‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 199 sur 1317 · LEPTOPUS ECHINOPS · texte numérisé non relu

LEPTOPUS ECHINOPS

L. Dur., Ann. dela Soc. Ent. de France, t. 11, p.445, n.2.—Burm.,Handb.der Ent., t. IT, p. 217, n.2.— Long. 4 lig. = à 2 lig.

— Cetie espèce, de la même couleur que la précédente, se distingue facilement de toutes les autres par les poils qui revêtent ses yeux, ses ocelles et son écusson; son bec a aussi le premier article dépourvu d’épines; son corselet est plus large à sa partie antérieure que chez ses congénères , et ses élytres sont variées de noir et de blanc. — De la France Méridionale.

CINQUIÈME FAMILLE. — VELIENS.

Caractères. Corps allongé, étroit, toujours couvert d’un duvet très-court. —Antennes cylindriques, assez longues, composées de quatre articles d’épaisseur égale dans toute leur étendue. — Pattes antérieures plus courtes que les autres, et dépourvues d’épines propres à’ retenir leur proie.

— Tarses ayant leurs crochets situés en dehors, et insérés dans une échancrure du dernier article un peu avant son extrémité,

La famille des Vecrens renferme des insectes peu nombreux en espèces, qui, quoique aquatiques, ne s’enfoncent jamais dans l’eau , à moins que ce ne soit acciden-

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tellement : mais qui marchent et qui courent à la surface des eaux, aussi facilement et avec beaucoup plus de vivacité que s’ils étaient sur terre ; tout leur corps et le dessous de leurs tarses sont couverts de poils trés-courts et très-serrés, qui leur permettent de glisser sur l’eau sans se mouiller.

Les Veliens sont carnassiers, et cependant leurs pattes ne sont pas, comme chez les familles précédentes, armées d’épines capables de retenir leur proie.

Quelques espèces sont aptères, mais la plupart sont pourvues d’élytres et d’ailes, qui sont longues et étroites.

Genres : Velia, Microvelia, Hebrus, Gerris, Halobates, Hydrometra.

VELIA, Larr., Lap,, BRULL,; Hydrometra, Fasr.; Cimex.

Corps assez trapu.— Tête ovalaire, légérement penchée. — Antennes de quatre articles cylindriques, dont le premier un peu plus long que les autres. — Thorax s’avançant au-dessus de l’écusson , et recouvrant la base des ailes. — Ailes et élytres à peu prés d’égale consistance; ces dernières ayant seulement leurs nervures plus saillantes. — Pattes courtes, surtout les antérieures, assez écartées à leur insertion, avec les tarses de trois articles. —Les cuisses postérieures, chez les mâles, renflées et armées d’épines en dessous, ainsi que les jambes. — Abdomen relevé de chaque côté, et formant une lamelle saillante, avec son extrémité terminée par deux petites pointes.

Ce genre ne renferme qu’un fort petit nombre d’espèces ; deux seules ont été décrites, et elles appartiennent au midi de la France ; ce sont :

A. VELIA RIVULORUM.

Gerris Rivulorum, Fasr., Ent. Syst., t. IV, p. 489. — Hydrometra Rivulorum; ejusd., Syst. Rhyn., p. 259. —Velia Rivulorum, Larr., Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. XII, p. 270; ejusd., Gen. Crust.

et Ins., t. III, p. 432.—Lar., Ess, Hém., p. 25,n. 2.—Burm., Handb. der Ent., t. 11, p. 212.—Bruzr., Hist. nat. desIns., t. IX, p. 293, pl. 23, fig. 4. — Long. 4 lig. — Corps noir ou d’un brun très-foncé; corselet ayant son disque d’un roux plus ou moins obscur ; thorax ayant ses côtés jaunàâtres ; élytres et ailes noirâtres; les premières offrant quatre points ou petites taches blan-

châtres, dont deux situées prés de l’écusson et deux autres sur le milieu et vers l’extrémité de l’élytre ; abdomen d’un jaune-roussàtre, ayant ordinairement les parties latérale et inférieure de couleur noire, ainsi qu’une tache située à l'extrémité de chaque segment.

Cette espècese trouve dans les ruisseaux, les fontaines de la France Méridionale, l’1< talie, la Suisse , etc,

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