‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 10 sur 435 · CC. Téte ordinairement sans museau. Souvent des acelles · texte numérisé non relu

CC. Téte ordinairement sans museau. Souvent des acelles

D. Ordinairement deux ou trois ocelles.

Hanches allongées. Jambes terminées par deux pointes. Larves vivant dans les champignons.

3°. Trisu. TIPULAIRES FONGICOLES.

DD. Point d'ocelles. Hanches de longueur ordinaire. Jambes sans pointes. Antennes à articles pédiceliés @. Larves vivant dans des oalles.

4e. Trisu. ŒTIPULAIRES GALLICOLES.

AA. Antennes plus courtes que la tête et le thorax reunis, grenues où perfoliées; ordinairement moins de douze article:. Pieds de longueur médiocre. \Larves vivant ordinairement dans les bouzes. )

9°. Trisu. TEFULAIRES FLORALES

La famille des Tipulaires est formée du genre

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Tipula de Linné, comme celle des Culicides, de son senre Culex; mais les progrès des sciences naturelles, qui ont nécessité cette multiplication de coupes, n’ont amené cette dernière famille qu'aux faibles accroissemens que nous avons exposés, tandis que l’autre a pris un essor immense par les modifications extrémement nombreuses que présentent la plupart des organes. Elle forme une longue série de tribus, de genres et d'espèces que l’on ne peut comparer qu'à ces grandes familles entomologiques des Carabiques, des Curculionides, dans lesquelles fa nature nous offre son inépuisable diversité jointe à l'unité du type. Pour les Tipulaires, ce type consiste dans les caractères propres aux Némocères , et dans ceux, tirés de la conformation de la trompe, qui les distinguent des Culicides. Cet organe, qui, dans ces derniers, atteint le plus haut degré de composition , est beaucoup plus simple; le sucoir n’est plus formé, comme dans les Diptères dichætes, que de deux soies, c’est-à-dire, de la lèvre supérieure et de Ja langue. La trompen'est pas fendue en dessus, comme elle l’est dans les autres Brachocères ; mais l'extrémité du suçoir peut passer 4 travers une petite ouverture située entre les deux lèvres terminales. Enfin , à quelques exceptions près, cette trompe est aussi innocente que celle des Culicides nous est nuisible. Elle n’est propre qu'a humer les fluides répandus sur les corps, sans pouvoir percer la moindre pellicule ; et, par cette faiblesse de moyens, elle est en harmonie avec le peu d'avidité que montrent pour la nourriture les Tipulaires dans l'état adulte, et particulièrement les mâles.

La diversité répandue sur l’organisation des Tipulaires se manifeste plus ou moins dans les difiérentes

4o HISTOIRE NATURELLE

parties du corps. Elle est admirable dans les formes qu'affectent les antennes , et dans les dispositions des nervures des ailes. La conformation de la tête, des palpes, la forme des yeux, la présence ou l'absence des ocelles, les dimensions de l'abdomen, la structure des pieds, tout varie; et il résulte de ces modifications en plus ou moins de composilion organique, cette sorte de dégradation qui, d'une organisation très-développée, passe peu à peu à une autre beaucoup plus simple. C’est ainsi qu'à une tribu très-voisine des Culicides succède celle des Tipulaires terricoles, remarquable par la grandeur qu'atteignent un grand nombre d'espèces. Viennent ensuite les Fongicoles, liées aux précédentes par quelques genres intermédiaires, et qui présentent déjà une altération sensible ; cette décroissance augmente dans les Gallicoles, race faible et exiguë; enfin, dans les Florales, le type lui - même s’altère sraduellement au point qu'il n’en reste qu'un dernier trait dans le genre Scathopse, qui termine la série.

Ces tribus, distinguées entre elles par leur organisation, le sont encore par les diverses manières de vivre des larves, et les noms qui leur ont été donnés indiquertt ces différences. Il y a presque toujours une analogie singulière entre les caractères de l’insecte adulte et son mode d'existence dans l’état de larve. Par exemple, les intennes plumeuses appartiennent toujours à des Tipulaires dont les larves sont aquatiques, et les hanches allongées à celles dont le premier âge se développe dans les champienons. Les lois de Ja nature sont pleines de mystères. Heureux qui sait les interpréter! plus heureux aui en adore humblement l'auteur!

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1r”. Trieu. TIPULAIRES CUJICIFORMES, 7. culiciformes , Meig.

Caractères. Antennes filiformes, ordinairement plumeuses «7, poilues 9, insérées chacune sur une élévation disciforme. Yeux lunulés, séparés dans les deux sexes. Point d’ecelles. Thorax crdinairement à trois élévations ; métathorax srand. A bdomer de huit sezmens distincts. Ailes couchées; point de cellule discoïdale; basilaire interne souvent confondue avec la deuxième postérieure ; ordinairement une marginale, une sous-marginale et trois postérieures.

À. Antennes plumeuses jusqu'a l'extrémité.

B. Pieds insérés à égale distance; poitrine peu proéminente.

1°". Genre. CoRÈTERE.

BB. Pieds antérieurs insérés loin des autres;

poitrine fort proéminente.

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