‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 11 sur 121 · PRO TT · texte numérisé non relu

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également être lisses. Ces insectes sont petits et originaires de Natal. La structure de leurs jambes leur donne une analogie assez prononcée avec les Dacrycorus du groupe précédent, et l'extrême brièveté de leurs antennes leur assigne un rang à part dans celui-ci.

MESTORUS.

Scnoenu, Curcul., V, p.910.

Rostre de la longueur de la tête, assez robuste, parallèle, anguleux, très-plan en dessus, fortemont et triangulairement échancré au bout; serobes profondes, assez larges, arquées et arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes médianes, assez longues, grêles; scape assez robuste, grossissant peu à peu, atteignant le bord postérieur des yeux ; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-ci le plus grand, 3-7 subégaux ; massue assez forte, ovale, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, peu convexes, brièvement ovales, obliques. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, tronqué er avant et à sa base. — Ecusson nul. — Elytres globoso-ovales, pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, avec les épaules subrectilignes. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes droites, les antérieures brièvement mucronées à leur extrémité; tarses médiocres, étroits et spongieux en dessous, à articles 4 plus long que 2, grêle à sa base et arqué, 4 long ; crochets soudés. — Abdomen normal; saillie intercoxale médiocrement large, tronquée en avant. — Corps densément écailleux ét hispide.

La seule espèce (adumbratus Schh.) du genre pourrait, au point de vue du facies, se définir un CNrorninus à élytres subglobuleuses et à prothorax assez allongé; mais son rostre, ses antennes et ses jambes antérieures mucronées au bout, là distinguent fortement des espèces de ce genre. Elle est un peu plus grande que le Sciaphilus muricatus d'Europe, et d’un gris jaunâtre, avec les deux tiersantérieurs et l’extrémité des élytres, d’un brun noirâtre. Le Mexique est sa patrie.

CNEORHINUS.

Senoenu. Curcul, Disp. meth., p. 96 (1).

Rostre au moins aussi long que la tête, légèrement penché, parallèle ou un peu atténué en ayant, épais, anguleux, plan, et en général muni d’une fine carène longitudinale, très-souvent séparé du front par un sillon transversal, plus où moins échancré et cilié au bout;

(1) Syn. Pmizopeoow, Stepheus, Il. of Brit. Entom, IV, p. 125.

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scrobes profondes, arquées, obliques, un peu évasées en arrière et descendant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes médiocres, assez robustes ; scape grossissant peu à peu, atteignant presque le bord postérieur des yeux ; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-ci un peu plus court, 3-7 obconiques ou subarrondis, non serrés; massue ovale, acuminée au bout, articulée. — Yeux au plus médiocres, arrondis ou subovales, médiocrement saillants. — Ecusson très-petit, parfois nul. — Elytres globoso- ou oblongo-ovales, pas plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec les épaules arrondies, rarement rectangulaires. — Pattes médiocres; cuisses en massue allongée ; jambes droites, plus ou moins évasées au bout; tarses assez larges, spongieux en dessous, leur 4° article assez long ; crochets soudés. — Abdomen normal; saillie intercoxale large, arrondie où tronquée en avant. — Corps brièvement oyalaire, plus rarement oblongo-ovale, écailleux.

Ge genre, bien connu, comprend, sauf deux espèces qui s’éloignent sensiblement des autres etqui me paraissent ne pas pouvoir y rester (1), des insectes de taille au plus moyenne, revêtus de très-potites écailles serrées, ayant souvent en même temps des poils fins rodressés, et dont les élytres sont finement et très-régulièrement sillonnées, avec les sillons presque imponctués et leurs intervalles très-plans. Leur livrée est en général uniforme, brune, grise ou blanchätre, rarement verte ou à reflets métalliques. Ils sont répandus dans la plus grande partie de l’ancien continent, depuis l’Afrique australe jusqu’en Sibérie. Les espèces européennes fréquentent de préférence les endroits sablonneux et se trouvent sur le sol ou sur les plantes basses et les arbrisseaux (2).

