‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1234 sur 1317 · AGLOSSA CUPREALIS · texte numérisé non relu

AGLOSSA CUPREALIS

RÉaux., t. I11, p. 270, pl. 20, fig. 5-11.

— Hu, n°: 453. — Tr. Schm., t. VII, p. 38. — Dupr., Pap., t. VILLE, p. 2, p. 67, pl. 8, fig. 5. —- Env. 40 à 42 lig. — Ailes antérieures d’un brun ferrugineux, plus clair dans leur milieu, avec deux lignes transversales très-onduleuses d’un cuivreux plus pâle, et cinq points de cette dernière nuance contre la côte ; les secondes ailes sont d’un rougeàtre pâle.

Cette espèce se trouve aussi dans les maisons ; sa chenille vit de substances animales, tels que des cuirs ou des animaux desséchés , mais jamais de substances grasses.

HERMINITES.

Caractères. Palpes très-longs, ordinairement plus longs que le thorax.— Antenpes légèrement ciliées dans les mâles. — Trompe longue. — Ailes larges.

Chenilles (a quatorze ou seize pattes) rugueuses, ayant quelques poils épars.

Genres : Madopa , Hypœna , Herminia.

-MADOPA, Srepu., CurtT, Dup.; Pyralis, Linn., Hu. ; Phalæna, Fasr.; Hypæna, TRerrs.

Antenues légèrement ciliées dans les mâles. — Chaperon avancé. — Palpes courbes, dépassant peu le bord du chaperon, ayant leur second article sécuriforme, et le dernier cylindrique. — Trompe longue.— Ailes un peu moins larges que dans les deux genres précédens.

Chenilies pourvues de quatorze pattes lisses, atiénuées aux deux extrémités.

La seule espèce connue est la

IIERMINIA.

MADOPA SALICALIS.

Phalæna Salicalis et Obliquata, Fas., Ent. Syst., t. 1II, p. 2, p. 227, n. 369; et p. 185, n. 203. — Huen., n. 3. — Hyp«æna Salicalis , TR., Schm.,t. VII, p. 34. — Madopa Salicalis, Dur., Pap.,t. VIII, P- 2, p. 59, pl. 5, fig. 4. — Env. 42 lig.— Ailes antérieures d’un gris brunâtre , avec trois lignes transversales d’un brun ferrugineux, hordées de jaune ; la première.

extérieurement, les deux autres intérieurement ; les secondes ailes d’un gris roussâtre, ayant un petit trait brun, partant de l’angle anal.

Cette espèce habite la France méridiopale ; sa chenille vit sur des saules.

HYPÆNA, Scar., Tr.; Dup.; Herminia , LAT.; Phalæna et Crambus, Fav.

Pyralis, Linn.

Ce genre diffère des Herminies par les palpes droits, nullement recourbés, avec leur dernier article sécuriforme, formant un coude avec le précédent, et par les antennes simples ou à peine ciliées dans les mâles.

Chenilles pourvues de quatorze pattes, se métamorphosant dans un léger tissu entre les feuilles.

HYPÆNA PROBOSCIDALIS.

Linn., Syst. Nat., Fagr., Ent. Syst., 1. TIL,"p. 2, p. 22/40 #43 —=herrs.

Schm. von Eur., t. VII, p. 22, n. 1. — Due., Pap. de France,t. VIIE, p. 2, p. 42, pl. 2, fig. 2. — Env. 45 à 46 lig. — Aïles antérieures d’un brun roussâtre, avec deux ligues transversales d’un brun ferrugineux plus foncé, et entre la dernière et le bord terminal une troisième d’un brun noirâtre, ornée d’une rangée de petits points blancs et noirs; les secondes ailes entiérement d’un gris cendré.

Cette espèce se trouve en France ; aux environs de Paris; sa chenille vit sur les orties.

On trouve encore en France, les H. Ros- TRALIS, LINN.; Crassalis, FaB.; Obsitalis, Huew., etc.

HERMINIA, Lar., Tr, Dup.; Pyralis, Linx., Husn.; Phalæna et Crambus, FaAë.; Polypogon, Scur.

Corps grêle. — Antennes ciliées oa cré-

BOIYS.

nelées dans les mâles. — Palpes ordinaire:

ment plus longs que la tête et lé thorax, recourbés au-dessus de la tête, ayant leur second article fort grand , et le dernier subuliforme ou sécuriforme. — Trompe lon-

gue. — Ailes grandes, larges. — Pattes an.

térieures quelquefois garnies de faisceaux de poils.

