‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 160 sur 1317 · PANORPA FASCIATA. (PI. 3, fig · texte numérisé non relu

PANORPA FASCIATA. (PI. 3, fig

Fasr., Ent. Syst., t. II, p. 98, n° 4.

— Ouiv., Encycl. Méth.,t. VIII, p. 717, n° 3. — Long. 6 à 7 lig. Enverg. 14 à 45 lig. — Cette espèce ressemble beaucoup à la P. Communis. Ses antennes sont noires, avec les trois premiers articles fauves ; la tête et le corselet sont d’un brun-roussâtre ; les ailes sont transparentes, ayant une légère teinte roussâtre ; les supérieures et les inférieures ont trois bandes transversales noires assez irrégulières, la première quelquefois interrompue , la seconde trèsétroite, et la dernière, située à l’extrémité

SIXIÈME FAMILLE

de l'aile, offre quelques points transparens sans couleur ; outre ces bandes, l’on remarque encore quelques petits points de la même nuance ; pattes et abdomen hrunâtre. — De la Caroline ( Amérique Septentrionale). Collect. du Mus. d’'Hist. nat, de Paris.

BOREUS, Larr.; Panorpa, Linn., Fasr., OL1iv. ; Gryllus, Panz.

Tête ayant son prolongement antérieur fort long. — Antennes filiformes, au moins aussi longues que le corps. — Prothorax fort grand, en forme de corselet. — Ailes sabulées, recourbées à l’extrémité, plus courtes que l’abdomen ; les mâles seuls en sont pourvus; les femelles n’en ont que des rudimens imperceptibles. — Abdomen sans appendices dans les mâles, et terminé dans les femelles par une tarière recourbée, analogue à celle des Sauterelles. — Pattes assez longues, avec les tarses composés de cinq articles.

On ne connoît de ce genre qu’une seule espèce, d’une taille très-exiguë ; c’est le

BOREUS HYEMALIS.

Panorpa Hyemalis, Linn., Syst. Nat., p. 945, n° 3. — Fapr., Ent. Syst., t. IT, p. 98, n° 5. — Gryllus Proboscideus, Panz., Faun. Germ., fasc. 22, fig. 18. — Panorpa Hyemalis, Ouiv., Enc. Méthod., t. VIIL, p. 715, n° 7. — Boreus Hyemalis, Larr., Règne animal de Cuvier, t. V, p. 247. — Long. 2 lig. — Corps d’un noir bronzé ; antennes noires, avec leurs premiers articles fauves; têle noirâtre, avec son prolongement rostriforme de couleur jauve; corselet de la couleur de la tête, sans taches ; ailes grisätres ; pattes d’un jaune pâle ; abdomen noirâtre. — Cette petite espèce se trouve pendant l’hiver sous les mousses qui croissent sur les sapins, dans le nord de l’Europe, l’Allemagne, la Suède et les Alpes.

PHRYGANTENS.

PLICIPENNES, Larr.

Caractères. Faciès de plusieurs phalènes ( ordre des Lépidoptéres ). — Tête plus large que longue. — Yeux grands, très-articulés. — Ocelles seulement au

nombre de deux, placés sur le front. — Mandibules complétement nulles. —: Palpes au nombre de quatre; les maxillaires ayant cinq articles au moins dans les

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emelles, et les labiaux seulement trois.

— Thorax plus long que large. — Ailes en toît, serrées contre le corps; les antérieures un peu coriaces, colorées, ayant souvent des poils roides; les inférieures plus larges, peu ou point colorées, et presque constamment plissées dans le sens de leur longueur. —- Abdomen un peu comprimé latéralement. — Pattes longues, armées d’épines. — Tarses longs, de cinq articles. dont le dernier muni de deux crochets.

On trouve un grand nombre de Phryganes dans presque toute l’Europe; elles volent souvent le soir en très-grande quantité.

Les larves sont aquatiques ; leur tête est écailleuse ; les trois premiers segmens de leur corps sont également coriacés ; le dernier est constamment muni de deux crochets. Les parties latérales de leur abdomen sont garnies de sacs respiratoires dont la forme et la disposition varient à l’infini.

Ces larves, qui ont la plus grande partie de leur corps de consistance molle, et qui seraient facilement dévorées ou blessées par les autres animaux carnassiers, se construisent des étuis ou fourreaux en soie; recouverts de différentes matières qu’elles trainent avec elles, et qui consistent en fragmens de bois, en petits coquillages, en pierres ou en grains de sable, et chaque espèce emploie presque toujours les mêmes matériaux, à moins qu’elle n’en soit privée et ne se trouve alors forcée d’en employer d’autres; quelques-unes de ces larves ne se construisent que des abris immobiles.

Les nymphes sont immobiles ; ellessubissent leur métamoïphose dans le fourreau de la larve ; ellesont beaucoup d’analogie avec l’insecte parfait, et leur tête porte deux crochets placés à leur partie antérieure. Au moment d’éclore, elles abandonnent l’étui pour aller chercher un endroit sec ; alors leur peau se fend longitudinalement, et permet à l’insecte parfait d’en sortir.

Les œufs des Phryganes sont toujours enveloppés dans des boules d’une espèce de gelée transparente qui s’accrochent aux pierres et aux plantes aquatiques, jusqu’à ce que les petites larves en sortent.

La forme des étuis des larves varie beaucoup, selon les divers matériaux dont elles se servent; car lorsqu'ils sont dépouillés de corps étrangers, ils sont toujours réguliers et cylindriques chez toutes les espèces ; mais les brins d’herbes, les morceaux de bois, les pierres ct les co-

quillages, disposés et entrelacés de différentes manières, donnent à ces fourreaux les formes les plus irrégulières et les plus variées.

Les Phryganes sont abondantes dans les endroits humides, près des mares et des ruisseaux. On trouve de leurs larves dans presque toutes les eaux.

Genres : Phryganea, Mystacide, Sericostoma, Ryacophila, Psychomia, Hydroptila.

Cette famille a été l’objet d’un travail spécial par M. Pictet, où il a étudié les insectes qu’elle renferme avec beaucoup de soin, tant sous le rapport spécifique, qu’anatomique et physiologique.

PHRYGANEA, Lainn., FaBr., Ouiv., Lars.

Antennes sétacées, à peu près de la longueur du corps. — Palpes maxillaires peu velus; ceux des mâles n’ayant que trois articles, et ceux des femelles toujours cinq; le dernier ovoïde, moins long que les deux précédens réunis. — Ailes assez grandes; les supérieures ayant des nervures transversales près Ja bifurcation des principales nervures ; ailes inférieures larges et trèsplissées. — Pattes longues.

Ce genre renferme les plus grandes espèces de la famille.

Leurs larves se construisent toutes des étuis mobiles de différentes formes et de différentes matières. Elles ont leurs organes respiratoires isolés et ordinairement couchés transversalement sur le dos et le ventre.

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