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NOLA

On trouve encore en Suisse les Psopos Trepidaria, Hugx.; Chaonaria, VRey.

PYGMÆNA, Boris». ; Psodos, Tr., Due.

Ce genre se distingue du précédent par

les antennes pectinées dans les mâles, et les palpes plus courts.

QUATRIÈME FAMILLE

Caractéres. Antennes sétacées, simples ou crénelées dans les mâles. — Palpes ordinairement assez grands, ayant leur dernier article toujours très-distinct.— Trompe généralement assez longue. — Thorax uni.

— Pattes longues. — Abdomen généralement grêle, cylindro-cônique.

Chenilles pourvues de seize pattes.

Nous divisons les PyrALIENS en cinq tribus, d’après les caractères que nous fournissent les caractères de l’insecte parfait, et les habitudes des chenilles ; ce sont les Botydes Pyralides, Crambides , Iponomeutides et Tineides.

C’est à M. Treitschke, et surtout à notre savant compatriote M. Duponchel, que nous devons de connoître, déja d’une manière assez complète, les espèces indigènes qui composent cette famille, et c’est ce dernier auteur qui nous a servi de base pour la disposition des genres.

PREMIÈRE TRIBU

BOTYDES.

Caractères. Antennes simples ou crènelées dans les mâles. — Trompe généralement longue. — Palpes dépassant toujours le bord du chaperon, quelquefois trèslongs. — Ailes entières, presque horizontales.

Chenilles pourvues de quatorze ou seize pattes.

Nous divisons cette tribu en cinq groupes :

Hercynites , Cléodobites, Aglossites , Herminites et Botytes.

HERCYNITES.

Corps généralement assez court et épais,

PYGMÆNA VENETARIA.

Husn., n. 329. — Tr., t. VI, p. 1, p. 259. — Dupr., t. VIII, p. 356, pl. 208, fig. 6. — Env. 8 lig. — Ailes d’un noir bleuâtre luisant , avec un point discoïdal, une ligne sinueuse transversale, et un liseré contre la frange d’un noir plus intense, — Alpes.

— PYRALIENS.

— Palpes très-velus, ne laissant pas apercevoir la division des articles.

Genres : Hercyna, Nola, Eudorea.

HERCYNA, Tke., Due. ; Phalæna et Crambus, FaBr,; Pyralis, Linn., ere.

Corps épais. — Antennes simples dans.

les deux sexes, assez fortes. — Palpes dépassant la tête de plus de la moitié de leur longueur, ayant tous leurs articles recouverts de poils extrêmement longs et touf.

fus. — Thorax robuste. — Ailes antérieures ayant leur côte arquée à la base. — Abdomen court.

Chenilles inconnues.

Ce genre paroît avoir une grande analogie avec les Psodos, et nous ne serions pas étonné que l’on ne soit obligé de les placer dans la même famille quand les chenilles seront connues.

On ne connoît que quatre espèces européennes de ce genre ; la plus répandue est l

HERCYNA RUPICOLALIS.

Huen., n. 439 et 198-200. — TrerTs., Schm.. t. IT, p. 181. — Dup., Pap., t. VIII ,p. 2, p. 258, pl. 227, fig. 2. — Env. 8 à 9 lig.— Ailes d’un noir bleuâtre, varié de gris, ayant ceux bandes grises dentelées, et entre elles deux petites taches de la même couleur; les secondes ailes noires, avec une petite bande grise.

Cette espèce est commune en Suisse.

NOLA, Leacu, Curr., Dup.; Hercyna, TR&ITs.; Tinea et Pyralis Aucr.

Ce genre se distingue du précédent par

AGLOSSA. 239

des palpes aussi courts que la tête, mais également trés-poilus; — par des antennes crénelées dans les mâles; — des ailes antérieures ayant des crêtes d’écailles relevées.

Chenilles pourvues de quatorze pattes.

se métamorphosant en chrysalide dans une coque papyracée , en forme de nacelle.

M. Duponchel décrit sept espèces de ce genre ; l’une d’elles est la

NOLA PALLIOLALIS.

Hugw., n. 13 et 139. — Tr., Schm., t. VIL, p. 188, n. 10. — Dur., Pap., t. VITI, p. 2, p. 264, pl. 228, fig. 3 et 4.

— Tinea Cucullatella, Linn., FAB., ETC.

