LYCÉENS
Écusson petit. Antennes longues, assez épaisses, toujours libres. Tête non rétrécie.
SCUTELLÉRIENS.
Écusson très-grand, recouvrant les élytres en partie ou en totalité. Antennes longues , toujours libres.
PREMIÈRE SECTION
LES HOMOPTÈRES,
PRE3I1ÉRE TRIBU.
LES COCCINIENS.
Cette tribu est composée d'insectes fort anomaux , jusqu'ici fort mal connus. Les femelles au moins sont toujours privées d'ailes , globuleuses , et fixées sur certames plantes, leur bec enfoncé dans le tissu végétal d'où elles tirent les sucs propres à les nourrir. Ces femelles pondent leurs œufs sans se déplacer; après la ponte, elles périssent promptement , et leur corps , desséché , sert à protéger leurs œufs et ensuite leurs jeunes larves pendant quelque temps. Ces insectes ont la faculté de sécréter, en plus ou moins grande abondance , une matière laineuse ou cotonneuse, blanche, qui les recouvre plus ou
moins. Les mâles dans cette tribu sont encore très-peu connus; on a regardé comme tels des individus un peu plus petits et moins gonflés que les femelles, mais du reste très-semblables.
Cependant, presque tous les auteurs depuis Linné ont regardé comme des mâles de Cocciniens de très-petits insectes privés de bec et n'ayant que deux ailes : quelques genres établis dans cette tribu ont été caractérisés d'après ces prétendus mâles ; mais, dans ces dernières années, des observations faites par M. Costa tendent à établir que ce sont de petits Diptères parasites sur les Cochenilles, et dont les larves vivent dans le corps de ces dernières, et tiuissent par les faire périr.
En présence de faits encore si peu constatés , nous nous abstiendrons d'adopter ces quelques genres établis dans cette tribu ; nous nous bornerons au genre Cochenille proprement dit [Coccus).
Tout le monde connaît la Cochenille; on sait qu'on en obtient une belle couleur rouge cramoisi , employée pour la peinture et pour les teintures. On connaît plusieurs espèces de ce genre.
La Cochenille ï\\\q [Coccus cacti. Lin,) est désignée aussi sous le nom de Cochenille d'Honduras. Elle est originaire du Mexique, dont elle fait une des principales richesses. C'est un insecte globuleux comme un pois , terminé en arrière par deux petits filets, très-courts. Pour nourrir cet insecte on cultive des champs immense de nopals ( Opuntia coccinillifera) , et les nègres en font la récolte à des époques fixées. Cet insecte sécrète une matière cotonneuse, mais peu abondante; il paraît seulement comme poudré.
Pendant longtemps la Cochenille fine fut élevée seulement au Mexique ; peu à peu on étendit su culture dans
d'auti-es parties de l'Amérique , ensuite dans le midi de l'Europe, puis aux îles Canaries et en Algérie.
La Cochenille sylxestve {Cocciis sylvestris, Blanch. ), très-voisine de la précédente, se recouvre d'une matière cotonneuse très-abondante. La couleur qu'elle fournit est moins belle que celle de la Cochenille fme.
La Cochenille de Pologne ( Coccuspolonims, Lin. ), répandue dans une grande partiedunordde l'Europe, constituait pour la Pologne une industrie considérable avant l'introduction de la Cochenille fine en Europe. On en a fait le type d'un nouveau genre, nommé Porphyrophora; elle vit sur les racines du scleranthus perennis.
On a établi avec la Cochenille du chêne vert ( Coccus ilicis] et quelques autres le genre Lecanium. Cet insecte, d'une couleur violacée, servait autrefois pour les teintures en cramoisi (l).
DEUXIÈME TRIBU
LES APHIDIE.NS.
Ces Hémiptères constituent un petite tribu dont les genres sont peu nombreux. Les Aphidiens sont de trèspetits insectes, souvent fort nuisibles aux végétaux. Les différences d'habitudes existant entre les familles de cette tribu nous obligent de renvoyer l'histoire de ces diverses familles à chacune d'elles séparément.
TABLEAU DES DIVISIONS