(1) J'entends parler des C. prodiguus et ludificator d'Espagne et d'Algérie. Ces deux insectes diffèrent des autres espèces du genre par leurs segments 4bdominaux pareils à ceux des Blosyrides, leur rostre séparé du front par un sillon très-morqué, la sculpture de leurs téguments, enfin leur yestiture, qui se compose d’écailles beaucoup plus grandes que celles des vrais CNEORHINUS. Ils me paraissent devoir former un genre distinct, voisin des Ecrators.

(2) Aux 18 esp. décrites par Schœnherr (Cureul. J, p. 525, et V, p. 860), aj. : C. lateralis, Gruells, Ann. d. !. Soc. entom. 1851, p. 21, pl. 1, f. 6; Espagne. — dispar , gypsiventer, Graells, Mem. d. L. Commis. d. Mapa geol. d. Espan. An 1855, p. 78, pl. 4, f. 8-10; mûme pays. — meridionalis, Jacquel.-Duv. Gen. d. Col. d'Europ. Cureul. p. 145 France mér. — fossulatus, Motsch. in Scbrenck, Reise im Amur-Lande, Il, 2, p. 168; Sibérie or. isibé

Les Cneorhinus piclus, liluratus, obseurus, du Cachemire, décrits par MM. Kollar et L. Redtenbacher (in Hügels Kaschmir, 1V, 2, p. 540), n’appartiennent certainement pas au genre, D’après la figure qu'ils donnent du premier (pl. XXXVI; il y a transposition de chiffre dans cette figure ; elle doit porter le n° 2, au lieu du ne 3) et ce qu'ils disent des doux autres dans leur texte, ce sont très-probablement des Piazomas.

36 CURCULICNIDES.

TRIGONOSCUTA.

De Morseu. Etud. entom., Ann. I, p.79.

Rostre un tant soit peu plus long et plus étroit que la tête, séparé d’elle par un fin sillon anguleux, médiocrement robuste, subarrondi aux angles, plan et finement canaliculé en dessus, tronqué au bout; serobes profondes, arquées et atteignant presque le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, médiocres, assez robustes, hispides ; scape grossissant peu à peu, dépassant le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 obconiques, allongés, subégaux, 3-7 de même formé, courts, grossissant peu à peu; massue assez grosse, ovale, obtuse au bout, articulée. — Yeux médiocres, brièvement ovales, assez saillants, obliques. — Prothorax subtransversal, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Ecusson très-petit, en triangle rectiligne aigu. — Elytres convexes, ovales, pas plus larges que le prothorax et échancrées en are à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes médiocres; cuisses fortement en massue; jambes droites; les quatre antérieures légèrement renflées dans leur milieu; les antérieures transversalement dilatées au bout, avec leur angle externe plus saillant que l'interne; les postérieures prolongées en dedans et obliquement tronquées en dehors ; tarses médiocres, à articles 1-2 étroits, renflés au bout, villeux partout, 3 beaucoup plus large, spongieux en dessous, # assez long; crochets libres. — Abdomen normal; saillie intercoxale très-large, légèrement arrondie en avant. — Corps ovale, écailleux et hérissé de longs poils.

Genre très-imparfaitement caractérisé par M. De Motschouisky (1) et fondé sur un insecte de la Californie qu'il nomme T. pilosa. Au pramier coup-d'œil, il ressemble, à s’y méprendre, au Sérophosomus hispidus d'Europe pour la taille, la forme générale, la vestiture et la livrée ; les écailles dont il est revêtu sont seulement plus grandes que celles des Srropnosomus et ressemblentà celles des Tavzacires. Le genre se distingue essentiellement de tous ceux de ce groupe par la structure de ses pattes. Son écusson n’est pas plus grand que celui de quelques Cxsonainus et ne méritait pas que le nom du genre lui fût emprunté.

(1) Ce qu'il en dit se borne à ce peu de mots : « Genre nouveau appartenant à la tribu des Pachyrhynchides, et qui se distingue par un écusson triangulaire, üne trompe carrée, les yeux ronds, convexes, un corps ovale, convexe, couvert d’écuilles grisâtres et parsemé de longs poils épars. » Je dois la connaissance de cet insecte à l’amitié de M. J. L. Le Conte, qui m’en a envoyé deux exemplaires. Un troisième m'a 6t6 communiqué par M. J. Thomson, qui le tenait dela même source,

BRACHYDÉRIDES. 31

SYMMATHETES.

