IL. Toutes les cuisses inermes. PrAZzORMINIDES
GROUPE I. Prionomérides vrais.
Rostre allongé, cylindrique. — Pattes antérieures plus longues et plus fortes que les autres; leurs œuisses munies d’une très-grande dent triangulaire crénelée sur sa tranche antérieure. — Saillie mésosternale étroite, triangulaire et inclinée en arrière.
Les espèces de ce groupe affectent des formes variées et sont sou-
(1) Le nombre des genres qu’il à intercalés entre eux s'élève à une quaranlaine,
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vent remarquables par les fascicules écailleux, les callosités ou les épines dont leurs élytres sont munies. Schœænherr à réuni dans son genre PRIONOMERUS toutes celles qu’il a connues, en se contentant de les diviser en deux sections, selon que leurs élytres sont brièvement ovales ou plus ou moins carrées. Il s’en trouve, parmi ces dernières, quelques-unes qui s'éloignent tellement des autres par leur forme générale, que je crois devoir adopter le genre Camprocmemus fondé par Dejean sur l’une d’elles (1).
I. Elytres planes, en carré plus on moins allongé : Camptocheirus. IL. — convexes, courtes, ovales où quadrangulaires : Prionomerus.
CAMPTOCHEIRUS.
Des. Cat. 6d. 3, p. 303.
Mêmes caractères que les Pronomenus, sauf les deux points suivants :
Elytres planes, en carré plus ou moins allongé. — Segments abdominaux plus longs, les trois intermédiaires subimbriqués, coupés très-carrément sur leur bord postérieur et à peine anguleux à leurs extrémités,
Les espèces ont complètement le facies de certaines Hispa exotiques, non-seulement sous le rapport de la forme, mais de la sculpture des téguments, leur prothozax et leurs élytres présentant des tubercules peu saillants et de petites crêtes, les uns glabres, les autres fasciculés. Les élytres sont habituellement épineuses à l'angle sutural, avec l'angle externe terminal dilaté et denticulé ou épineux. Le livrée est d’un noir profond accompagnée parfois de reflets bronzés. Ces insectes sont originaires de l’Amérique du Sud intertropisale.
Une seule de leurs espèces, le Rhynchænus chiragra de Fabricius, est décrite en co moment (2); celle (hispoides) sur laquelle Dejean a fondé le genre n’a pas encore été publiée.
(1) 1 ya en outre dans les collections quelques formes inédites qui présentent des caractères suflisants pour former au moins deux genres distincts.
(2) Schœnb. Cureul. VIE 2, p. 247; c’est la plus grande et la plus allongée de celles qui existent, à ma connaissance, dans les collections; ses élytres ont l'angle sutural mutique et l’externe arrondi; chacune d’elles est seulement munie, tout près de son sommet, d’un tubercule déprimé. Dejean ne l’a pas connue; son hispoides est plus courte, plus large el, outre une épine suturale, ses élytres ont leur angle externe dilaté et crénelé. Chez une troisième, que M. Jekel m'a communiquée sous le Inomfde bipes, cette dilatation est remplacée par une épine déprimée et très-aiguë, pareille à celle qui existe chez plu» sieurs PrioNomMERus.
PRIONOMERUS.
Scnogvn. Curcul. II, p, 359.
Tète brièvement obconique; rostre de longueur variable, assez r0buste, cylindrique, parfois (par ex. flavicornis) un peu déprimé au bout, légèrement arqué; ses scrobes commençant tantôt en decà, tantôt au-delà de son milieu. — Antennes assez courtes et assez ro= bustes; scape en massue au bout, empiétant sur les yeux; funicule à articles 4-2 allongés, obconiques, celui-là un peu plus long et plus gros, 3-7 très-courts et très-serrés; massue grande et robuste, tomenteuse, oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, brièvement ovales, médiocrement convexes, subcontigus en dessus. — Prothorax transversal ou non, rétréci et parfois brièvement tubuleux en avant, plus ou moins bisinué à sa base, tronqué antérieurement. — Ecusson allongé ou ovale. — Elytres brièvement,ovales ou quadrangulaires, très-convexes, arrondies ou tronquées en arrière, plus larges que le prothorax et tronquées ou légèrement échancrées à leur base, avec les épaules calleuses ou obliquement tronquées. — Pattes médiocres; les antérieures plus longues et plus robustes; leurs cuisses très-fortes, munies d’une grande dent triangulaire crénelée en avant; les autres médiocrement en massue, armées en dessous d’une petite dent, parfois absente aux postérieures; jambes antérieures comprimées, fortement arquées, élargies dans leur moitié terminale, les autres moins; toutes onguiculées au bout; tarses médiocres, à articles 1 allongé, 3 large ; crochets petits.—Segments abdominaux non imbriqués, le 2° plus court que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture droite ; les trois intermédiaires fortement anguleux à leurs extrémités. — Métathorax assez court; ses épisternums assez larges. — Corps court, convexe, pubescent ou glabre.
