II. — libres : Psalidium
ACHLAINOMUS.
Wareru. Trans. of the entom. Soc., Ser. 2, IL, p. 178.
Rostre un peu plus long que la tête, continu avec elle, assez épais, légèrement arqué, parallèle, anguleux, plan et finement sillonné en
(1) 1 en résulte que le pédoncule du mésothorax est légèrement à découvert, et que lorsque le prothorax est incliné en avant, on aperçoit l’écusson qui occupe la partie médiane du pédoneule en question. C’est ce que Schœnherr (Gureul. V, p. 827) a voulu exprimer, chez les Psazinium, par ces termes trèsimpropres, fort exagérés et dont le sens m’a lcngtemps échappé : « Metothorax magnus, pudus, valdè conspicuus,» Le véritable métathorax est très-court, comme je le dis dans le texte.
. | PSALIDIIDES. 139
dessus, tronqué âù bout; scrobes larges et profondes, obliqués et infra-ooulaires. — Antennes antérieures, médiocres, peu robustes; scape grossissant peu à peu; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-ci un peu plus long, 3-6 courts; noueux au bout, 7 plus long et plus gros; Mässue oblongo-ovale, articulée. — Veux assez grands, un peu convexes, subovales, longitudinaux. — Prothorax aussi long que large, un peu déprimé sur le disque, fortement et régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités, avec un sillon superficiel et transversal près de sa base. — Ecusson petit, en triangle rectiligne aigu. — Elytres régulièrement oblongo-ovales, peu convexes, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes médiocres, Les antérieures notablement plus longues et plus robustes que les autres; cuisses de la même paire très-renflées et arquées (o’?), les autres graduellement en massue ; jambes denticulées en dedans, les antérieures arquées et mucronées au bout, les postérieures prolongées au côté interne en une large et courte lame trongnée au bout; leurs corbeiïlles grandes, ouvertes ; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 1-2 Gtroits, 3 large, 4 assez long, grèle ; crochets petits, soudés à leur base. —- Saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps oblong, à peine distinctement écailleux.
L'unique espèce (cbeninus) du genre ressemble assez, au premier coup-d’œil, à une FEronIA du groupe des Mozops. Elle reproduit, du reste, les couleurs et la sculpture des téguments propres aux Psantru. Elle est, en effet, d’un noir assez brillant, finement ponctuée, et ses élytres ont des rangées régulières de petits points enfoncés, La partie postérieure de ces organes est hérissée de poils fins, assez longs et redressés. Cet insecte est originaire du continent indien et d’un üers environ plus grand que Je Psalid. maxillosum. Dans l'unique exemplaire que j'ai sous les yeux, et que je crois ètre un mâle, les supports des tiges mandibulaires sont un peu saillants, déprimés et tronqués au bout.
Le genre me paraît plus voisin des Psaiprum que des PROSTOMUS près desquels M. Waterhouse dit qu'il penche à le placer.
PSALIDIUM. Luc. Magaz., VI, p. 326.
Tôte convexe; rostre séparé d’elle par un sillon transversal trèsmarqué, vertical, robuste, anguleux, plan en dessus, avec un fin sillon longitudinal, déclive et entier au bout; scrobes profondes, évasées en arrière, fortement arquées et atteignant au moins le bord inférieur des yeux. — Tiges mandibulaires persistantes dans les deux sexes, lamelliformes, tantôt saillantes et arquées au bout, tantôt courtes et tronquées à leur extrémité, cette dernière forme existant seule chez
les ®. — Antennes submédianes, courtes, robustes; scape un peu arqué, renflé au bout et dépassant à peine le bord postérieur des yeux; funicule à articles 4 notablement plus long et plus gros que les
suivants, obconique, 2 de même forme, 3-7 subglobuleux; massué ” assez forte, ovale, articulée. — Prothorax au moins aussi long que «
large, convexe, ovaiaire et tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson nul. — Elytres convexes, courtes, ovalaires, arrondies aux épaules. — Pattes courtes, surtout chez les femelles ; cuisses en masste; jambes dilatées au bout; les antérieures arquées chez les mâles, droites et denticulées en dedans chez les femelles; cobeilies des postérieures faiblement caverneuses ou ouvertes (1); tarses courts, villoso-spongieux en dessous, à articles 3 pas beaucoup plus large que 1-2, 4 médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métasternum très-court. — Corps oblong, glabre.ou revêtu d’écailles peu serrées et caduques:
Les tiges mandibulaires, qui constituent l’un des caractères les plus apparents du genre, se développent rarement (par ex. maæillosum, forcipatum) au point d’égaler presque le rostre en longueur, et, dans ce cas, elles sont plus grandes chez les mâles que chez les femelles : dans la plupart des espèces, elles sont relativement aux précédentes, courtes, et il y en a même une (Levrati) où elles sont à peine saillantes.
