SIREX
Xyphydria soient carnassières, Car tous les auteurs qui paraissent les avoir observées nous les donnent comme phytophages.
M. Klug prétend qu’elles vivent de bois, et Jurine rapporte ce qui suit sur ces insectes :« C’est de préférence sur le sapin et le mélèze que les femelles des Sirex Gi:
gas et Spectrum vont déposer leurs œufs, en choisissant surtout les arbres fraîchement coupés ou récemment écorcés; et c’est au moyen de leur aiguillon qu’elles préparent la loge destinée à recevoir le précieux dépôt qu’elles vont abandonner ; mais ce n’est pas sans peine qu’elles parviennent à calmer leur sollicitude maternelle pour le loger convenablement et sûrement. J'ai vu souvent de ces femelles parcourir rapidement la surface d’un tronc d’arbre coupé pour reconnaître l’endroit le plus convenable à cette opération; lorsqu’elles l’ont trouvé, elles redressent leur ventre , et, dirigeant alors leur aiguillon perpendiculairement, elles l’enfoncent dans le bois en contractant avec force leur abdomen de devant en arrière ; ces contractions, qui alternent avec des instans de repos, agissent sur l’aiguillon comme les coups de marteau sur un coin fiché dans un morceau de bois. Ces femelles font pénétrer quelquefols leur instrument si profondément qu’elles ne peuvent plusle retirer pour fuir le danger qui les menace, de sorte qu’elles se laissent prendre avec la main.
comme si elles étaient privées d’ailes. Il m'est arrivé plus d’une fois, en les prenant ainsi, de déchirer les derniers anneaux de leur abdomen, ne pouvant pas arracher leur aiguillon, qui était enfoncé dans le bois jusque près de sa base. »
On voit donc que d’après ces différentes observations, il est impossible d’avancer quelque chose de certain sur les mœurs de ces insectes.