Après avoir retranché du genre les CAMPTOCHEIRUS, ses espèces peuvent so diviser, comme l’a fait Schænherr, en deux sections, selon que leurs élytres sont brièvement ovales (1) ou quadrangulaires et comme tronquées en arrière (2). Celles de la première sont plus
(1) C’est le groupe le plus nombreux; Schœnherr (Curcul. VIE, 2, p. 241) en décrit hujt espèces (carbonarius, flavicornis, nubiculosus, etc.) qui n'ont, depuis, reçu aucune addition.
(2) Schœnberr (loc. cit. p. 248) en a connu deux espèces (Æsopus, abdomina= lis) auxquelles il faut ajouter: P. Leprieuri, Guérin-Ménev. Icon. Ins. texte, p. 145; de Cayenne, — Il existe une autre espèce de groupe, inscrite dans quelques collections de Paris sous le nom fautif, au ‘point de vue générique, de Pleracanthus nigrispinis. Elle diffère des trois précédentes par sa forme plus allongée, l’angle apical externe de ses élytres arrondi, et Le segments inter=
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petites, rarement munies de tubercules aigussur les élytres, et l’angle apical externe de ces organes n’est pas prolongé en une épine. Ces deux caractères sont, au contraire, presque constants chez celles de la seconde section,
Les Prionomerus sont au plus de taille médiocre, et leur livrée, en général uniforme, varie du noir au jaune ferrugineux, ou offre un mélange de ces deux couleurs; la pubescence qui les revêt est presque toujours peu abondante et parfois nulle. Ils sont répandus dans les deux Amériques, mais principalement dans celle du sud.
GROUPE II. Piazorhinides,
Rostre plus ou moins court et robuste, non cylindrique. — Pattes antérieures à peine plus longues et plus robustes que les autres; toutes les cuisses inermnes. — Saillie mésosternale assez large, triangulaire et verticale.
Le seul genre qui puisse rentrer dans ce groupe est jusqu'ici le suivant.
PIAZORHINUS.
ScnoEna. Curcul. I, p. 471.
Tête brièvement obconique; rostre à peine aussi long ou un peu plus long qu’elle, plus où moins robuste, faiblement arqué, tantôt quadrangulaire, tantôt cylindrique à sa base, déprimé et graduellement élargi en avant; ses scrohes commençant vers son milieu. — Antennes courtes, assez robustes; scape assez fortement épaissi au bout, empiétant sur les yeux; funicule à articles 4 allongé, gros, obconique, 2 de même forme, très-court, 3-8 transversaux, Serrés, gTaduellement plus larges; massue forte, ovale, acuminée, tomenteuse, à peine articulée. — Yeux grands, un peu convexes, subarrondis, médiotrement séparés ou subcontigus en dessus. — Prothorax cenvexe, rétréci et tronqué en avant, obliquement bisinué à sa base. — Ecusson oblong. — Elytres plus ou moins convexes, courtes, subparallèles, largement arrondies en arrière, plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes médiocres ; cuisses en massue, inermes ; jambes arquées à leur base, comprimées, obliquement tronquées et brièvement onguiculées au bout; tarses courts, à articles 1-2 triangulaires, celui-là peu allongé, 3 large, 4 le dépassant médicerement; ervchets très-pelits. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen subégaux, séparés entre eux et du 1° par des sutures profondes et rectilignes, fortement
médiaires de son abdomen, qui ne sont guère plus anguleux à leurs extrémités que ceux des Camprocneinus. Elle est d’un beau jaune testacé, avec deux épines uoires, longues et très-aiguës sur les élytres,
anguleux à leurs extrémités ; saillie intercoxale en triangle aigu. — Métathorax assez court; ses épisternums médiocrement larges. — Corps brièvement ovale, convexe, pubescent.
Ces insectes ressemblent de près aux Prionomenus de forme courte et ovale, mais sont en général plus petits. Leur livrée varie, et leurs élytres sont assez fortement striées, avec les intervalles entre les stries plus ou moins arrondis et parfois faiblement inégaux. Ils sont américains, et Schænherr n’en a connu que deux espèces (1); j'en ai vu trois autres dans les collections.