LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, RUE HAUTEFEUILLE, N°. 10 BIS
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LA science entomologique possède quatre principaux ouvrages sur les insectes Diptères : ce sont , par ordre de publication, le Systema antliatorum de Fabricius, les Diptères d'Europe par M. Meisen, les Diptères de la Suède par M. Fallen, et les Diptères exotiques de M. Wiedemann. De ces quatre ouvrages, qui jouissent d’une juste célébrité, aucun n'appartient à la France, n'a été fait pour elle, et ne satisfait aux besoins de nos naturalistes. Le premier, indépendamment des défauts de la méthode fabricienne , a vieilli, et il est devenu très-insuffisant : le second , l’une des meilleures productions récentes sur l'histoire naturelle , laisse trop apercevoir que l’auteur habite l’Allemagne , en ne faisant connaître que d'une manière très-imparfaite les Diptères des autres contrées de l’Europe, et particulièrement de la France; le troisième est une très-bonne description de ceux dela Suède ; le quatrième, de ceux des pays étrangers à l'Europe. D'après cette considération, l’entomologie réclamait un ouvrage spécial sur cet ordre d'insectes. Notre célèbre Latreille en reconnaissait le besoin, et nous avait engagé à nous en occuper, d’après l'opi-
DIPTÈRES, TOME 1. n
nion pleine de bienveillance qu'il s'était formée de notre travail sur les Diptères du nord de la France. Enfin, quel que soit le sentiment de notre insuffisance, nous nous cédé au désir exprimé par notre vénérable maître, peu de temps avant sa mort, et à l'espoir de nous rendre utile aux entomologistes.
Pour atteindre notre but, nous avons cru que notre ouvrage devait contenir d'abord la description des Diptères de la France, c'est-à-dire, pouvoir servir de species pour notre pays (1). Ensuite, afin de Jui donner une utilité plus sénérale, autant que nous le permettait un cadre peu étendu , nous avons voulu qu'il püt servir aussi de Genera, en décrivant Îles types de chaque genre étranger à la France. Enfin, comme Wiedemann a négligé de visiter les collections francaises pour la description de ses Diptères exotiques , NOUS avons cru devoir remplir cette lacune en décrivant ceux encore inédits que nous ont offerts les principaux cabinets de Paris et des départemens.
Pour l'intelligence du texte, nous donnons ici la définition ces noms que nous avons appliqués à différentes parties du corps des Diptères, pour lesquelles certe explication nous à paru nécessaire.
Tromups (proboscis. Latr.), la partie extérieure et
(1) Outre les espèces observées en France , nous considérerons comme appartenant aussi à notre pays, celies qui ont été trouvées dans le voisinage de la France, et qui l'habitent probablement aussi. Nous distinguerons ces espèces par un point de doute.
AVERTISSEMENT, 3 en forme de gaîne de l'organe de Ja nutrition . représentant la lèvre inférieure des insectes broyeurs.
LÈvres TERMINALES , les deux lobes, le plus souvent membraneux, qui terminent la trompe.
Sucoir (haustellum), la réunion des pièces sélacées (soies ) renfermées dans la trompe.
LÈvRE SUPÉRIEURE (seta superior haustelli, Latr.), la pièce impaire qui recouvre supérieurement le suçoir.
LaneuEr (Savigny ), la pièce sétacée impaire du suçoir, située immédiatement sous la précédente.
Sorrs MAxILLAIRES, les deux pièces sétacées du sucoir, à la base desquelles adhèrent les palpes dans les Diptères Hexachætes et T'étrachætes, et qui représentent les mâchoires.
SOIES MANDIBULAIRES , les deux pièces sétacées du sucoir qui représentent les mandibules, et qui n'existent que dans les Culicides et les Tabaniens.
Erisrôme, le bord antérieur de la cavité buccale.
Face, la partie de la tête comprise entre l’épistôme et lesantennes.
Jours ,la partie située de chaque côté de la face.
Frowr, la partie comprise entre les antennes et le vertex.
Sryce , la partie ordinairement sétacée, qui accompagne le plus souvent les antennes des Brachocères.
Ocezes, les yeux lisses.
PrOTHORAX, ses ment antérieur du thorax.
Mésoraorax, segment intermédiaire du thorax.
Mérarnorax , sesment postérieur du thorax.
Épauces, la partie souvent saillante qui paraît de chaque côté du bord antérieur du thorax.
Porrrne , dessous du thorax.
Verre, dessous de l’abdomen.
Prorres, les deux ou trois parties vésiculeuses situées sous les crochets des tarses.
Barancens, les deux corps mobiles situés sous les ailes et insérés sur le segment médiaire à la base de l'abdomen.
Cunzerons, les deux membranes en forme de valves situées au-dessus des balanciers.
Nervure cosraze des ailes, la nervure qui forme Île bord de cet organe. W’oy. pl. 1. fig. r.
NErRVURES MÉDIASTINES , les deux nervures ordinairement distinctes, les plus voisines de la costale.
NERvURE MARGINALE, Celle qui suit les médiastines.
NERVURE SOUS-MARGINALE, Celle qui suit la marginale.
NERVURE EXTERNO-MÉDIATRE, Celle qui suit la sous-marginale.
NERVURE INTERNO-MÉDIAIRE, Celle qui suit l’externomédiaire.
Nervure axaLe, celle qui suit l’interno-médiaire.
NerRvURE AXILLAIRE, celle qui suit l’anale.
Nervure Fausse ( spuria Lat.), celle qui suit l’axillaire.
PREMIÈRE NERVURE TRANSVERSE, Celle qui s’anastomose
à la sous-marginale et à l'externo-médiaire, ordinairement vers le centre de l'aile.
DEUXIÈME NERVURE TRANSvERSE , celle qui s'anastomose à l’externo et à l’interno-médiaire, ordinairement assez près du bord interne de l'aile.
CezLue niscoïnacr, celle qui occupe ordinairement le centre de l’aile entre les basilaireset les postérieures,
Ceczuces sasizamRes, les deux qui de la base de l'aile s'étendent jusqu’à la discoïdale.
Cezruze cosraze, celle comprise entre la nervure costale et les médiastines.
CecLcuze MÉnrasnine, celle renfermée entre les deux nervures de ce nom.
CELLULE MarGivALE, celle renfermée entre les nervures médiastine intérieure et la marginale.
CELLULE sOUS-MARGINALE, celle renfermée entre les nervures sous-marginale et externo-médiaire.
CecLuzss posrÉérieures, celles qui bordent postérieurement les ailes entre les nervures médiaires,.
CELLULE AnALE , celle renfermée entre les nervures interno-médiaire et anale.
CELLULE axILLAIRE, celle renfermée entre les nervures anale et axillaire.
Ceccure Fausse (spuria), celle renfermée entre la
nervure axillaire et le bord interne des ailes.