DE LA TRIBU DES APHIDIENS
Famille 1. AliEYRODIDES. Élytres et ailes de consistance opaque ; les premières offrant une seule nervure.
(I) f'oy., pour riiistoire des Cochenilles, notre arUcle Cochenille, Dictionnaire nniversel d'Histoire Naturelle, t. i.
Genre I. aleyrodes. Lat,
Fain. 2. APHIDIIDES. Élytres et ailes diaphanes, parcourues
par plusieurs nervures. Pattes simples. Antennes de cinq à sept articles
Genre 1. puceron. {Aplm, Lin.) Antennes de sept articles. Alidomen ayant à l'extrémité deux petits tubes sécréteurs.
Antennes de six articles. Abdomen dépourvu de tubes.
Antennes de cinq articles. Abdomen dépourvu de tubes.
Élytres et ailes diaphanes, parcourues par plusieurs nervures. Pattes propres au saut. Antennes de dix articles.
Antennes tiliformes, plus longues que le corps, avec les deux premiers articles plus courts et plus épais que les autres.
Antennes beaucoup plus courtes que le corps, à premier article très-gros, le second fort grand , les suivants larges et courts.
Gre. 2. RHizoBius. Burm.
Gre. 3. chermes. Lin.
i. PSVLLIDES.
Genre 1 psylla. Geo/f.
Gre. 2. i.ivia. Latr.
I^ famille des aleyrodtdes est composée du seul genre Aleyrodes, dont on connaît une seule espèce. C'est un insecte fort singulier par ses métamorphoses , et qui peut-être même n'appartient pas à l'ordre des Hémiptères. Les deux sexes sont pourvus d'ailes. Les larves, très-différentes des insectes parfaits, vivent sur diverses plantes, principalement sur la grande éclaire [chelidonium majus). Les nymphes sont immobiles et abritées par la dépouille des larves. L'Aleyrode de la grande éclaire (^. chelldonii) est jaunâtre ou rosé et couvert d'une matière cotonneuse.
Réaumur, auquel nous devons des observations intéres-
santés sur cet insecte, a calculé qu'une seule femelle, donnant douze générations dans le cours d'une année, était la souche de 200,000 individus.
La famille des aphides a pour représentant principal le genre Puceron ( Aphis). Tout le monde connaît ces pucerons qui vivent en sociétés nombreuses sur la plupart des végétaux : ils se tiennent à la partie inférieure des tiges, pour être protégés de la pluie; suçant la sève des plantes , ils finissent par amener fréquemment des excroissances considérables très-nuisibles à ces végétaux.
Les Pucerons ont de nombreux ennemis, tels que les Coccinelles, les larves d'Hémérobes, de S^'rphes, qui en font leur nourriture. Nous avons dit aussi comment ils étaient recherchés par les fourmis. L'immense fécondité de ces Hémiptères balance très-suffisamment cette destruction perpétuelle.
Les Pucerons offrent une particularité très-remarquable dans leur mode de génération : ces insectes, ovipares à une certaine époque, sont vivipares pendant une grande partie de l'année. D'après les observations de Bonnet, confirmées par d'autres naturalistes , ces insectes ont chaque année onze générations : la première naît au printemps , d'œufs pondus par la dernière génération de l'année précédente, et provenant de femelles fécondées par les mâles. Cette première génération ne donne que des femelles, produisant alors sans accouplement préalable des petits vivants, tous femelles, durant dix générations successives ; à la onzième et dernière seulement paraissent des mâles pour féconder les femelles , qui cette fois pondent des œufs dont l'éclosion n'a lieu qu'au printemps suivant. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses ; beaucoup d'entre elles sont encore inédites.
Le Puceron du rosier [A. rosœ. Lin. ) est très-commun sur cet arbrisseau.
Le Puceron lanigère cause des dégâts immenses aux pommiers; et cet insecte est d'autant plus difficile à détruire qu'il est recouvert d'une matière cotonneuse le protégeant de la pluie.
Les Rhizobius et les Chermes diffèrent peu des Pucerons.
Les PSYLLiDEs, souvent désignés sous la dénomination âi&faux Pucerons, ont la faculté de sauter.
Ils sont en général couverts d'une matière cotonneuse ; ils sucent la sève des arbres et de diverses plantes.
Le genre Psylle renferme un certain nombre d'espèces :
Le Psylle du buis [Psylla buxi, Lin.), observé par Réaumur;
Le Psylle de l'aune ( Psylla alni, Lin. );
Le Psylle de l'ortie ( P. urticœ , Lin. ) ; etc.
On a décrit une seule espèce du genre Livia, la Livie des joncs ( L. juncorum , Latr. ) , vivant et déposant ses œufs dans les Heurs des joncs, où elles occasionnent souvent des excroissances par l'absorbtion de la sève.
TROISIÈME TRIBU
LES FULGORIENS.
Ces Hémiptères nous offrent peu de particularités remarquables. Ils vivent sur les végétaux , dont ils sucent la sève ; mais ils n'y demeurent pas fixés comme les Cocciniens, ou même comme les Aphidieus. On les rencontre voltigeant ou marchant sur les plantes. Les Fulgoriens sont répandus dans toutes les parties du monde, et ils sont
abondants surtout dans les régions les plus chaudes du globe. Plusieurs d'entre eux sont d'une grande taille ; beaucoup sont de moyenne dimension; il en existe peu de fort petits.
Ces insectes ont en général des couleurs vives et variées.
Nous séparons cette tribu en trois familles, dont suit l'exposé.
TABLEAU DES DIVISIONS