tarses de trois articles. — Abdomen long et linéaire, portant à son extrémité, dans les mâles, deux appendices lamellaires.
Chez ces insectes les organes générateurs sont situés dans les mâles au second segment de l’abdomen, et au dernier dans les femelles; ce qui occasionne pour eux un accouplement différent de celui des autres insectes, Le mâle, voltigeant autour de la femelle, la saisit par le col à l’aide des pinces qui terminent son abdomen et la traîne ainsi Captive jusqu’à ce qu’elle se prête à ses désirs en recourbant son abdomen pour venir en appliquer l’extrémité contre les parties génitales du mâle,
La bouche des Libellulites, tant à l’état parfait qu’à l’état de larve, a été observée avec beaucoup de soin par M. Brullé dans un Mémoire inséré dans {es Ann. de la Soc.
Ent. de France.
Ge groupe renferme un assez grand nombre d'espèces qui se divisent en plusieurs genres.
Genres : Libellula, Æshna, Agrion,
d6 LIBELLULA.
LIBELLULA , Lin, GEorr., DecÉer, Favr., Oziv., LATR.
Tête presque globuleuse, fortement vésiculeuse. avec une petite vésicule très-distincte, placée sur le front ou à la partie postérieure, portant un ocelle de chaque côté, et un autre vers son bord antérieur.
— Yeux très-grands, se touchant le plus ordinairement. — Mâchoires ayant au côté interne cinq fortes épines. — Labre ayant la lamelle intermédiaire petite , presque semi-circulaire ; les lamelles latérales représentant les palpes, entourant cette derniére, avec leur côté interne échancrè à la base, et l’angle apical divisé en deux dents assez courtes. — Ailes étendues horizontalement sur le corps. — Abdomen ordinairement Jancéolé, déprimé ou légérement en massue.
Les larves et les nymphes ont le corps court et ramassé; les palpes biarticulés et dentelés sur les bords; la languette assez grande et longitudinale, devenant beaucoup plus petite, et transversale chez l’insecte parfait; le menton très-étroit, ne se retrouvant pas dans l’insecte parfait ; l’extrémité du corps est terminée par cinq appendices dont la réunion présente l’aspect d’une petite queue pointue ; ces larves viventordinairement dansles eaux stagnantes; elles sont trés-carnassières et se jettent sur leur proie avec beaucoup de voracité.
Les Libellules renferment un assez grand nombre d'espèces, tant exotiques qu’indigènes; ces dernières surtout ont été l’objet de travaux importans de Ja part de MM. Charpentier et Vanderlinden.