Sctoënt. Mantis. sec. Curcul., p. 31.

Rostre penché, épais, aussi large à sa base et plus court que la tôte, cunéiforme, plan en dessus et parcouru par un sillon abrégé en avant, prolongé en arrière sur le front, à peine échancré à son extrémité ; scrobes assez profondes, étroites, flexueuses et infra-oculaires. — Antennes subterminales, assez longues et grèles ; scape renflé au bout, dépassant un peu le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là plus gros, obconique, celui-ci cylindrique, plus long, 3-7 courts, obconiqués ; massue ovalaire, articulée. — Yeux médiocrés, ovales, longitudinaux, assez saillants. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base, celle-ci rebordée. — Écusson petit, en triangle ourviligne. — Elytres assez convexes, régulièrement oblongo-ovales, pas plus larges que le prothorax et largement échancrées en arc à leur base, — Pattes assez longues, surtout les antérieures, les intermédiaires plus courtes que les autres ; cuisses antérieures et postérieures renflées dans leur milieu ; les quatre jambes antérieures un peu àrquées au bout; les antérieures dentieulées en dedans ; les postérieures tansversalement dilatées à leur extrémité ; tarses assez longs, médiocrement larges, spongieux en dessous; leur 4° article médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — 2° segment abdominal beaucoup plus grand que 3-4 réunis, séparé du 1 par une suture arquée; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Corps oblong, densément écailleux.

L'espèce inédite (Kolari Schh.) qui forme le type du genre à, comme le dit Schænherr, quelques rapports de forme avec les Prazo- MIAS, Mais, par son facies, elle se rapproche encore davantage des PanrorraNes, genre voisin des Naupacrüs, et c’est près de ces derniers qu’elle devrait être placée si les corbeïlles de ses jambes postérieures n'étaient pas fortement caverneuses. Elle est de taille moyenne, rugueuse sur le prothorax, striée sur les élytres, et d’un brun sale, avec les bords latéraux de ces deux parties et le dessous du corps d’un jaune terreux clair. Le Brésil est sa patrie,

GROUPE III. Barynotides.

Rostre médiocre, tantôt aussi large, tantôt sensiblement plus étroit que la tête, plus cu moins arrondi aux angles, très-rarement séparé du front par un sillon transversal. — Antennes médiocres, leur scape atteignant très-rarement (Caropres) le prothorax. — Celui-ci sans vi brisses. — Ecusson distinct chez la plupart. — Elytres pas plus larges que le prothorax et échancrées ou tronquées à leur base; leurs épau-

les nulles ou arrondies. — Hanches antérieures contiguës, les intermédiaires faiblement séparées ; jambes antérieures parfois brièvement mucronées au bout ; les corbeilles des postérieures caverneuses. — Abdomen normal (1). — Métasternum très-court. — Corps aptère.

A l'exception d’un seul (Mimeres) que Schœnherr avait placé parmi ses Brachydérides, tous les genres de ce groupe sont empruntés à ses Cléonides. Il est si voisin du précédent qu'il ne devrait pas, à la rigueur, en être séparé (2). Les différences qui l’en distinguent ne sont, en effet, pas plus fortes que celles qui existent entre les genres des Brachydérides vrais qui suivent. On voit, par la formule qui précède, qu'elles portent exclusivement sur le rostre un peu autrement fait et la présence plus constante de l’écusson, mais que, pour le surplus, il n’y a aucune différence essentielle entre les deux groupes. J’ajouterai cependant qu’en général, dans celui-ci, les corbeilles des jambes postérieures sont moins fortement caverneuses. La livrée modeste de ees insectes et leurs habitudes épigées achèvent de prouver que leur place est à côté des Cnéorhinides. Sur les six genres qu'ils constituent, deux (Liopurœus, Barynotus) ont des représentants en Europe.

I. 1er article du funicule des antennes notablement plus long que le 2e, a Crochets des tarses libres.

Scape des antennes dépassant les yeux en arrière : Catoptes.

—— n’atteignant pas le bord postérieur des yeux : Mimetes.

aa Crochet des tarses unique : Heteroschoinus.

