‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 18 sur 152 · DE LA TRIBU DES SCOLYTIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES SCOLYTIENS

Famille 1. SCOLYTIDES. Tête arrondie, emboîtée dans le corselet. Antennes pius ou moins longues à massue articulée.

Groupe 1. SCOLYTITES. Tarses à avant-dernier article bilobé. Genre 1. HYLASTES. Zrichs. Antennes de onze articles, le huitième plus large que les précédents,

les trois derniers formant une grosse ||

massue ovale. |

Gre. 2. HYLURGUS. La(r. Antennes de onze articles, le huitiè- { Dendroctonus, Erichs.) me le plus grand de tous, formant avec les trois suivants une massue globu-

leuse.

Gre. 3. PHLÆOTRUPES. Antennes de onze articles, ayant Îe Erichs. huitième le pius grand de tous, formant

avec les trois suivants une massue conoïde. Jambes aplaties, dentelées ; les postérieures concaves en dedans.

Gre. 4. HYLESINUS. Fabr. Antennes de onze articles distincts, | ayant une massue ovoide pointue « formée par les quatre derniers. |

Gre. 5. PRLOEOTRIBE. Lalr. Antennes ayant leurs trois derniers | articles en lamelles allongées, plus 4

longues que le reste de l'antenne ét «

| conniventes à leur extrémité. L

Gre. 6.DiAMÈRE. Ærichs. Antennes à massue longue, ovalaire, comprimée, à articulations peu distinctes. Jambes crénelées; les postérieures canaliculées.

Gre. 7.cAmprocÈre. Latr. Antennes ciliées, ayant leur premier article long, aplati, les six suivants courts, globuleux; la massue ovalaire, aplatie. Jambes non crénelées, terminées par un crochet.

n Gre. 8. SCOLYTE. Geoff. Antennes de onze articles distincts,

à le troisième et les cinq suivants formant un cône allongé; la massue ovoide, arrondie, de trois articles À bords courbés. Jambes terminées par un onglet.

Gpe. 2. TOMICITES. Tarses à avant-dernier article entier.

Gre. 1. HYPOTENÈME. Wes/w.Antennes n'ayant que quatre articles distincts avant la massue.

Gre. 2. romcus. Latr. Antennes n'ayant que six articles (Bostrichus, Fabr.) bien distincts avant la massue , celle-

ei triarticulée , arrondie.

Fam. 2. PLATYPIDES. Tête aussi large que le corselet, cou-

pée carrément. Antennes très-courtes, à massue sans articulations.

Genre {. PLATYPE, Herbst. Antennes ayant leur premier article très-gros, les quatre suivants très-petits ; lamassue sans articulations distinctes, très-grande, ovoide, compri-

| mée. Tarses de quatre articles.

Gre. 2, TESSÉROCÈRE. Saund.Antennes ayant leur premier article gros, coudé, formant vers le milieu un prolongement considérable. Les quatre suivants petits. La massue grande, patelliforme. Tarses de cinq articles.

LA La Famille des SCOLYTIDES se divise naturellement en

deux groupes, les Scolytites et les Tomicites (1). Les scoLYTiTEs sont les plus nombreux.

Les Hylastes sont ceux qui se rapprochent le plus des Calandrites, par la longueur de leur tête (Æ.ater, Payk.). Parmi les Hylurgus, l'H. piniperde (Æ. piniperda, Lin.) (4) M. Érichson a donné une monographie de cette famille (Ærchiv

von Wiegmann, 1886,)et a établi plusieurs genres fondés principalemeni sur des différences de nombre d'articles aux antennes, souvent inexactes.

est un insecte des plus redoutables dans les forêts du nord

de l’Europe; il attaque les pins et entraîne le dépérisse- :

ment d’un grand nombre de ces arbres.

Le genre Hylésine renferme plusieurs espèces toutes

très-nuisibles. L'H. du frêne (4. fraxini, Fab. (pl.

11, fig. 1), d’un gris cendré, varié de nuances plus fon- “

cées, taraude principalement les frênes ; et, comme le bois de ces arbres est très-dur, ces galeries ont beaucoup de netteté et de régularité (pl. 11, fig. 2. ). |

Le genre Phlæotribe est établi sur une espèce très-nuisible aux oliviers (P. oleæ).

Celui de Diamère, sur une seule espèce de Madagascar ; .

celui de Camptocère , sur quelques espèces américaines.

Parmi les espèces du genre Scolyte il en est deux qui paraissent plus abondamment répandues que les autres. L'une, le Destructeur ( Scol/ytus destructor, Oliv.), long de cinq millimètres, d’un noir brillant, avec les élytres et les pattes d’un roux vif, est un des plus nuisibles ; il attaque les arbres de nos grandes routes, de nos jardins, ete., aussi bien en Allemagne et en Angleterre qu’en France.

La seconde espèce, le Pygmée (S. pygmaœæus, Fab.),

très-semblable au précédent, mais plus petit et à élytres « plus striées, détruit surtout les chênes ; il suffit de dire pour M

donner ici une idée du fléau, qu’en 1837 on fut obligé d’abattre dans le boïs de Vincennes vingt mille pieds de chênes, âgés de trente à quarante ans, entièrement perdus par cet insecte.

Le groupe des TOMICITES a pour genre principal celui des Tomiques ( Tomicus ). Le Type du genre, le T. typographe { 7°. fypographus, Lin.) (pl. 9, fig. 19 ), est velu, d’une couleur fauve, avec les élytres striées et den-

tées à leur extrémité, et est un fléau des plus redoutables dans le nord de l’Europe, dans les grandes forêts de pins. Souvent des prêtres ont imploré dans les églises la clémence divine pour mettre un terme à un si grand mal. On rapporte qu’en 1783, dans la forêt d’Hartz, on perdit un million et demi d’arbres.

Le genre Hypoténème est basé sur une espèce trouvée en Angleterre (A. eruditus, West.).

La Famille des PLATYPIDES se fait remarquer par un corps allongé, une tête large, des antennes dont la mas- | sue, aplatie et très-développée, montre déjà d’une ma- | nière évidente que ces insectes établissent un passage entre la tribu suivante et celle des Scolytiens. Le Platype * cylindrique ( Platypus cylindrus, Fabr.) attaque les chênes : sa larve, représentée par M. Ratzeburg, est blanchâtre, peu courbée, avec une tête large.

Le genre Tessérocère appartient à l'Amérique méridiopale (Tesserocerus insignis, Saund. (1) ).

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