ÊT
CULEX,
PREMIÈRE FAMILLE. — CQULICIENS.
Caractères. Antennes filiformes, de quatorze articles, aussi longues que la tête et le thorax réunis, hérissées de longs poils, — Trompe longue, avancée, renfermant un sucoir acéré, composé de cinq pièces.
— Palpes longs, de cinq articles. — Ailes ayant leurs nervures couvertes d’écailles.
Les Culiciens, ou Cousins, sont, comme on le sait, les Insectes qui tourmentent tant les personnes qui vont dans les endroits aquatiques. Ils sont très-avides du sang de l’homme , et le poursuivent le soir jusque dans les habitations. [ls percent la peau avec leur suçoir, qui est des plus déliés, et composé de pièces dentelées à l’extréinité; alors l’insecte laisse échapper un liquide qui fait gonfler la partie atteinte, et produit ces douleurs vives connues de tout le monde.
En Amérique les Cousins sont nommés Moustiques et Maragouins dans quelques contrées, et les voyageurs se plaignent toujours de leur importunité et des souffrances qu'ils font éprouver, surtout aux perconnes qui n’ont pas habité le pays pendant déjà assez long-temps; on s’en préserve généralement au moyen de gaze.
Les femelles déposent leurs œufs à la surface des eaux stagnantes sales et souvent croupies, et à mesure que les œufs sortent de leur corps elles les placent les uns à côté des autres de manière à en forner une petite masse; leurs larves fourmillent quelquefois dans les eaux ; elles se nettent la tête dehors pour venir respirer a la surface. Leur têle est arrondie, ei l’on y distingue des antennes; leur thorax supporte latéralement des sortes d’aigrettes, et leur abdomen est cônique, beaucoup plus étroit que la partie antérieure de l’Insecte ; ces larves sont de la plus grande agilité , et fuient avec toute la vivacité possible quand on veut les saisir. Elles se méiamorphosent en nymphe dans l’eau, et celle-ci vient à la surface de l’eau au moment de subir sa dernière transformation ; alors la peau de la nymphe devient une sorte de bateau pour l’insecite au moment de sa sortie. Il fend cette peau par le dos, etil se tient avec ses pattes sur la partie inférieure jusqu’à ce que ses ailes aient pris assez de consistance et de fermeté pour qu’il puisse s'envoler ; Car si, avant Ce mo-
ment, il venait à être poussé par le vent et que ses ailes touchassent l’eau, il serait infailliblement perdu.
Ces Insectes produisent plusieurs générations par année, car ils accomplissent toutes leurs métamorphoses dans l’espace de trois à quatre semaines.
Cette tribu ne renferme que les trois genres : Anopheles , Culex , Ædes.
ANCPHELES, Merc., Larr., MAco.Z Culex, Linn., Fas.
Ce genre différe surtout des Culex, par les palpes de la longueur de la trompe dans les deux sexes, avec leur premier article très court.
On ne connoît encore qu’un petit nom- LE ne de ce genre, dont le type est
ANOPHELÉS BIFIDUS.
Culex Bifidus, Linn., Faun. Suec., n. 179. — Culex Bifidus et Clavifer, Fas., Syst. Antliat., p. 85, n. 56.— Anopheles Bifurcatus, Meic., p. 44, n. 4.2— Maco..
Hist. Nat. des Ins. Dipt., t E, p.31,n.1. — Long. 3 lig. =.— Corps d’un gris jaunâtre ; thorax ayant des lignes plus foncées; ailes transparentes, sans taches; pattes brunes, avec les articulations jaunâtres; abdomen grisètre, annelé de brun.
Cetie espèce est répandue dans une grande partie de l’Europe,
CULEX , Linn.. Fas., LaT., Mric., Maco.; Cousin, GEOFr.
Palpes beaucoup plus longs que la trompe dans les mâles, et beaucoup plus courts dans les femelles. Û
Les espèces de ce genre sont 'nombreuses,
PREMIÈRE DIVISION
Megarhina, Ros., DEsy.
Trompe fort longue, courbée à l’extrémité.
À, CULEX HÆMOROIDALIS. Fagr., Syst. Antl., p. 36, n. 8 =
Wien, Auss. Zweif., n. 2, — Mac.
Hist, des Ins. Dipt., 1. 1, p. 33. — Lon:
Culex pipiens.
Chironomus stictieus.
Ctenophora flabellata .
Tipola éigantea.
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