HISTOIRE S
développées, et un corps élancé chez le mâle absolument comme dans nos vraies Sauterelles ; au contraire, la femelle est toute ramassée, et ses élytres sont courtes, larges, bombées et recourbées latéralement de manière à envelopper l'abdomen; et de plus, il n'existe point d’ailes sous les élytres.
Ainsi, dans les Acripeza le mâle seul peut voler; la femelle ne peut point évidemment se servir de ses élytres pour cet usage.
Les Barbitistes sont de petits Locustiens, que l’on trouve surtout dans le midi de l'Europe, dont les élvtres et les ailes demeurent toujours à l’état rudimentaire.
Le groupe des BRADYPORITES à peu d’étendue; les genres qui s'y rattachent sont peu nombreux, et ils ne renferment que fort peu d’espèces.
Le genre Ephippigera est surtout répandu dans le midi de l'Europe. On trouve assez fréquemment dans les environs de Paris le type du genre, l’Éphippiger des vignes (Ephippigera vitium, Serv.), qui est verdâtre, avec quatre lignes longitudinales, brunâtres, sur la tête; le corselet très-rugueux. On trouve cet Orthoptère le plus souvent dans les vignes. (PI. 14, fig. 2.)
Les Ephippigera sont très-singuliers, vu la conformation des organes du vol, qui chez eux sont très-rudimen-— taires; les élytres même sont totalement nulles, et les ailes sont réduites à de simples écailles voütées qui, frottant l’une contre l’autre, produisent une assez forte stridulation. Les femelles présentent la même disposition que les mâles; elles sont également aptes à produire des sons.
Les Hétrodes habitent l’ancien continent , mais ils sont étrangers à l'Europe; leur corps est tres-massif.
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H en est de même des Bradypores , dont le nom inique qu'ils ne marchent que lentement.
Le Bradypore à pattes velues (Bradiporus dasypus, g.) est commun dans tout l'Orient, en Grèce et jusqu’en ongrie.
Les Saga, quoique offrant de grands rapports avec les enres précédents, ont un peu l'aspect des vraies Sauterelles ; mais chez eux les élytres sont toujours plus courtes ue e le corps et souvent très-rudimentaires. On en trouve ne espèce dans la France méridionale (Saga serrala, Fabr..).
Notre cinquième et dernier groupe de la tribu des Locustiens, Îles GRYLLACRITES, ne renferment que trois genres. Les Gryllacris, chez lesquels on retrouve déjà un rapport avec certains Gryllons dans l’aspect général, nous offrent aussi des antennes bises fois aussi longues que le corps.
Ce sont des Orthoptères qui proviennent la plupart de l’île de Java.
Les Listroscelis ont été trouvés aux Moluques et dans l'Amérique méridionale ; les grandes épines de leurs jambes leur donnent un aspect particulier.
… Le genre Anastostome est formé sur quelques espèces d'Afrique et de la Nouvelle-Hollande ; elles ont une tête
moyenne, des mâchoires et des mandibules d'une trèsgrande dimension. La plupart des Anostostomes connus sont privés d'ailes; peut-être n’en connaissons-nous pas les insectes parfaits,
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LES GRYLLIENS. ;
Les Grylliens ont de grands rapports avec les Locus- | tiens. L'on ne tarde pas à reconnaître que les ressemblan-4 ces qui existent entre ces deux tribus sont beaucoup plus grandes que celles que l’on remarque entre toutes les au- # tres tribus; mais aussi les différences sont telles, qu’il « nous paraîtrait difficile de fondre les deux en une seule. #
Les Grylliens ont, comme les Locustiens, des antennes d’une longueur très-grande, et souvent d’une ténuité extrème ; seulement leur corps est toujours plus court, plus ramassé et plus élargi. La tarière est longue, mais toujours beaucoup plus grêle que chez les Locustiens. Les deux filets qui terminent l'abdomen sont longs, épais à leur base et coniques ; ils sont d’une seule pièce. Les mâchoires et la lèvre inférieure chez les Grylliens sont terminées par des dents aiguës.
Les Grylliens constituent une des tribus les moins étendues de l’ordre des Orthoptères ; et cependant ils offrent, dans leur structure et dans leurs habitudes, plus de diversités que l’on n’en remarque dans les autres tribus. C’est ce qui nous engage à rejeter la plupart des faits concernant les mœurs des insectes à chacune des familles que nous admettons dans cette tribu.
Les Grylliens sont répandus dans toutes les parties du monde. Les individus sont quelquefois très-abondants, mais les espèces ne paraissent être très-nombreuses en aucune region, quoique les parties chaudes du globe soient un peu plus riches que les pays froids ou même tempérés. Le tableau suivant présente les diverses coupes admises parmi les Grylliens.
TABLEAU DES DIVISIONS