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Les MELASITES forment le groupe le plus étendu de cette famille.
Le genre Melasis renferme une seule espèce indigène (M. flabellicornis). Ses premiers états viennent d’être décrits par M. Guérin (1}, Sa larveest très-allongée , blanchâtre et un peu aplatie, avec le premier anneau marqué en dessus et en dessous de dix taches brunes transversales et deux lignes longitudinales rejoignant les taches. Cette larve, dit M. Guérin, sembleétablir le passageentrecellesdes Élatérides et des Buprestides. C’est là une observation in- | téressante, parce qu’elle confirme un rapprochement entre des familles qui, selon nous, ne peuvent être séparées. La larve du Helasis vitdansle bois de bouleau, où elle se creuse des galeries. La nymphe est courte et massive.
Le genre Tharops a pour type une espèce européenne qui esttrès-rare dans notre pays (7.melasoides, Lap.de Cast.). | Les Nématodes se trouvent en Suède et en Allemagne.
Le type du genre Xylobie ( Xylobius alni, Fabr.) est rare en France.
Les Hypocèles ont ététrouvés en Italie, en Autriche, etc.
Les Émathions sont américains, ainsi que les Microrha- | gus et Calyptocères (2).
La famille des BuPREsTIDES renferme les plus splendides insectes connus : on les a nommés les Richards, pour donner une idée de l'éclat de leur enveloppe. On trouve chez eux les couleurs métalliques les plus étincelantes. Ces insectes ont pour la plupart un prothorax court et des élytres longues ; ce qui fait que chez la plupart d’en- treeux les ailes ne ut pasrepliées sous les élytres, comme
(1) Annal. de la Soc. Entomolog. de France.
(2) Voy. Guér. loc. cit,
on l’observe dans tous les autres Coléoptères. Les Bupres-w tides ont une démarche lourde; ils ont des tarses sou vent élargis et garnis en dessous de brosses : ils volent néanmoins avec la plus grande facilité pendant l’ardeur du so-« leil, et se jettent alors très-souvent sur les troncs d’ar-
bres exposés au soleil, principalement dans notre pays
sur ceux du bouleau, dont la couleur blanche les attire “ davantage.
Les Buprestides sont nombreux en espèces : MM. Laporte de Castelnau et Gory en ont décrit et figuré douze à treize cents (1); mais c’est seulement dans les régions les plus chaudes du globe qu'ils sont abondants et où existent les espèces de grande dimension, aux couleurs éclatantes. En Europe, et surtout dans le Nord, on n’y renconire que des espèces en général d'assez petite taille, et encore sont-elles assez rares.
Les larves de ces Coléoptères vivent dans les troncs * d'arbres : elles sont allongées, apodes, blanchâtres, de consistance charnue, avecle premier anneau du corps trèsélargi: elles ressemblent beaucoup à celles des Longicornes.
On divise les Buprestides en plusieurs groupes.
Les AGRILITES ont pour genre principal les Agriles pro- M prement dits ( Agrilus) ; ils sont tous d'une taille assez 4 minime, et passent leurs premiers états be divers arbres selon ls espèces.
L’Agrile vert (A. viridis) est le type du genre ; c’est le plus commun en France. M. Aubé a fait connaîtresa larve, qui vit dans les branches du bouleau: elle est allongée, atténuée vers l'extrémité et terminée par deux petites pointes.
Une espèce voisine { Agrilus pyri, Blanch.) (pl. 9, fig.
(D Histoire naturelle et Iconographique des Insectes Coléoptères. Buprestides.
15,) passe ses premiers états dans les branches du poirier. Sa larve (pl. 9, fig. 16) ressemble complétement à celle VA. vert, ainsi que la nymphe (pl. 9, fig. 17 ).
M. Ratzeburg a fait connaître encore les métamorphoses de quelques autres espèces.
Les Amorphosomes sont très-répandus , et présentent souvent des bouquets de poils. Les Pæcilonotes habitent l'Amérique, comme les Zemina.
