I. Rostre très-inégal en dessus : Prostomus
IL — tricaréné — Prypnus.
scape ne dépasse pas le bord postérieur des yeux, enfin leurs élytres régulièrement convexes et échancrées en arc à leur base. Elles me paraissent devoir former un genre nouveau voisin de celui-ci.
(1) Leur cavernosité peut mème être contestée. En effet, lorsqu'on les examine de face, elles paraissent complétement ouvertes, mais en regardant le bord Lerminal de la jambe qui les limite en dehors, on voit que ce bord se replie un peu en dedans et qu'il est muni de cils nombreux, C’est une forme intermédiaire dont il y a d'assez nombreux exemples dans la famille et que d'exprimerai, comme je le fais ici, en disant que les evrbeilles sont alors légèrement caverneuses ou subcaverneuses,
PROSTOMUS (1).
(Dam) Senoenn. Curcul. Disp. meth., p. 142. -
Mäle : Mandibules munies de tiges permanentes, robustes, déprimées, légèrement arquées au bout. — Rostre plus long et plus étroit que la tête, très-robuste, droit, anguleux, présentant en dessus un large canal rélréci dans son milieu et renfermant en arrière une carène médiane, et en avant une plaque triangulaire ; son bord antérieur coupé carrément; scrobes profondes, flexueuses, obliques, n’atteignant pas les yeux. — Antennes médiocres, grèles; scape grossissaut peu à peu, atteignant le bord postérieur des yeux; funicule à artieles obconiques : 1-2 allongés, égaux, 3-7 décroissant graduellement; massue allongée, grèle, articulée. — Yeux médiocres, brièvement ovales, assez saillants. — Prothorax subtrausversal, non contigu aux élytres, régulièrement convexe, arrondi sur les côtés et aux an gles, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson arrondi, subglobuleux. — Elytres oblongues, subparallèles, presque planes en dessus, suhverticalement déelives en arrière et tuberculeuses au sommet de leur déclivité, plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en avant, calleuses aux épaules. — Pattes robustes, surtout les antérieures; cuisses en massue; jambes antérieures plus longues et beaucoup plus fortes que les autres, très-fortemment comprimées, crochues au bout, les intermédiaires sinuées dans leur moitié terminale interne et denticulées en dedans, les postérieures arrondies ; tarses larges, leur 4° article médiocre ainsi que ses crochets. — Abdomen concave sur ses deux 1°" segments ; saillie intercoxale très-large, tronquée en avant. — Métasternum court. — Corps oblong, robuste, glabre.
Femelle : Mandibules sans tiges, les supports de ces dernières saillants, coniques et tronqués. — Prothorax subdéprimé en dessus. — Pattes plus longues et moins robustes; jambes antérieures à peine plus fortes que les autres.
L’unique espèce (2) du genre est un grand insecte de l'Australie, anciennement connu, d’un noir profond et assez brillant, dont les élytres sont striées et comme crérelées dans les sillons ; le prothorax est notablement plus rugueux chez la femelle que chez le mâle. L’espèce n’est pas rare dans les collections.
(1) Ce nom est trop voisin de celui de Prosromis, imposé un an auparavant à un genre dela famille des Cucujides (voyez tome II, p. 398) ; M. Blanchard (Hist. d. Ins. IL, p. 100) l’a changé en celui de Pronmnus, qui pourrait ètre adopté.
(2) P. scutellaris Fab., Schœnh. Curcul. I, p. 504.
. PRYPNIDES, 137
PRYPNUS.
ScHoenu. Curcul. Disp. meth., p. 87 (1).
Mèômes caractères que les Prosromus, avec les différences suivantes :
Mandibules avec ou sans tiges permanentes (2). — Rostre plus long que la tête, un peu élargi en avant, caréné sur les côtés en dessus, avec une carène médiane terminée en avant par une plaque lisse et triangulaire.—Scape des antonnes dépassant toujours le bord postérieur des yeux et le plus souvent atteignant le prothorax. — Celui-ci au plus médioerement convexe, souvent déprimé en dessus. — Ecusson non tubereuleux. — Jambes antérieures un peu plus robustes seulernent que les autres, subarrondies, denticulées au côté interne. — Corps revêtu de petites écailles plus ou moins abondantes.
