G4 HISTOIRE
Le groupe des CÉBRIONITES établit un lien direct entre tous les autres Lampyriens et les Élatériens : comme chez ces derniers, on observe un petit prolongement de leur prosternum, mais ici très peu sensible.
Le genre Cebrio est composé d'un petit nombre d’espèces ; les mâles et les femelles présentent de grandes différences : les premiers ont de longues antennes et des élytres qui couvrent tout l’abdomen ; les secondes ont des antennes courtes et un abdomen très-volumineux, qui n’est pas entièrement caché par les élytres.
Les femelles sont beaucoup plus rares que les mâles dans les collections , sans doute à cause de la difficulté de les obtenir : elles sortent rarement de la terre, dans laquelle elles se forment des trous. Au moment de l’accouplement, elles sortent en dehors de leur retraite l'extrémité de leur abdomen, et les mâles, qui sont à la recherche des femelles, viennent bientôt s'accoupler.
Ces insectes se trouvent dans le midi de la France et en Italie. (Cebrio gigas, Fabr.; æanthomerus, Fab.)
Le genre Physodactyle est établi sur une espèce de l’Amérique du Nord.
La seule espèce décrite du genre Basodonta (B. nigricornis) provient de Colombie.
QUINZIÈME TRIBU
LES ÉLATÉRIENS.
Cette tribu se compose d'insectes d’unetexture non-seulement solide, maissouventtrès-dure: ils sontsouventd’assez grande taille, rarement très-petits. Ils se rattachent à trois types principaux, dont on forme autant de familles particulières. Les Élatériens ont ordinairement leur proster-
PER oo
DES
num prolongé en avant, de manière à avancer sur la bouche, ou prolongé en pointe postérieurement : leurs antennes sont en scie; c’est pourquoi ils faisaient partie dans la classification de Latreille de sa grande tribu des Serricor-
nes.
Les métamorphoses de plusieurs Élatériens nous sont connues ; mais comme leurs premiers états sont assez différents, nous devons les exposer séparément à chaque famille. Le tableau suivant offre les diverses coupes de cetie
tribu :
DE LA TRIBU
Fam. {. ÉLATÉRIDES.
Groupe {. TÉTRALOBITES.
üenre {. TÉTRALOBE. Serv.
Gre, 2. EUCAMPTE. CAevr.
| Gre. 3. sEmIOTE. Æschs.
(Pericalus, Serv.)
TABLEAU DES DIVISIONS
DES ÉLATÉRIENS.
Prosternum prolongé en une pointe, s’engageant dans une cavité du mésosternum.
Tarses garnis en dessous de Jamelles membraneuses.
Antennes de onze articles, avec le second très- petit, tous les suivants prolongés en rameau. Tarses ayant leurs quatre premiers articles garnis en dessous de lamelles. Mésosternnm sans prolongement.
Antennes en scie de onze articles, le deuxième très-petit. Tarses ayant leurs trois premiers articles garnis de lamelles. Mésosternum avancé en fourchette. -
Antennes en dents de peigne dans les
mäles, en scie dans les femelles, de
douze articles, le deuxième très-petit,
le dernier presque soudé avec le pré-
cédent. Tarses ayant leurs trois pre- G.
miers articles garnis de lamelles. Mésosternum avancé en fourchette.
Gre. 4. Hémicrévinie. Germ.Antennes en scie, de douze articles . le deuxième très-petit. Tarses ayant, leurs deuxième et troisième articles garnis de lamelles.
Gre. 5 nicrérimiE. Æschs. Antennes en scie de onze articles, le
(Dipropus, Germ.) deuxième très-petit. Tarses ayant leurs deuxième et troisième articles gernis de lamelles.
Gre. 6. uétTÉROPE. Germ. Antennesde onzearticles, les deuxième et troisième très-petits. Tarses antérieurs ayant leurs deuxième et troi-
‘ sième articles et les postérieurs seulement leur troisième garnis de lamelles.
