VELIA CURRENS
Gerris Currens, Ent. Syst., t. IV, p. 493, n. 22. — Hydrometra Currens, ejusd., Syst. Rhyn., p. 259, n. 8. — Coo., Illust. Ins., dec. 2, tab. 47, fig. 414.—Vetia Currens, LaTR., Gen. Crust. et Ins.,t. 11H, p. 433, n. 2. — Burm., Handb. der Ent., t. II, p. 212, n. 4, — BruLzz., Hist. nat.
des Ins., t. IX, p. 294. — Long. 8 lig. — Cette espèce se distingue de la précédente par l'absence complète des élytres et des ailes; par son corselet plus court; par son abdomen qui est plus brun en dessus, avec une série de taches fauves dans son milieu, et une bande noire de chaque côté.
Cette espèce se rencontre également dans les ruisseaux et les fossés du midi de la France et de l'Italie.
Plusieurs auteurs ont pensé que la Pelia Currens n’étoit que la larve ou la nymphe de la V, Rivulorum, et ils s’étoient surtout fondés sur ce que plusieurs F. Currens avoient été prises dans l’acte d’accouplement ; mais comme il n’est pas encore authentiquement prouvé que plusieurs insectes ne s’accouplent pas avant d’avoir atteint leur entier développement, la question reste encore incertaine.
MICROVELIJA, Wesrw., BRuLL.; Velia, L. Dur.; Hydroessa, Bur».
Ce genre a la plus grande analogie avec le précédent, et les caractères qui l'en distinguent ne sont pas nombreux ; ce sont particulièrement la forme du corps plus ramassée, avec le thorax ne dépassant pas, comme chez les Velia, la largeur de l’abdomen, et surtout par leurs antennes, qui ont leur premier article plus court que les suivans, avec le dernier beaucoup plus long que les autres, et les tarses antérieurs de deux articles seulement.
On ne connoît de ce genre qu’une seule espèce.
MICROVILIA PYGMEA.
Velia Pygmea, L. Dur., Ann. de la Soc.
Ent. de France, t. I, p. 415, pl. 5, fig. 6.
—Microvelia Pulchella, Westrw., Ann. de {a Soc. Ent. de France, t. AI, pl. 5,
g. 5, a, b. — Hydroessa Reliculata, Burm., Handb. der Ent., t. IX, p. 243. — Long. : lig. — Corps d’un brun foncé ; tête et corselet de la même couleur, sans taches; élytres brunes, avec quelques petites lignes blanches et transparentes ; antennes d’un jaune pâle à leur base et brunes dans le veste de leur étendue; pattes d’un jaune päle.
Cette espèce, d’une taille excessivement exiguë , a été trouvée en France et en Angletere. À
M. Brullé, dans son Hist. nat. des Ins., t. 1X, p. 295, semble douter que la Microvelia Pulchella, Westw., et la Velia Pygmea, soient la même espèce, quoique cependant la comparaison des caractères et des figures paraisse devoir laisser peu de doute.
HEBRUS, Wesrw., Buru,
Ce genre renferme de petits insectes, analogues à ceux du genre précédent, pour l'aspect et pour la taille ; mais qui s’en distingue par leurs antennes, qui sont COomposées de cinq articles à peu près d’égale longueur; par leur corselet tronqué à sa partie postérieure, et ne couvrant pas l’écusson et la base des élytres comme chez les f’elia et les Microvelia; et enfin par les tarses, qui ont leurs crochets insérés tout-àfait à l'extrémité du dernier article, mais non pas avant l’extrémité, comme chez les deux genres déjà mentionnés.
Le type de ce genre est :
HEBRUS PUSILLUS, É
Ann. de la Soc. Ent. de France, t. INT, pl. 6, fig. 6, a, g.—Burw., Handb. der Ent., t. II, p. 214, n. 4. — Long. ilig. —Corps d’un brun obscur; antennes de cette dernière couleur, avec leur base fauve ; élytres de la même couleur que le corps, ayant à leur base une tache allongée et oblique, et sur leur partie membraneuse, trois points blancs; pattes entièrement fauves.
Cette petite espèce se rencontre dans Les eaux de la France, de l’Angleterre, etc.
GERRIS. | 97
GERRIS, Fäsr., LATR. ; Hydrometra, Bur.; Aquarius, SCHELL.;
Cimex, Linn., DEGÉER.
Corps allongé, étro't, un peu déprimé.
— Antennes aussi longues que la moitié du corps, composées de quatre articles, dont le premier plus long que tous les autres, et le dernier cylindrique. — Rostre arqué à sa base, et composé de quatre articles. — Tête un peu prolongée à sa partie antérieure. — Corselet long, s’élargissant insensiblement de la partie antérieure à la partie postérieure. — Ecusson triangulaire, assez petit, —Pattesantérieures fort courtes, dépourvues d’épines. — Les jambes et les cuisses très-grêles. — Les tarses de deux articles seulement , terminés par deux crochets trés-minces. — Pattes intermédiaires et postérieures deux ou trois fois aussi longues que les antérieures.
Les Gerris sont des insectes que l’on rencontre pendant la belle saison, courant à la surface de l’eau des bassins, des mares et des étangs, qui se meuvent avec beaucoup d’agilité, et glissent sur l’eau avec beaucoup de vélocité lorsqu'on veut les saisir.
Dänsles premiers beaux jours du printemps, on les trouve en grande abondance, ce qui a fait supposer que pendant l'hiver ils demeuroient sous l’eau.
Leurs jambes antérieures se replient sur les cuisses, de manière a retenir leur proie et la porter à la bouche, quoiqu’elles ne soient pas munies, comme chez les espèces des familles précédentes, d’épines qui indiquent cetie maniere de vivre.
Les espèces de Gerris sont peu nombreuses, et cependant l’on en rencontre dans toutes les parties du globe, plusieurs se trouvent aux environs de Paris.
A. GERRIS PALUDUM.
Gerris Paludum, Ent. Syst., t. IV, p. 188, n. 2. — Jiydrometra Paludum, ejusd., Syst. Rhyn., p. 258, n. 3. — Gerris Paludum, LaTr., Gen. Crust. et Ins., t. LIL, p. 433, n. 1.—Scuum., Hon., p. 29, n. 4. —Lapr., Hém., p. 25. n. 3.—Burm., Handb.derEnt.,t. 11,p.210,n.4.—Bruzz., Hist. nat. des Ins., t. IX, p. 302, n. 2. — Long. 5 à 6 lig. — Corps d’un brun-verdàtre; antennes noirèlres; corselet ayant deux tubercules un peu au-delà du milieu, et une légère saillie située sur le bord posterieur du métosteraum; poitrine ayant
98 HYDROMETRA.
dans son milieu une bande noire; élytres d’un brun obscur ; abdomen ayant en dessous une large bande noire, avec la carène médiane fort saillante ; pattes de la couleur du corps.
Cette espèce se rencontre dans la plus grande partie de l’Europe; elle est abondante aux environs de Paris,