‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 48 sur 152 · NES · texte numérisé non relu

NES

Gre. 4. PHANEROPTERA, SeTD.

Gre. 5. SCAPIIURA. Serv.

Gre. 6. XIPIHIDION. Serv.

Gre. 7. COPIPHORE. Serv.

Gre. 8. CONOCÉPHALE. Serv,

Gre. 9. SAUTERELLE.

(Locusta, Lin.)

Gre. 10. DECTICUS. Serv.

Gre. 11. MECONEMA. Serv.

Gre. 12. ACRIPEZA. Guér.

Gre, 13. BARBITISTES. Chap.

rapprochées. Mésosternum ayant de chaque côté une forte épine surmon tée d’une lamelle divisée en deux feuillets. Corselet ou prothorax couvrant tout le corps.

Slernum très-creusé au milieu et mutique. Corselet nullement prolongé. Ailes plus longues que les élytres.

Antennes grêles.

Sternum mutique. Ailes dépassant les élytres. Antennes ayant leurs premiers articles très-épais, souvent velues.

Sternum mutique. Ailes dépassant un peu les élytres. Cuisses mutiques en dessous.

Sternum mutique. Tête offrant un prolongement conique.

Sternum étroit, bidenté. Front avancé en pointe conique entre les antennes.

Sternum mutique. Front tuberculé

entre les antennes. Élytres plus longues que les ailes.

.Prosternum mutique. Tête large, sans

aucune éminence, Élytres un peu plus longues que les ailes, ayant un large miroir dans les mâles.

Prosternum mutique. Tête ayant une épine entre les antennes. Élytres étroites, sans miroir dans les mâles.

Sternum mutique. Tête sans aucune éminence. Élytres et ailes longues dans les mâles, ayant un miroir; les élytres courtes, larges et bombées, enveloppant l’abdomen, dans les femelles. ;

Sternum mutique. Tête un peu pro-

longée en pointe. Ailes rudimentaires dans les deux sexes.

Gpe. 4. BRADYPORITES. Antennes insérées au milieu du front,

Genre 1. EPHIPPIGERA. Latr.

Gre. 2. HETRODES. FisChR.

Gre. 3. BRADYPORE. Charp.

Gre. 4. MEGALODON. Brul.

Gre. 5.sAca. Charp.

Gpe. >. GRYLLACRITES.

Genre {. LISTROSCELIS. Serv.

Gre. 2. GRYLLACRIS. Serv.

Gre. 3. ANOSTOSTOMA. Gray.

Nous admettons cinq

sous les yeux.

Prothorax en forme de selle. Élytres nulles. Ailes rudimentaires, ayant la forme d’écailles.

Prothorax très-épineux. Élytres et ailes nulles dans les deux sexes. Corps épais.

Prothorax large, plan. Élytres rudimentaires dansles mâles, nulles dans les femelles. Pattes épaissies ; cuisses postérieures à peine renflées.

Thorax large. Prosternum et mésosternum munis l’un et l’autre de deux longues épines. Mandibules énormes, Élytres aussi longues que l'abdomen.

Corps élancé. Prosternum bidente.

Élytres étroites, souvent rudimentaires. Pattes longues ; les cuisses très peu renflées.

Antennes insérées au sommet du front.

Palpes maxillaires très-grands.

Sternum mutique. Pattes grêles ; les épines des jambes antérieures et intermédiaires très-longues, arquées et aïguës ressemblant à un double rateau.

Sternum mutique. Pattes robustes.

Antennes trois fois plus longues que le COrps.

Sternum bidenté. Mandibules trèsgrandes, arquées et dentées au bout.

groupes dans la tribu des Lo-

custiens. Le premier renferme le seul genre Prochile (Prockilus), Orthoptère découvert dans l’île des Kangou-

roos, et fort remarquable par son corpsextrèmement grêle ; ses ailes très-étroites, sa tête un peu avancée en museau ; son aspect général même rappelle beaucoup celui de di- | vers Phasmiens.

Les PrÉRoCcHROZITES constituent un groupe auquel on rattache quelques genres entièrement propres aux parties les plus chaudes du globe.

Les espèces, du reste peu nombreuses, du genre Pterochroza habitent l'Amérique équatoriale ; ce sont de grands et beaux insectes, ayant des élytres fort larges et des ailes ornées de couleurs vives et variées, portant souvent une tache oculaire à leur extrémité.