Gre. 7. ArRacrones. Germ. Antennes deonze articles, les deuxième et troisième petits. Tarses ayant leurs deuxième et troisième articles garnis de lamelles.
Gre. 8. ayPODESIS. Lalr. Antermes en scie, de onze articles, les: deuxième et troisième très-petits. Tarses ayant leurs quatre premiers articles garnis de lamelles.
Gre. 9. MoxoCRÉPIDIE. Eschks.Antennes de douze articles, les
çConoderus , Eschs.). deuxième et troisième petits. Tarses ayant leur quatrième article garni de lamelles.
Gre. 10. POMACHILIE. Eschs. Antennes de onze articles. Tarses ayant leur troisième article seul garn de lamelles.
Gre. 11. nima. Ziegl. Antennes de onze articles, un peue scie. Tarses ayant leur quatrième ar ticle garni de lamelles. |
Gre. 12. syNAPTE. Eschs. Antennes de onze articles , un peu en scie. Tarses ayant leur troisième arti cle garni de lamelles. Crochets den:
tés. :
Groupe 2 ÉLATÉRITES. Tarses sans lamelles en dessous.
Genre {.cRATONYCHUS Germ.Antennes en dents de scie, de onze ( Melanotus, Eschs.) articles, avec les deuxième el troisième très-petits. Crochets des tarses den-
tés.
Gre. 2. AGRYPNE. Eschs.(Ade-Antennes en dents de scie, de douze locera, Amaurus , Cast.)articles,'le deuxième seul très-petit ; le dernier souvent difficile à distin-
2 guer. Crochets des tarses simples. Prosternum ayant deux profondes rainures.
Gre. 3. LACON. Cast. Antennes en dents de scie, seulement de onze articles distincts ; les deuxième et troisième très petits. Crochets simples. Prosternum ayant deux profondes rainures.
Gre. 4. 1pHIS. Cast. Antennes en dents de peigne ou en panache, de douze articles, le denxième très-petit, le troisième prolongé en dent.
Gre. 5. CTENICERA. Lalr. Antennes en dents de peigne, de onze articles, le deuxième très-petit, le troisième prolongé en dent.
Gre. 6. HÉMIRHIPE. Latr. Antennes en panache assez long dans les mâles, de douze articles, avec le dernier très-long; les deuxième et troisième globuleux, le troisième ayant un court rameau.
Gre. 7. ALAUS. Æschs. Antennes en dents de scie, de douze (Calais, Cast.) articles, le deuxième très-petit, le troisième aussi long que le suivant, le dernier très-court.
Gre.8.CHALCOLÉPIDIE. Eschs.Antennes en dents de scie, de douze articles, le deuxième très-petit, le dernier très-court. Écusson presque en triangle renversé. Mésosternum avancé en fourchette, au-devant du prosternum.
Gre. 9. CAMPSOSTERNE. Latr.Antennes en dents de scie, de onze articles, le deuxième seul très-petit.
Gre. 10. PYROPHORE. //liq.
Genre 11. Lupius. Latr.
( Steatoderus, Eschs.)
Gre. 12. BÉLIOPHORE. GeTM.
Gre. 13. PACHYDERES. Guér.
Gre. 14. TOMICÉPHALE. Latr.
(Megacnemius, Eschs.)
Gre. 15. HEMIOPS. Eschs.
Écusson cordiforme. Mésosternum avancé en fourchette au-devant du prosternum.
Antennes courtes, grêles, un peu en dents de scie, le deuxième très-court, le dernier très-petit. Corselet offrant de chaque côté des angles postérieurs, une plaque luminifère. É
Antennes fortement en dents de scie, de douze articles, les deuxième et troisième très-petits, le dernier pointu.
Antennes en dents de scie dans leur milieu, avec leur deuxième article très-petit, cupuliforme.
