SIREX
excessivement épaisses à leur base, tridentées au côté interne, et terminées en pointe aiguë, — Palpes maxillaires très-petits, presque côniques, composés seulement de deux articles. — Prothorax coupé carrément à sa partie antérieure, — Antennes sétacées, insérées près du front, composées de dix-huit à vingt-cinq articles. — Ailes longues, ayant deux cellules radiales; la première petite, la seconde grande et souvent incomplète, et quatre cellules cubitales : la première petite; la deuxième grande, recevant la première ; la troisième recevant la seconde nervure ; la quatrième incomplète, n’atteignant pas l'extrémité de laile ; abdomen long, cylindrique, dont le dernier segment muni d’un appendice en forme de corne; la tariére des femelles trés-longue, dr oie, composée de trois filets,
Ce genre se compose d’espèces de grande taille qui habitent surtout les forêts de sapins et de pins du Nord de l’Europe et de l'Amérique Boréale; elles produisent en volant un bourdonnement comparable à' celai que font entendre les Bourdons et les Frelons ; d’après Latreille, il paroît que ces insectes se montrent dans certaines années en si grande quantité qu’ils ont été un sujet d’effroi pour le peuple,
Les larves, d’après MM. Klug et Latreille, seroient amincies postérieurement et munies de six pattes, et elles vivroient dans le bois, où elles fileraient une coque pour y subir leurs métamorphoses. M. Lepelletier de Saint-Fargeau pense que les larves de Sirex sont carnassières, et, pour appuyer cette opinion, il cite une poutre qui renfermait une larve de Sirex, auprès de laquelle se trouvoient les fragmens d’une larve de Longicorne, qui évidemment lui avait servi de nourriture, et le même entomologiste s’appuie de ce fait pour prouver que les Sirex ne peuvent rester près des Tenthrédiniens. Prenant encore en considération la présence de la tarière, il croît devoir les rapprocher des Pimpla (famille des Ichneumonides).
Nous n’adopterons pas cette manière de voir, parce que les Sirex, par l’ensemble de
toutes les parties du corpset surtout par les
cellules des ailes, se rapprochent beaucoup | plus des Tenthrèdes, et particulièrement
des X'yphidria, qui établissent un passage
entre ces genres; et il est encore douteux | pour nous, quoique jusqu’à nouvel examen !
nous ne voulions émettre aucune opinion |
à cet égard que les larves des Sirex et des