La taille des Psazinium est au plus médiocre; tous sont d’un noir profond ou d’un brun vougeâtre peu brillant; leurs téguments sont finement chagrinés en dessus, avec les élytres superficiellement ponctuées en stries, et le prothorax pointillé. Ils paraissent borner leur
habitat aux confins de l’Europe et de l'Asie. Une seule de leurs es-,
pèces s'étend jusqu’en Autriche et dans les pays voisins. On en connait près d’une douzaine en ce moment (2).
Groupe XII Pachyrhynchides.
Rostre assez rarement plus long que la tête, très-robuste, subparallèle, séparé du front par un sillon très-marqué, tronqué au hout.
(1) Elles sont légèrement caverneuses chez le P. maæillosum, type du genre, comme Va dit M. Suffrian (Stettin. entom. Zeit. 1848, p. 55); mais dans les deux autres espèces (sculpturatum, pactolum) que j'ai sous ies jeux, elles sont complètement ouvertes,
(2) Aux cinq (maxillosum, sculpturatum, interstitiale, anatolicum, vittatum) mentionnés par Schænherr (Cureul. 1, p. 513 et V, p. 827), aj. : P. pactolum, forcipalum, de Syrie; Levralii, de l’île de Rhodes; Reiche et De Saulcy, Anu. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 662. — subæneum, L. Redtenb. Denskrift. d. Wien. Acad. 1; Perse mér. — spinimanum, de Candie; villosum, de Syrie ; Reicke, Wien. entom. Monatschr, V, p.7.
PACHYRHYNCHIDES. 141
‘ - — Antennes variables. — Prothorax sans vibrisses. — Ecusson nul. — Elytres ovalaires ou subglobuleuses, pas plus larges que le pro- {horax et échancrées ou tronquées en arc à leur base; leurs épaules fortement arrondies. — Hanches antérieures non contiguës; les intermédiaires assez fortement séparées; corbeilles des jambes postérieures terminales, subarrondies, ouvertes; crochets des tarses libres. — Les deux 1° segments abdominaux très-grands, souvent confondus ensemble en partie ou en totalité; saillie intercoxale extrêmement large, tronquée en avant. — Corps aptère, partiellement écailleux.
La non-contiguité des hanches antérieures, les intermédiaires plus fortement séparées que dans tous les genres qui précèdent, une saillie intércoxale d’une largeur excessive, tels sont les caractères essentiels et très-tranchés de ce groupe qui ne comprend que les deux genres PACHYRHYNCHUS et APOCYRTUS. À quoi l’on peut encore ajouter quelques particularités qui achèvent de donner à ces insectes une physionomie spéciale, telles que leurs mandibales assez saillantes (1), leurs élÿtres soudées ensemble, leurs cuisses pédonculées à leur base, enfin, les segments intermédiaires de leur abdomen séparés par des sutures très-marquées.
Les Pachyrhynchides sont de taille moyenne où un peu au-dessus, et souvent remarquables par l'élégance et l'éclat de leur livrée. Leurs analogies ne sont pas douteuses. Sans la forme de leurs scrobes rostrales et l’écartement de leurs hanches antérieures et intermédiaires, ils ne pourraient pas être séparés d’un groupe particulier d’Otiorhynthides qui peuple de ses nombreuses espèces les archipels des Philippines, des Moluques, de la Nouvelle-Guinée et de la Polynésie, régions dont eux-mêmes sont originaires. Cette analogie est tellement intime pour ce qui concerne les ApocyrTus, qu'il faut y regarder de très-près pour ne pas confondre avec eux certaines espèces de Pyrçops, Corrorayneuus, ete.; dans la plupart des collections, on rencontre des erreurs de ce genre. De leur côté, les PACHYRHYNCHUS ne sont pas sans avoir des rapports très-sensibles avec les Psariprum.
Ces insectes doivent donc être considérés comme rattachant les Brachydérides aux Otiorhynchides, et c'est tout-à-fait à tort que Schœnherr les a séparés de ceux-ci par un intervalle immense.
I. Scape des antennes n’atteignant pas le bord postérieur des yeux : Pachyrhynchus.
Il, —— atteignant le prothorax : Apocyrlus.