Antennes fortement en dents de scie, presqu’en peigne; le deuxième article très-petit, le dernier oblong, ayant un rétrécissement vers l'extrémité, comme un douzième article.
Corselet voûté, une fois plus large que lesélytres, avecles angles postérieurs prolongés en longues pointes.
Antennes en dents de scie, de onze articles , le deuxième petit, le troisième plus long que le suivant, le dernier oblong. Éiytres rétrécies de la base à l'extrémité.
Antennes en dents de scie, de douze articles, le deuxième très-petit, le troisième plus long que le suivant.
Corselet court, gibbeux. Élytres bombées.
Gre.16,cREPIDOMÈRE, Zrichs.Antennes presque filiformes , à peine
dentelées, de onze articles, le denxième petit, le troisième plus long que le suivant. Tarses ayant leurs quatre premiers articles élargis et cordiformes.
Gre. 17. corympires. Latr. Antennes de onze articles, en dents de scie très-prolongées ; le deuxième très-petit, le troisième de la dimension du suivant.
Gre. 18. pracanTus. Latr. Antennes très-pen dentées ; le deuxiè- ({ Pristilophus, Latr.) me article très-petit et le troisième presque aussi long que le quatrième ; le onzième paraissant présenter un douzième article soudé. Labre arrondi.
Gre. 19. CARDIORWINE. Eschs.Antennes très-peu dentées, de onze articles ; le deuxième très-petit, le troisième aussi long que le quatrième.
Labre échancré.
Gre. 20. AMPEDUS,. * De). Antennes à articles larges et en dents de scie à partir du quatrième, le deuxième très-petit, le troisième presque aussi long que le quatrième et très-
grêle.
Gre. 21, MÉLANOXANTHE *. Antennes courtes, à articles larges et Eschs. en dents de scie, à partir du qua-
trième; les deuxième et troisième très-petits.
Gre. 22. ELATER. AUCÉ. Antennes faiblement dentées, de onze (Athous , Limonius, articles distincts, le deuxième très- Esch.) petit, le troisième presque aussi long
que le quatrième, le dernier oblong, paraissant offrir une aivision, comme un douzième article. Tarses simples.
Gre. 23. CALODÈRE. S{eph. Antennes filiformes, le troisième ar- (Cardiophore, Esch.) ticle aussi long que le quatrième ; le deuxième guère plus court. Corselet
gibbeux. Écusson cordiforme.
Gre, 24. ANELASTES. Kirby. Antennes filiformes, à articles un (Silenus, Latr.) peu globuleux ; le dernier très-pointu. Corps voûté.
Gre. 25. AGRIOTES. Æschs. Antennes grèles, filiformes ; leurs arti- (Drasterius, Esch.) cles à peine élargis au bout, le dernier ovoide.
Gre. 26. cAmPYLE. Fisch. Antennes presque de la longueur de la moitié du corps, très-grêles, à articles à peine prolongés en dents; le deuxième très-petit, le troisième plus long que le quatrième.
Fam. 2. EUCNÉMIDES. Prosternum peu engagé dans le mé- -__ sosternum.
Groupe 1. LISSOMITES. Tarses garnis en dessous de larges lamelles membraneuses. Prothorax plan, large, offrant en dessous des rainures latérales pour recevoir les antennes. Ces dernières en dents de scie.
Tête petite. |
Genre 1. LissoMe. Dalm. Antennes fortement en dents de scie à partir du quatrième article. Corse- * let élargi postérieurement.
Gre. 2. DRAPETES. ESschs. Antennes en dents de scie à partir” du quatrième article, le troisième très- « petit. Corselet presque carré, bombé. !
Gpe. 2. THROSCITES. Tarses simples. Prothorax pourvu de rainures. Antennes ayant leurs trois derniers articles épais, formant une” massue.