Les TRACHYSITES renferment le genre Aphanistique, qui est composé de très-petites espèces, bien remarquables par leur tête profondément échancrée : leurs habitudes sont inconnues; on les trouve sur diverses plantes. Le type est l'A. échancré ( Aphanisticus emarginatus, Lin. ).
Les genres Brachys et Trachys sont dispersés à la surface du globe. (Type, 7. minula, Fab.)
Les ANTHAXIITES forment un troisième groupe parmi les Buprestides. Le genre principal, celui d’Anthaxia, se compose d’une nombreuse suite d'espèces européennes, de petite taille, de forme courte, un peu élargie, toutes parées des plus belles couleurs.
L’A. manchote (A. manca, Lin.) est la plus grande parmiles indigènes; elleest d’un rougecuivreux, avec deux lignes brunes sur le corselet. Les antennes et les pattes sont de cette dernière nuance; on la trouve fréquemment sur les troncs d'orme; ses premiers états sont inconnus.
Le genre Cratomère renferme une seule espèce du midi de la France. { À. crassicornis, Fab.)
Les Sphénoptères sont surtout communs en Afrique.
Les CHRYSOBOTHRITES se reconnaissent facilement à la forme de leur corselet.
Les Chrysobothris sont presque tous exotiques; quelques espèces seulement se trouvent en Europe (CX. chrysostigma, Fabr.) ”
Les Bélionotes se trouvent, en Afrique et aux Indes orientales, et les Colobogasters en Amérique.
Les BuPRESTITES Coustituent le groupe le plus étendu de la famille.
Les Stigmodères sont particuliers à la Nouvelle-Hollande, et les Conognathes, qui en sont très-voisins, habitent l'Amérique méridionale.
Le genre Bupresterenferme une grande quantité d’espèces qu’on peut répartir dans plusieurs divisions regardées comme autant de genres par certains entomologistes.
On en trouve en France plusieurs espèces appartenant à la division des Dicerca. Tel est, entre autres, le Dicerca bronzé (D. ænea, Fabr.), qui se trouve dans les grandes forêts ; sa larve, observée par M. Audouin, vit dans les troncs du hêtre ; elle est allongée, mince, avec le premier anneau du corps très-large.
Le Bupreste géant { Buprestis gigas, Lin.) appartient à la division des Euchroma; il est des plus communs au Brésil et à la Guyane.
Les Buprestes de la division des Chrysodèmes ont les couleurs les plus splendides ; ils habitent les Indes orientales et la Nouvelle-Hollande.
Le groupe des cHrysocnroiïiresrenfermeles plus beaux Buprestides connus. Les Chrysochroas sont propres aux Indes orientales et à la Nouvelle-Hollande; ils ont une dimension assez considérable.
Ceux de la division des Stéraspis sont d’Afrique et généralement très-chagrinés.
Les autres ont un corps très-épais. Les Sternocères et les Julodis se trouvent dans les régions chaudes et arides de l’ancien continent ; ils se tiennent en masses sur des buissons. Les Acmæodères se trouvent dans le midi de l’Europe.
La £. bis
SEIZIÈME TRIBU
LES CLÉRIENS.
Les Clériens ont des téguments plus solides que les | Lampyriens, mais qui ne le sont pas autant à beaucoup près que ceux des Élatériens. Généralement leur corselet est plus étroit que les élytres et assez long. La plupart des espèces ont des couleurs viveset variées; elles fréquentent les fleurs , où elles se trouvent pendant l'été; plusieurs espèces y sont communes. Mais cette tribu | est d’une très-médiocre étendue. Les Clériens ont des mandibules fortes, et plusieurs d’entre eux sont évidemment carnassiers ; on les a remarqués souvent tenant entre leurs . mandibules des insectes dont ils venaient de s’emparer. Il en est parmi eux dont les habitudes sont carnassières, | mais d’autres sont phytophages. Au reste les mœurs de | ces insectes sont extrêmement variées.
Nous les divisons en plusieurs familles, dont voici les | divisions.
TABLEAU DES DIVISIONS