Chenilles pourvues de quatorze ou seize pattes, tuberculées et peu velues ; chrysalides allongées,.

M. Duponchel décrit dix espèces européennes de ce genre, et nous en connoissons plusieurs autres d'Amérique et du Cap de Bonne-Espérance.

Â. HERMINIA EMORTUALIS.

Hugn., n. 4. — TR., Schm. von Eur., t. VIL, p. 5,n. 2. — Dur., Pap. de Fr., 1. VI111, p. 18, pl. 4, fig. 4. — Env. 10 à 42 lig. — Entièrement d’un gris olivacé ; les ailes antérieures ayant deux lignes transversales courbes, d’un jaune pâle, dont lextérieure se prolongeant dans toute Ja largeur des secondes ailes; chaque aile ayant encore un croissant central jauvâtre.

France, Allemagne, etc.

BOTYTES.

Caractères, Corps élancé, ordinairement assez grêle.— Antennes sétacées, el entiérement simples dans les deux sexes. — Palpes courts. — Ailes minces, souvent lancéolées.

Ghenilles à quatorze ou seize pattes, se métamorphosant dans un léger tissu entre les feuilles.

Genres : Odontia, Scopula, Botys.

Nymphula, Hydrocampa , Asopia, Pyrausta, Ennychia.

ODONTIA, Dur.; Scopula, Scnr., TR.; Pyralis, HuEN.; Phalæna et Crambus, FABR,

Corps moins élancé que dans les Botys.

— Palpes dépassant un peu le bord du chaperon, ayant leur dernier article en pointe aciculaire. — ‘l'rompe trés-rudimentaire.

Ailes larges; les antérieures ayant leur sommet arrondi.

Chenilles pourvues de seize pattes, glabres, atténuées aux deux extrémités.

On ne connoît qu’une seule espèce de ce genre.

ODONTIA DENTALIS.

Pyralis Dentalis, HvBn., n. 25. —

Noctua Fulminans, FaBr., Ent. Syst., t. LES p820716 MU. Phalæna Ramalis, Fagr., loc. cil., p. 230. — Scopula Dentalis, 'TR., Schm.,t. VII, p. 54. — Odontia, id.; Dur., Pap. de Fr.,t. VIN, p. 2, p. 85, pl. 5, fig. 1.— Env. 40 à 44 lig. — Ailes antérieures d’un jaune olivacé, avec une bande transversale blanche, finement bordée de noir, profondément dentelée, et la frange blanche, entrecoupée de bran; les secondes ailes d’un gris blanchâtre.

France ; environ; de Paris.

SCOPULA, Scur., Tr., Dup.; Botys, Larr.; Pyralis ei Phalæna, Aucr.

Ce genre diffère essentiellement des Botys, par les palpes trés-courts, laissant à découvert les palpes maxillaires ; et les ailes moins lancéolées.

Chenilles à quatorze pattes, allongées.

SCOPULA MARGARITALIS.

Phalæna Margaritalis, Fas., Ent, Syst.

t LI, p. 2, p. 226, n 363. — Pyralis Eracalis, Huex., n.55. — Scopula Margaritalis, TR.,1t. VII, p.73.—Dup., Pay. de Fr., 14. VIII, p. 2, p. 400, pl. 6, fig. 1. — Env. 44 à 42 lig. — Aïles antérieures d’un jaune pâle, avec quatre lignes transversales obliques, dentelées, ferrugineuses, et une tache de cette couleur à l’extrémité ; les secondes ailes d’un blanc jaunûâtre, avec leur extrémité légérement roussâtre.

France ; environs de Paris.

On trouve encore en France les Scopuza Fromentalis, Lann.; Prunalis, TR.; Pulveralis, Hugn.; Sticticalis, Linn.; Apicalis, Huen., etc.

BOTYS, Lar., Ta., Dupr.; Diaphania, Steru.; Scopula, GurrT.

Corps grêle, élancé. — Trompe longue.

— Palpes dépassant peu le bord du chaperon, ayant leur second article épais et velu, et le dernier en pointe aiguë. — Antennes longues et simples dans les deux sexes. — Ailes antérieures lancéolées, et ne couvrant pas entiérement les postérieures dans le repos.

Chenilles pourvues de seize pattes, allongées, couvertes de petits tubercules piligères.

Ce genre est fort nombreux en espèces indigènes et exotiques,

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