Genre 1. THROSQUE. Latr. |
Gpe 3. CHELONARIITES. Tarses garnis de lamelles. Corselets semi-circulaire, recouvrant entièrement la tête; celle-ci complétement:
engagée dans le prothorax. Antennes" contiguës, insérées au-dessous des yeux et logées dans un sillon entre l’inser-* tion des pattes antérieures. |
Genre 1 CHELONAIRE. (Che-
lonarium, Fabr.) P
Gpe. 4. CÉROPHYTITES. Tarses simples. Prothorax sans r'ai=n nures. Tête assez dégagée du corseletw, Antennes flabellées. |
“ À Genre 1. CEROPHYTE. Latr. Antennes ayant chaque article pros
Abus à Robin He au NE he,
DES
Gre. 2. PHYLLOCÈRE. Lalr.
"Gpe. 5. GALBITES.
Gre. {. GALBA. Æschs.
Gre. 2. PTÉROTARSE. ÆsChs.
pe. 6. EUCNÉMITES.
Genre 1. GALBODEMA. Cast.
Gre. 2. EUCNEMIS. SCA.
Gre. 3. EUCALOSOME. Cast.
Gre. 4. FORNAX. Cast.
Gpe. 7. MÉLASITES.
longé en rameau à partir du troisième article; le dernier simple.
Antennes ayant chaque article prolongé en rameau à partir du quatrième, et un peu en dents du côté opposé ; le dernier double.
Tarses garnis de lamelles. Prothorax pourvu de rainures. Tête très-grosse, emboilée dans le corselet. Antennes dentées.
Tarses ayant trois lamelles.
Tarses ayant quatre lamelles.
Tarses simples. Prothorax pourvu de rainures. Antennes simples ou dentées.
Antennes flabellées,
Antennes fortement en dents de scie, à partir du quatrième article.
Antennes filiformes, avec chaque article formant une petite dent à l’extrémite ; le dernier allongé.
Antennes filiformes, avec le dernier article ovoïde, légèrement recourbé.
Farses simples. Prothorax sans rainures. Tête très-grosse, très-enfoncée dans le corselet.
Genre 1.MICRORHAGUS. Eschs.Prosternum offrant une fossette de
Gre. 2. EMATHION. Cast.
Gre. 3. CALYPTOCÈRE. Guér.
Gre. 4 HYLOCHARES. Latr.
chaque côté.
Prosternum sans fossettes. Antennes simples, avec le troisième article le plus long de tous; le dernier tronqué obliquement.
Prosternum sans fossettes. Antennes simples, à articles parfaitement cylindriques. Tarses élargis à avant-dernier article bilobé.
Prosternum sans fossettes. Antennes grêles, faiblement en dents de scie.
Gre. 5. XYLOBIE. Latr.
Gre. 6. NEMATODES. Latr.
Gre. 7. THAROPS. Cast.
Gre. 8. MELAsISs. Oliv.
Fam. 3. BUPRESTIDES.
Groupe 1. AGRILITES.
Genre 1. AGRILE. ÆEschs.
Prosternum sans fossettes. Antennes épaisses, à articles presque carrés, le dernier ovale.
Prosternum sans fossettes. Antennes presque filiformes ; le premier article très-long, les derniers un peu élargis au bout , le onzième pointu.
Prosternum sans fossettes. Antenne; ayant chaque article prolongé en rameau à partir du troisième; le premier grand. Jambes grêles.
Prosternum sans fossettes. Antennes ayant chaque article prolongé en rameau à partir du troisième. Jambes larges, comprimées.
Prosternum nullement engagé dans le mésosternum.
Crochets des tarses dentés. Écusson visible. Corps linéaire.
Antennes un peu en dents de scie, à
(Pseudagrilus, G. et P.)partir du quatrième article. Tarses
Gre. 2. AMORPHOSOMA. Cast.
(Eumerus, Choræbus, G. et P.)
Gre. 3. STENOGASTER. Cast.
et Gory.
Gre. 4. PÆCILONOTA. EsChs.