IL. {er art. du funicule des antennes pas plus long, parfois plus court que le 2e, b Crochets des tarses soudés.

Rostre inerme au bout : Liophlœus.

— bidenté — Catapionus.

bb Crochets des tarses libres : Barynotus.

(4) Le genre Herenoscnomus fait exception à cet égard ; les trois scgments intermédiaires de l'abdomen sont égaux chez lui et séparés par des sutures rectilignes ; mais ces segments sont plans et leurs sutures très-fines, comme de coutume. Ce genre est également le seul qui soit complètement privé d'écusson.

(2) J'y ai compris longtemps les Synracimonorus, les Geonowus et les Enrcænus. Mois leur rostre présente de chaque côté, en avant des yeux, un sillon ou une dépression qui est caractéristique des Géonomides. Dès-lors, c'est près de ces derniers que jai cru définitivement devoir placer ces insectes, bien que leurs élytres ne débordent nullement le prothorax et ne soient pas du tout anguleuses aux épaules. Ce sont des particularités aussi insignifiantes que cellesci, en apparence, qui déterminent souvent la place que les gerres de la famille doivent occuper.

BRACHYDÉRIDES. 39

CATOPTES.

Scuoexn, Curcul., VI, 2, p. 243.

Rostre à peine plus long et plus étroit que la tête, médiocrement robuste, faiblement élargi en avant, arrondi aux angles, plan en dessus, terminé par une plaque triangulaire lisse et tronqué au bout; scrobes assez larges et assez profondes en avant, flexueuses , superfcielles en arrière et atteignant presque les yeux. — Ceux-ci médiocres, peu saillants, ovales et longitudinaux. — Antennes antérieures, assez longues, peu robustes ; scape grossissant peu à peu, atteignant presque le prothorax; funicule à articles obconiques : 1 plus grand que les suivants, 2-7 décroissant et grossissant peu à peu; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Prothorax subtransversal, cylindrique, tronqué à sa base et en avant. — Ecusson petit, quadrangulaire. — Elytres assez convexes, ovales, un peu comprimées et acuminées en arrière, à peine plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres, peu robustes ; cuisses on massue; jambes antérieures un peu arquées et brièvement mucronées au bout; tarses médiocres, ciliés, spongieux en dessous, à articles 3 notablement plus large que 1-2, 4 médiocre ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps ovale, densément écailleux et hispide.

Ce genre ne comprend qu’une espèce (obliquesignatus Schh.) de la Nouvelle-Zélande, ressemblant beaucoup aux Azopaus, de taille médiocre, d’un brun clair avec une bande oblique jaunâtre sur chaque élytre, située au sommet de la déclivité de ces organes et rejoignant presque sa correspondante. Schœænherr a omis de parler du court éperon qui termine ses jambes antérieures.

MIMETES.

ScnoEnu. Mantis. sec. Curcul., p. 23.

Rostre penché, aussi long et un tant soit peu plus étroit que la tête, séparé du front par un sillon arqué, parallèle, aussi épais que large, émoussé aux angles, plan en dessus et faiblement échancré au bout; scrobes assez profondes, brusquement arquées, un peu évasées inférieurement, arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes médiocres, assez robustes ; scape renflé au bout, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 1-2 un peu allongés, obconiques, celui-là plus gros et plus long, 3-7 courts, ohconiques, égaux ; massue ovalaire, acuminée, articulée. — Yeux petits, arrondis, légèrement saillants. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, à peine arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson distinct, médiocre, triangulaire. — Elytres pas plus larges que le prothorax et

largement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies, régulièrement oblongo-ovales, un peu acuminées en arrière. — Pattes médiocres ; cuisses en massue; jambes droites; tarses médiocres, assez étroits, à articles 1-2 pas plus longs que larges, 4 médiocre ; crochets petits, libres. — Saillie intercoxale large, arrondie en avant. — Corps oblongo-ovale, écailleux et hispide.