(1) Mais non à la façon de celles des Prypnides ét des Psalidiides. Chez ces derniers, ce sont, comme on l’a vu, les tiges mandibulaires qui debordent l’épislome, tandis qu'ici c'est le corps mème de ces organes qui ne présonte aucun vestige de ces tiges ni de leurs supports.
142 GURGULIONIDES.
PACHYRHYNCHUS.
German, ns. Spec. nov., p. 336 (1).
Tète convexe; rostre vertical, au plus de la longueur de la tête, très-robuste, un peu élargi en avant, anguleux, un péa déclivé et
souvent muni d'une dépression quadrangulaire en ayant; scrobes.
profondes, nettement limitées, fortement arquées et arrivant sous le rostre, loin des yeux. — Antennes courtes, robustes; scape atteignant environ le milieu des yeux, renflé au bout; funicule à articles obconiques : 1-2 plus longs que les suivants, subégaux, ceux-ci courts, très-serrés, graduellement plus épais; massue forte, ovalaire, articulée, — Yeux assez grands, subarrondis ou arrondis et assez saillants. — Prothorax de longueur variable, régulièrement ovalaire, tronqué à ses deux extrémités, marginé à sa base. — Elytres très-convexes, régulièrement ovalaires, ou globoso-ovales, légèrement échancrées en are à leur base. — Pattes longues; les antérieures plus que les autres; cuisses en massue, pédonculées à leur base; jambes antérieures 4 peu arquées, et en général brièvement mucronées au bout; larses larges, spongieux en dessous; leur 4° arlicle assez grand; ses crochets médiocres. — Les deux 1° segments abdominaux séparés par une suture distincte, parfois effacée dans son milieu. — Corps ovalairé, robuste, partiellement écailleux.
La plupart des espèces sont ornées, sur un fond noir, de taches, de raies ou de bardes formées par des écailles vertes, bleues, dorées où d’un cuivreux doré, dessin qui paraît assez sujet à varier dans la même espèce. Les téguments de ces insectes sont le plus souvent lisses. Leur taille est assez grande, et le plus grand nombre d’entre eux habitent les îles Philippines où ils paraissent en général être communs. Ceux étrangers à cet archipel sont originaires de la Nouvelle- Guinée, de la Polynésie et de l'Australie (2).
(1) Syn. Sruænocasrer, Dej. Cat. 69. 1, p. 95.
(2) P. moniliferus, Germar loc. cit. pl. I, fig. 12 @ b; Manille; type du genre. — Chevrolatii, Eydoux et Souleyet, Revue z0ol. 1839, p. 266; même pays. — La synonymie des autres espèces des Îles Philippines est, dans plusieurs cas, incertaine, M. Waterhouse (Ann. and Mag. of Natur. Hist. VIN, p. 218) et M. Chevrolat {Revue z0ol. 1841, p. 224) en ayant publié simultanémept une Monographie, sans que je puisse dire lequel d'entre eux a la priorité. Celle du premier contient les diagnoses de vingt-neuf espèces nouvelles : P. venustus, gemmatus, perpulcher, Cumingii, speciosus, decussatus, phaleratus, Schœnherri, Erichsonii, Eschscholtziüi, striatus, roscomaculatus, jugifer, reliculatus, mullipunctatus, chlorolineatus, orbifer, rugicollis. En 1844, ce travail a été reproduit, plus détaillé, dans les Trans, of the entom. Soc. IE, p. 310, avec addition de quatre espèces : rufopunclalus, elegans, concinnus, lalefasciatus. — La Monographie de M. Chevrolat ne renferme que dix espèces : P. fimbriatus (orbifer W.), rhodopterus (jugifer W.), pretiosus, scintillans
PACHYREYNCHIDES. 143
APOCYRTUS.
Encens. Nov. act. Acad. nat. Cur., XVI; Suppl. I, p. 352.
Fr
Genre voisin des Pacuyraynenus et n’en différant que par les points qui suivent :
Rostre en général arrondi ou au moins obtus aux angles. — Antennes pius longues et plus grèles; scape un peu flexueux, atteignant le bord antérieur du prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, noueux au bout, égaux ou non, 3-7 plus courts, de même forme ; massue allongée, oblongo-ovale. — Prothorax en général moins conexe, plus court, — Elytres moins globuleuses chez la plupart, souvent prolongées et déhiscentes ou non en arrière. — Tarses plus étroits. — Les deux 1°" segments abdominaux très-souvent confondus ensemble ou n’offrant que des vestiges de séparation.