Ces insectes sont plus petits que les Prosromus et tantôt de forme aussi massive, tantôt plus étroits et plus allongés; leur sculpture, du reste, est faite sur le même type que celle de ces derniers. Les mâles se distinguent toujours de leurs femelles par leurs formes plus sveltes et leurs cuisses antérieures un peu plus robustes, mais n’en diffèrent, du reste, en rien d’essentiel.
Schænherr à éprouvé, au sujet du genre, des hésitations qui ne s'expliquent pas bien. Une de ses espèces (squalidus ) a d’abord été placée par lui dans une section particulière des Prosromus qu’il a nommée CARTERUS , puis il a fondé sur elle son genre Ravssocarpus qu'il a fini par réunir à celui-ci. En dernier lieu, il a réparti ces insectes dans deux genres dont l’un (PrrimacueTus), ne contenant qu’une espèce (fenebricosus Mac-Leay), a été placé par lui dans sa division des Pachyrhynchides, à la suite des Prosromus, tandis que l’autre (Pryexus) figure très-loin de là parmi les Cléonides. Or, ces deux genres sont identiques et ne diffèrent qu’en ce que chez le premier, le scpe des antennes est plus court que chez le second, tout en dépassant toujours le bord postérieur des yeux (3).
(1) Syn. Carrenus, Schænh. Cureul. 1, p. 505; simple section des Prosro- MUS. — Ruyssocarrus, Schœnh. ibid. V, p. 389. — Perimacuerus, Schœnh, ibid. V, p. 837.
(2) I n’est pas rare d’en rencontrer, surtout chez les mâles; les femelles paraissent en avoir beaucoup plus rarement, J'ai sous les yeux des exemplaires dn premier de ces sexes, dont les uns en ontet les autres pas. Ces tiges ne sont pas déprimées et arquées comme celles du Prostomus scutellaris, mais droites, coniques et médiocrement robustes, Leurs supports, quand elles manquent, sont en général fort saillants dans les deux sexes.
(3) Au Perimachetus tenebricusus et aux cinq espèces de Prypnus (quinquenodosus, subluberculutus, canaliculatus, fallax, sqvalidus), mentionnés par Schœuherr (Gureul. VI, 2, p. 232), aj. : P. trituberculatus, Germar, Linsæa entom. IL, p. 216.
138 CURCULIONIDES. e :
ü Es ;
Groure XI. Psalidiides!
Rostre pas plus ou seulement un peu plus long que la tête, robuste, parallèle, entier au bout. — Antennes courtes, leur scape dépassant un peu le bord postérieur des yeux. — Prothorax imparfaitement configu aux élytres (4), sans vibrisses. — Ecusson distinct ou non. — Elytres pas plus larges que le prothorax et rectilignes, ow peu s’en faut, à leur base; leurs épaules fortement arrondies. — Hanches antérieures contiguës, les intermédiaires faiblement séparées ; jambes antérieures mucronées au bout, en général arquées et denticuléesrau côté interne ; corbeilles des postérieures ouvertes, rarement subcaverneu=
ses. — Abdomen normal. — Métasternum très-court. — Corps aptère.
Comme le précédent, ce groupe ne comprend que deux genres, l’un (Psazipium) anciennement connu, l’autre (AcazAiomus) fondé, il y à quelques années, par M. Waterhouse, et d’une rareté extrème dans les collections. Chez le premier, les tiges mandibulaires persistent, dans” les deux sexes, sous la forme de lames robustes, tantôt saillantes et arquées, tantôt courtes, droites et plus ou moins tronquées au bout; elles sont seulement toujours plus prononcées chez les mâles que dans Vautre sexe. Chez le second , il ne reste plus que leurs supports qui sont déprimés et, comme de coutume, tronqués au bout. Pour le surplus, ces insectes ont un j'acies particulier, et ne rentrent bien dans aucun des groupes qui précèdent. Leur livrée noire chez la plupart d’entre eux, leurs téguments glabres ou faiblement écailleux, et surtout leurs jambes antérieures presque toujours arquées et denticulées au côté interne, leur donnent quelques rapports avec les Prypnides dont ils diffèrent beaucoup par la forme de leurs élytres. Les Psaztpium sont propres à la Faune asialico-européenne, les ACHLAINOMUS, au continent indien.