Gre. 5. ZEMINA. Gory.
simples, à articles cordiformes, l’avant-dernier très-élargi.
Antennes fortement en dents de scie, à partir du quatrième article. Tarses garnis de lamelles en dessous.
Antennes très-courtes, à dents de scie, à partir du quatrième article. Tarses grêles, cylindriques, avec l’avant-dernier article muni d’une longue palette.
Antennes guère plus longues que la tête, avec les quatre premiers articles cylindriques , et les suivants en peigne. Tarses à articles cordiformes.
Antennes ayant leurs six derniers articles prolongés en dents. Tarses à articles larges et cordiformes.
|. Gpe. 2. TRACHYSITES. Crochets sans dents. Antennes ayant leur deuxième article très-grand, Tête échancrée.
Genre 1. APHANISTICUS. Latr, Antennes ayant leurs quatre derniers articles en massue allongée.
Corps linéaire.
Gre. 2. TRACHYS. Fabr. Antennes libres, ayant les cinq der-
(Ethon, etc. G. et P.) niers articles un peu prolongés en
dents. Corps très-large.
Gre. 3. BRACHYS, Sol. Antennes en dents à partir du troisième article et reçues dans des rainures du prosternum.
| Gpê. 3. ANTHAXITES. Crochets des tarses bidentés. Écusson | visible.
Genre 1. SPHENOPTERA. Sol. Antennes ayant leurs articles faiblement en dents de scie, à partir du quatrième article. Corps épais, bombé.
Gre. 2. ANTHAXxIA. Eschs. Antennes à articles élargis, à peine dentéesà partir du troisième article.
Corps plan. Cuisses simples.
Gre. 3. CRATOMÈRE. Sol. Antennes très-comprimées et dentées à partir du troisième article. Cuisses postéricures très-renflées dans les
mâles.
Gpe. 4. CHRYSOBOTHRI-Crochets simples. Écusson visible. TES. Antennes ayant leur troisième article
beaucoup plus long que le quatrième.
Genre {. BELIONOTA. Æschs. Tarses à avant-dernier article prolongé en deux lobes aigus. Bord postérieur du corselet droit.
Gre 2. carysoBOTaRIS. £schs. Tarses à avant-dernier article prolongé en deux lobes. Bord postérieur du corselet arrondi.
Gre. 3. COLOBOGASTER. Sol, Tarsesà avant-dernier article arrondi.
Gpe. >. BUPRESTITES. Crochets simples. Écusson visible. Antennes à troisième article de la longueur du suivant.
Genre {. SriGmopERA. Esch. Prosternum plan. Menton presque * aussi long que large. Tarses à articles À un peu cordiformes.
Gre. 2. coxocnaTya. Eschs. Prosternum muni d’un long tubercu- les. Menton grand. Tarses élargis. |
Gre. 3. BUPRESTIS. Lin. Prosternum plan. Menton court, tiès- #
(Chrysodema, Gory, etc.) large. Tarses élargis. |
Gre 4. capnonis. Eschs. Prosternam plan. Menton court. Tar- / ses très-longs, avec les quatre premiers M articles prolongés de chaque côté, le dernier très-large et aplati. |
Gpe.6. CHR YSOCHROITES. Crochets simples. Écusson caché. |
Genre 1. cHRyYsOCHROA. Sol. Corps long, un peu déprimé. Anternes fortement en dents de scie, à partir du troisième article. |
Gre 2. ACMÆODERA. Æschs. Corps convexe. Mésosternum non prolongé. Tarses grêles. Antennes un peu en dents de scie à partir du cinquième article.
Gre. 3. suLonis Eschs. Corps très-convexe. Mésosternum non prolongé. Tarses dilatés. |
Gre. 4. STERNOCERA. ÆsCchs. Corpstrès-convexe. Mésosternum prolongé en pointe.