De ces caractères distinctifs, les seuls essentiels portent sur les an-
tennes; tous les autres souffrent des exceptions ou se retrouventschez
quelques Pacavrayncuus. La forme générale est moins constante que chez ces derniers, par suite des modifications qu'éprouvent le prothorax et les élytres; il y a des espèces très-ventrues (par ex, énflatus, conicus), tandis que d’autres sont assez sveltes; quelquefois même (derasus) les élytres sont plus étroites que le prothorax. Ces insectes ont en général cette dernière partie du corps couverte de tubercules arrondis, et les élytrés plus ou moins rugueuses ou comme ridées transversalement; le plus grand nombre sont privés de ce dessin élégant signalé plus haut chez les PacayrayNGaus. Ils paraissent jusqu'ici propres aux iles Philippines (1).
(preliosus var. ?), gemmans, globulipennis, ardens (globulipennis var. ?) mandarinus (chorolineatus? W.), circuliferus, albogutlatus; ces deux dernières espèces sont probablement établies, comme le pense Erichson (Archiv, 1842, Ïl, p. 242), sur des exemplaires déflorés du fimbriatus. — Schœuherr n’a connu aucun de ces insectes et s’est borné (Cureul. VITE, 2, p. 382) à reproduire leurs diagnoses.
Les espèces suivantes existent en outre dans les auteurs : P. biplagiatus, Guérin-Méney. Revue zool. 1841, p. 216; îles Salomon, — Sfanteyanus, A. White in Macgillivray’s Exped. of the Rattlesnake, Append.; ile Pariwara (Nouxelle-Guinée). — chrysomelas, Montrouz. Faun. de l'ile WooaIanse p. 46. — Fahrœi (gemmans Chevr.), Waltoni, Schœnh. Curc. VII, 2, p. 388, 392; Philippines. — australasiæ, Bohem. Voy. d. l’Eugénie; Entom. p. 119; Sidney.
Les P. Mac-Gillivrayi et aspersus, de la Nouvelle-Calédonie, décrits par M. Montrouzier (Ann. d. 1. Soc. entom, 1860, p. 876), paraissent étrangers au genre.
(1) Schœænherr en mentionne dix esp. : À. énflatus, profanus, impius, Curcul. V, p. 824; conicus, subfasciatus, profanus, Erichsonii, immeritus, derasus, nan is, NII, 2, p. 393. — Le Curc. œneus de Fabricius, qu’il rapporte
TRIBU III. L OTIORHYNCHIDES.
Antennes coudées; scape dépassant les yeux en arrière; funicule de sept, très-rarement de six articles; massue de structure normale. — Serobes rostrales de forme variable, mais jamais à la fois linéaires et dirigées inférieurement.
Les Phyllobiides, Cyclomides et Otiorhynchides de Schœnherr composent cette tribu, abstraction faite, comme pour les Brachydérides, de ceux de leurs genres qui ont les mâchoires découvertes ou le prothorax muni de lobes oculaires.
Elle ne diffère essentiellement de la précédente que par la forme des scrobes rostrales qui varient considérablement, mais ne constituent jamais des sillons réguliers se portant en bas sous le rostre. Tout au plus; dans des cas rares (par ex. TyLoperes, AGrapaus, Nasrus), leur bord inférieur affecte cette direction, mais alors elles sont très-évasées en arrière, et leur bord supérieur est rectiligne. Sous d’autres rapports, ces insectes sont plus homogènes que les Brachydérides. Ainsi, parmi les nombreux genres qui suivent, il n’en est qu’un seul (BracuystyLus) chez lequel le scape des antennes ne dépasse pas les yeux en arrière, et un ou deux seulement qui aient le prothorax échancré sur son bord antéro-inférieur. Quant au nom d’Otiorhynchides qui semble impliquer que les ptérygies rostrales sont saillantes en dehors, cela n’est vrai que pour une partie des genres.