— Env. 9 lig. — Ailes antérieures d’un gris cendré , plus foncé à leur extrémité, ayant une tache brune à leur base, bordée de noir, une ligne transversale de cette couleur vers leur milieu ; les secondes ailes d’un gris blanchâtre, avec un point noir central à peine marqué. — France ; environs de Paris.

EUDOREA , Curr., DuponcH.; Hercyna, TREITS.; Pyralis e: Tinea Aucr.

Ce genre se distingue des Hercyna et des Nola , avec lesquels il a beaucoup d’analogie , par les palpes plus gris et un peu sécuriformes ; — les antennes plus longues, simples dans les deux sexes; — les ailes plus étroites; — et l'abdomen beaucoup plus long.

On ne connoîit que quelques espèces indigènes de ce genre, dont les chenilles sont inconnues.

EUDOREA DUBITALIS.

Pyralis Dubitalis, Hugn., n. 49. — Crambus Mercurü, Fagr, Ent. Syst., Suppl, p. 474-58. — Hercyna Dubitalis, Tr.,t. VI], p. 183. — Eudorea, id., Dup., Pay. LV IIL D. 2, D. 200.Dl. 229; n..6.

— Env. 8 à 9 lig. — Ailes antérieures blanchâtres. ayant dans leur milieu quatre taches d’un brun jaunâtre , rondes ou ovalaires, placées entre deux lignes sinueuses transversales blanches; leur extrémité est brunâtre à partir de la seconde ligne, et traversée par une troisième ligne blanche ; les secondes ailes d’un blanc roussâtre. — France ; environs de Paris.

CLÉODOBITES.

Caractères. Palpes presque aussi longs que le thorax. — Antennes pectinées dans les mâles.

Genre : Cleodobia.

CLEODOBIA, Srer., CurrT., Dup.; Pyralis, TRerTs.; Phalæna et Crambus, Far.

Ce genre se reconnoiît très-facilement à des palpes plus longs que le thorax, et inclinés vers la terre ; — à une trompe rudimentaire; — des antennes pectinées dans les mâles ; — et des ailes antérieures oblongues et fort étroites.

On ne connoît qu’une dizaine d’espèces de ce genre, dont le type est la

CLEODEBIA ANGUSTALIS.

Husx.. n. 24 et 123. — Phalæna Erigalis et Curtalis, Fas., Ent. Syst.,t. LIT.

p. 2, p. 237, n. 408 et 409. — l’yralis Angustalis, Tr.,t. VIT. p.46.—Cleodobia, id., Dur., Pap.,t. VIIL, p. 2, p. 78, pl. 4, fig. 4. — Env.10 à 11 lig. — Ailes antérieures d’un brun ferrugineux, avec quelques petits traits jaunâtres contre la côte, et deux lignes transversales d’un brun rougetre ; les secondes ailes d’un gris noiràtre. — France ; environs de Paris.

AGLOSSITES.

Caracteres. Palpes dépassant peu le bord du chaperon. — Antennes ciliées dans les mâles.

Chenilles pourvues de seize pattes, ayant une apparence cruslacée, et vivant de substances animales.

Genre : Aglossu.

AGLOSSA, Lar., Curr., Dup.:

Pyralis, Linn., TR., ETC. ;

Phalæna et Crambus, Vas.

Antennes ciliées dans les mâles. — Trompe très-rudimentaire. — Palpes dépassant un peu le bord du chaperon , ayant ‘eur dernier article en pointe aciculaire.

— Ailes assez longues, en toit aplati pendant le repos.

Chenilles luisantes, pourvues de seize paltes, vivant de matières animales, se métamorphosant dans un léger tissu de soie mêlée de corps étrangers.

On ne connoît que deux espèces de ce genre.

Â. AGLOSSA PINGUINALIS.

Be EN OU, te ILE, D: 2, D250.

D. 377. — Tr., Schm., t. VII, p. 89, n. 2.

= Dur. Pan, te VIIR D 2 D:62 D 90 lig. 6. — Env. 12 à 45 lig. — Ailes antérieures d’un gris brunâtre luisant, avec des alômes noirâtres, et deux lignes transversales très-ondulées d’un gris plus pâle, bordées de noir, et ayant un point discoïdal noir entre elles deux; les secondesailes d’un gris enfumé uniforme.

On trouve cette espèce dans les cuisines ; sa chenille vit de substances grasses.

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