La famille des ÉLATERIDES a un caractère bien pariiculier, qui est d’avoir le prosternum prolongé en arrière M en une pointe comprimée, pouvant pénétrer dans une fossette située à la base du mésosternum, entre la base des pattes intermédiaires. (PI. 9, fig. 14.) L'animal fait en— trer à volonté cette pointe dans cette cavité du mésoster-« num, et la fait ressortir au moyen d’un effort brusque qui détermine la projection du corps en l'air. C’est cette particularité qui a valu aux Élatérides les noms de Taupins, | Maréchals, etc. Ces Coléoptères ont des pattes assez. courtes et un corps généralement allongé, conformation «
qui permet difficilement à l’insecte de se redresser lorsqu'il tombe sur le dos. C’est donc au moyen de sauts qu’il parvient à se remettre sur ses paltes ; et quelquefois il est obligé d’en exécuter plusieurs avant d'y réussir.
Les Élatérides sont répandus dans le monde entier ; mais c’est surtout l'Amérique méridionale qui fournit les plus grandes et les plus belles espèces. Ils se tiennent sur les plantes , les fleurs , les herbes ; à l'approche du danger, ils contrefont le mort et se laissent choir.
__ Leurs larves sont allongées, cylindriques et ressemblent beaucoup à celles des Ténébrionides et des Hélopiides ; elles vivent de matières végétales, et se tiennent, soit sous les écorces des plantes, soit aux racines.
__ Nous admettons deux groupes dans cette famille : ce sont les TÉTRALOBITES et les ÉLATÉRITES.
| Les premiers sont les moins nombreux, et exotiques pour la plupart.
Les Tétralobes sont les plus grands Élatérides connus ; ils atteignent une longueur de six à sept centimètres : on les rencontre aux Indes orientales et en Afrique.
Les Sémiotes (Semiotus) sont tous américains, et offrent des couleurs noires et jaunes très-vives.
Les Monocrépidies, Dicrépidies, Hypodesis, etc., sont en général propres au même pays.
Le genre Dima a pour type une espèce de Hongrie (D. elateroides, Ziegl.).
Les Synaptes se trouvent en Europe. Le Synapte filiforme (Synaptus filiformis, Fabr.) n’est pas très-rare dans nos environs.
Les ÉLATÉRITES sont divisés en un plus grand nombre de genres. I#y a peu d'années ils étaient encore désignés tous sous la simple dénomination générique d'Élatcr; mais
depuis, plusieurs entomologistes ont établi des genres sans | prendre en considération ceux qui étaient formés par d’au- | tres à la même époque ou peu après ; en sorte que c’est un groupe qui jusqu'ici a été très-embrouillé sous le rapport de ses divisions. C’est ce qui est d’autant moins: surprenant, que tous les Élatérides, conformés sur un plan très-analogue, offrent très-peu de caractères tranchés pour donner matière à nombre de coupes assez considérables. Les Cratonyches sont de moyenne dimension, dispersés" dans le monde entier. Le C. obseur { Cratonychus obscurus, Fabr.), qu’on peut considérer comme le type du. genre, se trouve en France, en Angleterre; etc. | Les Agrypnus et Lacons sont propres à l’ancien continent. R . Les Pyrophores sont de grands Élatérites d'Amérique qui répandent une lueur phosphorescente.