On connaît deux larves de cette tribu appartenant toutes deux au genre OriorayNCaus (1). Elles sont médiocrement allongées, charnues, faiblement mamelonnées sur les côtés, hérissées de poils courts et complètement privées de pattes. La première vit aux dépens des racines de diverses plantes (saxifraga, sedum, trollius); la seconde ronge celle des pins sur lesquels se trouve ordinairement l’insecie parfait. Leurs nymphes ne sont pas renfermées dans une coque et ne présentent rien de particulier.
au genre, semble plutôt être un Pacuyruyneuus ; il est d’Amboire et de la Nouvelle-Gninée., — Aj.: À. Erichsonii, Chevrol. Rev. zool. 1841, p. 226. — Schœnherri, Hopei, cœruleonotatus, ruficollis, quadrulifer, subquadrulifer, melallicus, lœvicollis, elegans, bifasciatus, geniculatus, picipennis, gibbirostris (Brichsonii Ghevr.), subfasciatus (Erichsonii var.?), subcuneiformis, ru= fescens; Waterh. Ano. and Mag. of nat. Hist. IX, p. 302; geniculatus, rufipes, Germuri, Chevrolalii, aculipennis, concinnus, bispinosus, adspersus, pulverulentus, ibid. XI, p. 248. :
(1) O. sulcatus, Bouché, Naturg. d. Insekt. p. 201, pl. 10, f. 15-21; mauvaises figures; Westw. an Introd, etc. I, p. 344, £. 41 (9-11) et in Gardener’s Magaz. no 85, — alter, Raizeb. Die Forstinsekt. J, p. 110, pl. 4, f. 8.
| sat L. ET -
CÉLEUTHÉTIDES. 145
Ces insectes sont moins nombreux que les Brachydérides et se laissent, comme ces derniers, diviser assez naturellement en groupes secondaires d’après la structure des corbeilles de leurs jambes postérieures, la longueur relative des segments intermédiaires de l’abdomen, les crochets des tarses libres ou non, etc. Mais les vibrisses du prothorax, qui jouent un grand rôle dans l’arrangement systématique des Brachydérides, n’existent ici que dans un seul genre (HypHanTus), et le rostre ne conduit à rien de satisfaisant pour l’établissement des groupes en question. Ces derniers sont au nombre de neuf :
I. Corbeilles des jambes postérieures caverneuses. a Crochets des tarses libres,
Elytres ne débordant pas le prothorax. 1. CÉLEUTHÉTIDES. — débordant — 8. Eusrycipes.
aa Croshets des tarses soudés, Eiytres ne débordant pas le prothorax. 3, Oosowines. — débordant le prothorax ou isolément saillantes à leur base. 4. Erisomines.
Il. Corbeilles des jambes postérieures ouvertes. b Métasternum très-court; saillie intercoxale large, parallèle, € Crochets des tarses soudés.
Massue antennaire ovale, rarement oblongo- | ovale, 5. PénirÉLipes.
Massue antennaire grêle, allongé e, 7. LaranocéRIDES. ec Crochets des tarses libres.
Antennes plus ou moins longues et grêles. 2. OTMIORAYNCHIDES vrars. — au plus médiocres, robustes chez d la plupart. 6. TracHYPULÉIDES.
bb Métasternum allongé; saillie intercoxale relativement étroite, le plus souvent ogivale 9. PayrroBpes.
GROUPE I. Céleuthétides.
Antennes en général très-longues, au plus médiocrement robustes; leur massue le plus souvent allongée. — Eousson nul (ELYTRURUS excepté). — Elytres pas plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules arrondies ou rectangulaires. — Corbeilles des jambes postérieures caverneuses; crochets des tarses libres, — 2° segment abdominal très-graud, séparé du 14 par une suture anguleuse, souvent en partie effacée; saillie intercoxale très-large, tronquée en avant. — Corps aptère.
Ce groupe est celui dont j'ai dit plus haut qu'il est très-voisin des Pachyrhynchides. Mais ses analogies ne se bornent pas là; il repré-
Colécptéres. Tome VI. 10
+ Br
sente également, dans les archipels indiens, l'Australie et la Polynésie, auxquels il est exclusivement propre, les Otiorhynchides vrais qui, suivent. Ses espèces sont très-distinctes de ceux-ci par les corbeilles de leurs jambes postérieures qui sont caverneuses et ne peuvent étre confondues qu'avec les Eustylides qui à ce caracfère, réunissent, comme elles, des crochets des tarses libres. Mais lés Eustylidés sont aisés à en distinguer par leurs élytres débordant le prothorax, leur saillie intercoxale beaucoup plus étroite et ogivale, enfin par les ailes dont la plupart d'entre eux sont pourvus. Les Oosomides et les Episomides ont aussi des corbeïlles caverneuses, mais les crochets de leurs tarses soudés, et les trois segments intermédiaires de leur abdomen qui sont égaux ou à peu près, rendent, en ce qui les concerne, la méprise impossible.