L'espèce inédite (sefulosus Schh.) sur laquelle Schœnherr a fondé <e genre, est originaire de la Californie, petite et revêtue d’une livrée uniforme grisâtre et variée de cuivreux et de blanchâtre ; ses élytres sont très-finement striées, à peine ponctuées dans les stries, et les poils redressés qu’elles présentent forment des rangées régulières sur les intervalles entre celles-ci. Cet insecte ressemble beaucoup au Sciaphilus muricatus d'Europe, mais il est près de moitié plus petit et un pêu plus étroit.

HETEROSCHOINUS.

Sonoenx, Mantis, sec. Curcul., p. 42.

Rosire vertical, à peine plus long et notablement plus étroit que la tète, peu robuste, parallèle, subarrondi aux angles, plan en dessus; Scrobes assez profondes, linéaires, aboutissant au niveau inférieur des yeux sans les toucher. — Antennes médianes, courtes, grêles ; Scape épaissi au bout, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 1 allongé, obconique, gros, 2 très-court, obconique, 3-7 transversaux, très-serrés; massue brièvement ovale, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, arrondis, peu convexes. — Prothorax fortement transversal, cylindrique, arrondi sur les côtés, tronqué à sa base et on avant. — Ecusson nul. — Elytres convexes, très-régulièrement ovales, pas plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec leurs épaules subrectangulaires. — Pattes médiocres; hanches intermédiaires subcontiguës; cuisses en massue; jambes droites ; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 1-2 étroits, 4 grêle, muni d’un seul crochet. — 2° segment abdominal à peine plus long que chacun des deux suivants, séparé du 1° par une suture droite; saïllie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Corps oblongoovale, écailleux.

Comme le précédent, ce genre a été établi sur une espèce inédite que Schœnherr nomme albovarius et qui est originaire de Natal. C’est ua des plus petits Cureulionides connus, sa taille atteignant à peine deux millimètres (non compris le rostre), mais qui, du reste, ressemble beaucoup à un Srropnosomus. Il est d’un gris blanchâtre, avec trois larges bandes prothoraciques et le disque des élytres d’un brun jaunâtre à reflet métallique. De tous les Barynotides, c’est celui qui a le rostre le plus allongé. Je signalerai encore parmi les caractères exceptionnels qu'il présente, la presque contiguité des hanches inter-

BRACHYDÉRIDES. un

médiaires, la brièveté relative du second segment abdominal et le dernier article de ses tarses muni d’un seul crochet.

LIOPHLOEUS.

Gerwar, Ins. Spec. nov., p. 341 (1).

Rostre à peine plus long et sensiblement plus étroit que la tête, assez robuste, arrondi aux angles, un peu convexe et finement caréné en dessus, un peu élargi, légèrement déclive, tronqué et cilié au bouts serobes superficielles ou médicerement profondes, assez larges, arquées ou un peu flexueuses, s’arrêtant loin des yeux, — Antennes antérieures, assez longues, peu robustes; scape renflé au bout, dépassant le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, 0b- Loniques, égaux, 3-7 beaucoup plus courts, de même forme, décroissant graduellement; massue assez forte, oblongo-ovaie, acuminée, articulée. — Yeux petits, un peu convexes, oblongo-ovales et obliques. — Prothorax transversal, arrondi sur les côtés, brièvement rétréci et tronqué en avant et à sa base. — Ecusson bien distinct, en triangle curviligne, — Elytres très-convexes, brièvement ovales, plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec les épaules très-obtusément anguleuses ou arrondies, brièvement acuminées en arrière. — Pattes assez longues ; cuisses en massue allongée, munies en dessous d’une petite dent parfois obsolète ; jambes droites, dilatées au bout; tarses assez longs et assez larges, spongieux en dessous, à 4° article médiocre; crochets petits, soudés à leur base. — Saillie intercoxale médiocrement large, anguleuse en avant, — Corps ovale, très-finement écailleux.

Ce genre, bien connu, comprend en ce moment une quinzaine d’espèces de taille moyenne, ou un peu au-dessous, et pour la plupart difficiles à distinguer les unes des autres, par suite de l’homogénéité de leurs formes, de leur livrée et de leur sculpture. La seconde est ordinairement de couleur cendrée ou brune, brillant souvent de reflets métalliques cuivreux, et est, en général, tessellée sur les élytres, Ces dernières sont finement striées ou ponctuées en stries peu apparentes, L'Europe, l’Asie et la côte nord-ouest de l'Amérique sont jusqu'ici les seules parties du globe où l’on ait trouvé de ces insectes (2). Deux

(1) Syn. Lerorurogus, Steph. Il. of Brit.-Entom. IV, p. 112. — Gasrnopus (Megerle), Dej. Cat, éd. 1, p. 90.

