‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 995 sur 1317 · POLYERGUS RUFESCENS · texte numérisé non relu

POLYERGUS RUFESCENS

Formica Rufescens, Lar., Hist. nat, des Fourm., p. 186, pl. 7, fig. 38. — Fourmi Roussâtre {amazone), Hus.. Rech. sur les mœurs des Fourmis, p. 226, pl. 2, fig. 4, 2 et 3. — Palyergus Rufescens, Ler. DE ST-FarG., t. 1. p. 198, n. 1.— Long. 8 lig.

a 3 lig. +. — Corps d’un roux pâle; tête presque carrée, arrondie postérieurement, légérement velue, ayant une petite tache enfoncée sur le front; thorax presque cylindrique, renflé postérieurement dans les mâles et les femelles, étranglé dans les neutres, et terminé par une élévation gibbeuse ; ailes légérement enfumées; pattes et abdomen de la couleur générale du corps.

Cette espèce se rencontre assez communément en France; elle a été observée pour la premiére fois par Huber, qui rapporte ce qui suit : « Le 17 juin 1804, en me promenant aux environs de Genève, entre quatre et cinq heures de l’après-midi, je vis à mes piedsune légion d’assez grosses Fourmis rousses ou roussàtres, qui traversoient le chemin; elles marchoient en corps avec rapidité ; leur troupe occupoit un espace de huit à dix pieds de largeur sur trois ou quatre pouces de large; en peu de minutes, elles eurent entièrement évacué le cnemin ; elles pénétrèrent au travers d’une haie fort épaisse, et se rendirent dans une prairie, où je les suivis; elles serpentoient sur le gazon sans s’égarer, et leur colonne restoit toujours continue, malgré les obstacles qu’elles avoient à surmonter. Bientôt elles arrivèrent près d’un nid de Fourmis noircendrées, dont le dôme s’élevoit dans l’herbe, à vingt pas de la haie. Quelques Fourmis de cette espèce se trouvoient à la portée de leur habitation ; dès qu’elles découvrirent l’armée qui s’approchoit, elles s’élancèrent sur celles qui se trouvoient à la tête de la cohorte; l’alarme se répandit au même instant dans l’intérieur du nid, et leurs compagnes sortirent en foule de tous les souterrains. Les Fourmis roussätres, dont le gros de l’armée n’étoit qu’à deux pas, se hâtoient d’arriver au pied de la fourmilière; toute la troupe s’y précipita à la

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