Ces insectes forment neuf genres qui me paraissent devoir être disposés dans l’ordre suivant :
I. Rostre plan en dessus, faiblement déclive à son extrémité. a Mésosternum presque aussi large que long : Sieytes. aa — étroit, rétréci en arrière et déclive.
d Scrobes rostrales régulières, ailongées.
Elytres non anguleuses sur les côtés : Zlytrurus: — anguleuses — Elytrogonus.
b& Serobes rostrales caverneuses : Celeuthetes. IL. Rostre terminé en dessus par une callosité, ou fortement déclive au bout. e Mésosternom carré, horizontal.
d Massue antennaire ovale; youx saillants, coniques : Trigonops. dd —— allongée; yeux peu saillants.
Elytres déprimées, subyerticales en arrière : Piezonotus. — convexes, oblongo-ovales : Sphærorhinus. ce Mésosternum étroit, rétréci en arrière et déclivo. Massue antennaire allongée : Coptorhynchus.
—— ovale : Pyrgops.
Genre inceriæ sedis : Psomeles.
SITEYTES., Scnoenu. Curcul., VIT, 1, p. 395.
Rostre plus long et un peu plus étroit que la tête, séparé du front par un sillon arqué, robuste, médiocrement élargi à son extrémité, anguleux, plan en dessus, légèrement concave et tronqué au bout; serobes latérales, profondes à leur base, graduellement élargies et évanescentes, atteignant les yeux. — Antennes submédianes, assez longues et assez robustes ; stape grossissant peu à peu, empiétant sur le prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, égaux, 3-7
é CÉLEUTRÊTIDES. 147
de même forme, courts; massue oblongo-ovale, articulée; son 1er article tubuleux à sa base, — Yeux assez grands, arrondis, um peu. convexes. — Prothorax aussi long que large, régulièrement convexe, rétréci en avant, un peu moins à sa baso, arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités, — Elytres amples, ovales, peu convexes, largement arrondies sur les côtés, atténuées à leur extrémité, pas plus larges que le prothorax et échancrées en are à leur base, — Pattes médiocres, robustes; cuisses très-fortement renflées au bout, pédonculées à leur base; jambes antérieures sinuées au côté interne dans leur moitié postérieure, et arquées au bout; toutes un peu dilatées à leur extrémité ; corbeïlles fortement caverneuses; tarses larges, spongieux en dessous, à 4° article médiocre, aïnsi que ses crochets; ceux-ci robustes. — Mésosternum horizontal, plan, aussi large que long. — Corps oblongo-ovale, saupoudré de petites écailles, aptère.
Schænherr à compris dans le-genre quatre espèces, dont trois origi= naires du Cap* (1), qui me sont inconnues. I y aura lieu de vérifier si elles sont réellement congénères de la quatrième ({ugubris), qui habite les iles Philippines, et sur laquelle j'ai rédigé la formule qui précède. Celle-ci est un assez grand insecte, d’un noir presque mat, ponctué sur le prothorax et couvert sur les élytres de rides transversales et rugueuses; les écailles peu abondantes dont il est revêtu varient du vert argenté au vert grisâtre. Le mäle se distingue de la femelle: par sa forme plus déprimée sur les élytres et l’aplanissement de son métasternum et de son abdomen. Cet insecte est assez rare dans les collections.
Ce genre tient de très-près aux Pachyrhynchides de la tribu précédente par la largeur de son mésosternum, et ses scrübes rostrales elles-mêmes ne sont pas très-différentes de celles des Arocynrus. Il rattache par conséquent la tribu actuelle aux Brachydérides,
ELYTRURUS.
(Borspuv.) Scnoznu. Curcul., VIL, 1, p. 238.
Rostre de la longueur de la tôte et presque aussi large, assez vobuste, graduellement élargi au bout où parallèle, robuste, anguleux, plan et finement caréné ou non en dessus; cette carène dilatée à son extrémité en une plaque triangulaire; scrobes latérales, profondes, presque roctilignes, évastes et superficielles en arrière, atteignant en général les yeux. — Antennes antérieures ou Subterminales, trèslongues, peu robustes; scape grossissant peu à pou, empiétant sur le prothorax; funicule à articles 4-2 allongés, celui-ci le plus long, 3-7
(1) S. albicinctus (albiceratus, par suite d’une faute d'impression), multicarinalus, cirricollis ; Schœnherr avait, dans Vorigine, compris les deux dernières Parmi les Ononuyncnus.
Ts À ne. .