(2) Aux 10 espèces que mentionne Schœnherr (Cureul. IH, p. 302, et VI, 2, p. 237), aj.: L. aquisgranensis, Fœrster, Verhandl, d. Verein. d. Preussisch, Rheinl, VII, p. 26; Aix-la-Chapelle. — Brucki, Bach, Kæferfaun. d. Nord.- %.-Mitteldeutsehl. IL, p. 236 ; Provinces rhénanes. — ovipennis, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. entom. 1858, p. 878; France (Grande-Chartreuse). — cyanescens, L. Fairm. ibid, 1859, p. 57 ; France (Mont-Dore). -— inquinatus, Mannerh. Bull. Mosc, 1852, I, p. 851 ; Île Sitkha.

d’entre eux (nubilus, pulverulentus) sont communes dans la première ‘de ces régions.

CATAPIONUS,

Scnoenx. Curcul., VI, 2, p. 245.

Rostre penché, un peu plus long et sensiblement plus étroit que la tète, médiocrement robuste, légèrement arqué, un peu élargi en avant, arrondi aux angles, plan en dessus et parcouru par un sillon remontant sur le front, muni au bout d’une plaque lisse triangulaire, et assez fortement échancré ; les bords de l'échancrure saillants et dentiformes ; scrobes larges, flexueuses, médiocrement profondes et n'atteignant pas les yeux. — Ceux-ci assez gros, subarrondis, un peu saillants. — Antennes antérieures, assez longues et assez robustes ; scape un peu arqué, peu à peu épaissi au bout, empiétant sur les yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, égaux, 3-7 plus courts, subégaux ; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Prothorax subtransyersal, peu convexe, arrondi dans son milieu sur les côtés, tronqué en avant, largement et faiblement lobé à sa base. —

Ecusson assez grand, triangulaire. — Elytres assez convexes, ovales, obtusément acuminées en arrière, largement échancrées et pas plus larges que le prothorax en avant. — Pattes assez longues, peu ro-

bustes ; cuisses graduellement en massue; jambes antérieures un peu arquées, toutes brièvement mucronées au bout; corbeilles à peine caverneuses; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 3 notablement plus large que 1-2, 4 long; crochets petits, soudés. — Saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps oblongo-ovale, écailleux.

L’unique espèce (basilicus Schh.) du genre est un insecte du nord de l’Hindostan, de la taille des Barvworus, et leur ressemblant assez sous le rapport de la forme générale ; il est en entier revêtu de trèspetites écailles d’un vert doré à reflets cuivreux. Sa sculpture, sur les élytres, consiste en rangées peu régulières et effacées en arrière de points enfoncés assez gros, superficiels, dissemblables et inégalement espacés. Les deux dents qui terminent son rostre constituent son caractère générique le plus apparent.

BARYNOTUS, German, Ins. Spec. nov., p. 337 (1).

Rostre fléchi, sensiblement plus long et plus étroit que la tète, subparallèle, assez épais, subarrondi aux angles, plan ou légèrement convexe et souvent sillonné longitudinalement en dessus, plus ou moins échancré et cilié au bout; scrobes profondes, arquées ou

(1) Syn. Mentonus (Megerle), Steph, Il. of Brit. entom. IV, p. 110.

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flexueuses, atteignant en général les yeux. — Ceux-ci assez grands, brièvement ovales, obliques ou longitudinaux.— Antennes antérieures, médiocres, assez robustes ; scape graduellement épaissi au bout, atteignant le milieu des yeux; funicule à articles 1-2 obconiques, allongés, égaux, 3-4 de même forme, plus courts, 5-7 subarrondis; massue oblongo-ovale, articulée. — Prothorax transversal, un peu déprimé en dessus, arrondi sur les côtés et parfois en arrière, en général tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson tantôt bien distinct et triangulaire, tantôt presque nul. — Elytres ovales, plus ou moins convexes, légèrement atténuées en arrière, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules rectangulaires ‘et obtuses. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes antérieures légèrement arquées, les autres dilatées, toutes brièvement mucronées au bout; corbeilles grandes, triangulaires, peu caverneuses; {arses médiocres, assez larges, spongieux en dessous, leur 4° article assez long, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxale médiocrement large, tronquée en avant. — Corps ovale, revêtu de fines écailles.