Tous les Pseudophylles connus proviennent des Indes orientales. Les Platyphylles sont, au contraire, américains. Il en est de même de la plupart des Acanthodis : nous en connaissons cependant aussi quelques-uns des Indes orientales.

Le troisième groupe, les LocusTiTEs, est beaucoup plus étendu que le précédent.

Le genre Mécopoda a pour type (A. elongata, Fabr.), ane espèce assez commune à l’île de Java.

La seule espèce connue du genre Phyllophore se trouve dans les Moluques et dans diverses autres îles de l’Océanie, C'est un Orthoptère très-remarquable, par son prothorax, qui se prolonge jusqu’à l'extrémité de l'abdomen en se terminant en pointe (P. speciosa, Thunb.).

Le genre Aspidonote, découvert dans l’île de Madagascar, se compose également d’une seule espèce, dont le prothorax présente la même conformation que chez les Phyllophores; seulement, il est hérissé de pointes et d’épines. En outre, nous ne connaissons pas d’Aspidonotes pourvus d'ailes.

Les Phanéroptères constituent un genre assez nombreux en espèces, dont il est possible de former quelques petites divisions , mais non pas des genres distincts, comme l'ont pensé certains entomologistes ; on les reconnaît, au premier abord, à leurs ailes, qui dépassent sensiblement les élytres et qui offrent presque la même solidité que ces derniers dans la partie où elles ne sont pas recouvertes, tandis qu’elles sont très-membraneuses et très-diaphanes dans le reste de leur étendue.

Les Phanéroptères sont tous étrangers à l'Europe; la plupart habitent l'Amérique méridionale; quelques autres se trouvent aux Indes orientales. La couleur la plus ordinaire de ces Locustiens est d’un vert tendre.

Les Scaphures offrent une disposition analogue dans la longueur de leurs ailes, mais les premiers articles de leurs antennes sont très-gros, et dans quelques espèces ils sont garnis de poils courts, mais très-serrés. Ces Orthoptères paraissent propres à l'Amérique méridionale.

Le genre Xiphidion a pour type une petite espèce qui n’est pas très-rare dans notre pays; c’est le Xiphidion brun (X. fuscum, Fabr.), qu’on rencontre à la fin de l'été dans les prairies humides, principalement au milieu des grandes herbes. C’est un Orthoptère à peu près long de deux centimètres, d’un vert tendre,avec une ligne noirâtre sur la tête, les élytres d’un vert brunâtre , des antennes brunes, une fois plus longues que le corps.

Les Copiophores et les Conocéphales sont des Locustiens exotiques, que l’on reconnaît facilement à leur tête avancée entre les antennes. La tarière des femelles est longue et droite.

Le senre Sauterelle proprement dit (Locusta) renferme

‘seulement quelques espèces. On rencontre le type trescommunément dans une grande partie de l'Europe; c'est la grande Sauterelle verte { Locusta viridissima, Lin.), dont le corps et les élytres sont entièrement verts; l’abdomen offre une ligne longitudinale brunâtre; la tarière de la femelle est longue, droite, de couleur verte, avec son extrémité brunâtre (pl. 14, fig. 1).

Cet insecte est fort commun aux environs de Paris; on le trouve vers l’automne, pendant le jour : il se tient fréquemment sur les arbres; le soir, au contraire , il est plus ordinaire de le rencontrer dans les champs ; c’est alors que le mâle fait entendre son chant aigu et sonore.

Les Dectiques (Decticus) sont presque tous européens ; ils offrent, en général, des couleurs grises, mélangées, et une tête fort large ; tel est, entre autres, le Dectique verrucivore (Decticus verrucivorus , Lin.), le type du genre et l’espèce la plus commune dans notre pays ; insecte dont les élytres, roussâtres, offrent trois séries longitudinales de taches brunes, la tête rosée, avec son sommet verdâtre et les pattes également d’un rose tendre pendant la vie; car après la mort ces couleurs perdent toute leur vivacité. On trouve ce Dectique, comme tous ses congénères, à la fin de l’été et pendant l'automne, au milieu des prairies un peu humides.

Le genre Mécomène est également européen; nous n'en connaissons qu'une seule espèce, peu commune dans nos environs: c’est la Mécomène variée (HZ. varia, Fabr.).

Le genre Acripeza est l’un des plus singuliers de toute la tribu des Locustiens, par la grande dissemblance qui existe entre les deux sexes. Chez cet Orthoptère, qui ne paraît pas rare à la Tasmanie , aux environs de Ho-

bart-Town, on trouve des ailes grandes, parfaitement

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