Ils offrent à la base de leur corselet deux petites taches“ lisses et brillantes , d’où brille la lumière pendant la nuit ;4 on l’obser ve encore entre les élytres, à l'extrémité du méso-« thorax. Selon M. Lacordaire, qui a vu les Pyrophores à law Guyane et au Brésil, ils ne se montrent que vers le soir,” et leur vol est rapide. Leur lumière est en effet assez vive, dit-il, pour permettre de lire dans l'obscurité la plus pro-« fonde ; mais pour cela il faut promener l’insecte de lignes en ligne; les indigènes les nomment Cucuyos ou Coyouyou.Onrapporte qu’un individu amené vivant à Paris, pro-* bablement dans quelque morceau de bois, causa une grande" frayeur aux habitants du faubourg Saint-Antoine, lors-M qu’ils le virent voler le soir. La plus grande espèce est le“ P. flamme de nuit { Pyrophorus noctilucus, Lin.), qui est très-commun à la Guyane. : | Les Alaus ont une forme parallèle et présentent or-
dinairement deux taches ocellées sur leur corselet ; ils sont exotiques, de même que les Hémirhipus: on en trouve une très-belle dans la Russie méridionale (A. Pareyssii, Stev.).
Les Iphis et Ctenicères sont de Madagascar ; les Camp sosternes:, d’éclatants Élatérites des Indes orientales. Les Chalcolepidies sont de grands insectes américains (C. striatus, Fabr.).
Les Corymbites ont des antennes flabellées, très-élégantes : plusieurs espèces sont européennes.
Le C. ensanglanté ( C.kæmatodes , Fabr.), long de dix millimètres, noir, avec le corselet pubescent et les élytres d’un beau rouge, ayant deux petites côtes longitudinales et une fine ponctuation, se trouve quelquefois dans nos environs.
Les Diacanthes (Diacanthus) renferment un grand nombre d'espèces européennes (D, latus, Fabr.). (PI. 9, fig. 13.)
Les Ludies (L. ferrugineus) Ampedus , etc., sont européens ; les autres genres du groupe sont exotiques.
Les Taupins ou Élaters proprement dits sont également communs dans notre pays. Les Agriotes ne le sont pas moins, et leurs larves occasionnent des dégâts trèsconsidérables; elles dévorent les racines des céréales et des légumes. Nous avons trouvé bien fréquemment l'Agriote des moissons ( Agriotes segelis, Gyll.) dont la larve cylindrique , d’une couleur jaune, lisse et brillante, avec six pattes écailleuses, est très commune aux racines des végétaux.
Les EucNÉMIDES constituent une petite famille exactement intermédiaire entre les Élatérides et les Buprestides ; elle est beaucoup plus limitée ; en outre, ces insectes sont généralement assez rares. Cependant les Eucnémides
offrent des formes plus variées que les Elatérides; nous les séparons en plusieurs groupes.
Les LissomiTEes ressemblent encore beaucoup aux insectes de la famille précédente. Onne connaît pas leurs habitudes ; on les trouve sur les feuilles. Les Lissomes sont tous américains.
Le genre Drapètes renferme une seule espèce, qui est européenne (D. equestris, Fabr.): elle estnoire, avec une bande rouge à la base des élytres.
Les THROSCITES constituent un petit groupe très-anomal ; il renferme le seul genre T’hroscus, dont nous trouvons une espèce en France; ses caractères peu nets l’ont fait placer tantôt parmi les Dermestiens, tantôt parmi les Élatériens ; ilnous paraît mieux placé ici. On assure encore qu'il vit dans le chêne pendant ses premiers états.
Le singulier groupe des CHELONARIITES est fondé sur le genre Chelonaire, dont les espèces sont américaines.
Les CÉROPHYTITES renferment essentiellement le genre Cérophyte, dont la seule espèce connue (Cerophytum cla- Leroides) est répandue dans une grande partie de l'Europe
Le genre Phyllocère n’a encore été trouvé qu’en Sicile et en Dalmatie (Phyllocerus flavipennis, Latr.).
. Celui de Cryptostoma, qui est assez rare, est particulier à l'Amérique (C. spinicornis, Fabr.).
Le groupe des GALBITES se compose de quelques espèces en général américaines.
Le groupe des EUCNÉMITES renferme peu de genres.
Le type du genre Eucnemis ( E. capucinus, Fabr.) se trouve sous les écorces, il est très-rare en France.
Les Galbodèmes, Eucalosomes, Fornax, sont exotiques.
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