Insectes de taillemoyenne, n'ayant pour la plupart rien de remarquable, leur livrée étant d’un gris uniforme ou marbrée de cette couleur, de brun et de ferrugineux; quelques-uns seulement (Schænherri, viridanus, auronubilus) sont ornés’ de nuances métalliques. Presque tous également n’offrent pour toute sculpture que de trèsfines rugosités, et des stries à peine distinctes à l’œil nu sur les élytres. Le genre est propre à l’ancien continent et se compose d’une dizaine d’espèces (1). L'une d’elles (obscurus), qui en forme le type, est commune dans la plus grande partie de l’Europe.

Groupe IV. Brachydérides vrais.

Rostre court, au plus médiocre (SrENOTRERIUM excepté), tantôt presque aussi large, tantôt plus étroit que la tête, parallèle ou cunéiforme, assez rarement séparé du front par un sillon transversal. — Antennes de longueur variable ; leur scape dépassant le plus souvent le bord postérieur des yeux. — Prothorax sans vibrisses. — Ecusson nul ou peu distinet chez presque tous (2). — Elytres pas plus larges que le prothorax et échancrées ou tronquées à leur base; leurs épaules nulles ou arrondies. — Hanches antérieures contiguës, les intermé-

(1) Aux huit décrites par Schœænherr (Careul. If, p. 307, et VE, 2, p. 248), aj.: B. viridanus, auronubilus, L. Fairm. Ann. d.1 Soc. entom. 1856, p. 938; Pyrénées. — illæsirostris, L. Fairm. ibid. 1859, p. 58; Pyrénées or.

(2) Parmi les nombreux genres qui composent le groupe, il n’en est qu’un seul (Eunymeropus) chez lequel l’écasson soit bien développé; celui des BanypEITUXS est également assez distinct. Il ne sera pas question de cel organe dans les formules des autres genres.

diaires faiblement séparées; corbeilles des jambes postérieures ou vertes; crochets des tarses en général soudés. — Abdomen normal. — Métasternum court chez presque tous. — Corps rarement allongé, aptère.

Ces insectes se distinguent essentiellement des deux groupes qui précèdent, par les corbeilles de leurs jambes postérieures qui sont ouvertes. Quant aux Blosyrides et aux Naupactides, qui les ont aussi faites de même, leurs segments abdominaux , de longueur relative normale, les séparent des premiers; ils sont beaucoup plus voisins des seconds et n’en diffèrent que par leurs élytres ne débordant pas le prothorax à leur base, ce qui leur donne un f'acies autre, et par quelques particularités secondaires sujettes à des exceptions.

Le groupe est riche en espèces et, au premier coup-d’œil, paraît susceptible d’être sous-divisé. Les antennes, notamment, présentent de grandes différences : très-courtes dans certains genres (par ex. Æpo- PHRONUS, Prorcres), elles deviennent successivement très-longues chez quelques autres (par ex. Miropnonus, TANYCERUS); maïs tous les passages existent entre ces formes extrômes. Les scrobes rostrales également Se modifient parfois (Miropnonus, TANYCERUS, BARYPEITHES) assez pour donner lieu à quelque incertitude sur la forme réellé de ces sillons. Le métasternum S'allonge sensiblement chez quelques Bra- CHYDERES et les SreNormenium. Enfin, dans ce dernier genre, le rostré acquiert une longueur êt une forme inaccoutumées. Sans méconnaîtré la valeur de ces modifications, elles ne m’ont paru ni assez tranchées ni assez importantes pour les faire servir de bases à des groupes particuliers.

Les Brachydérides vrais sont mieux représentés en Europe que les groupes précédents; elle possède huit des 19 genres qui suivent.

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